vendredi 2 décembre 2016

vendredi 2 décembre - "new jazz musette"

Françoise consulte régulièrement le site officiel de Richard Galliano. Régulièrement, c'est-à-dire quasi quotidiennement. C'est ainsi que cette veille permanente lui a permis de m'alerter ce matin sur une information majuscule. Du moins pour nous...

Donc... en activant le lien ci-dessous, on ouvre la page d'accueil où apparait, après un court délai, le bouton "lire plus". Cliquez ! S'ouvre alors la page "Discographie" avec cette mention "Mon dernier album" et la photo de la pochette d'un disque intitulé "Richard Galliano / New Jazz Musette /  S. Luc, A. Ceccarelli, Ph. Aerts". En fait de disque il s'agit de deux cds... Dont je vous laisse le plaisir de  découvrir les titres par vous-même.

http://www.richardgalliano.com/

Sortie prévue début février. Le 10 d'après le site officiel de R. Galliano. Le 12 d'après Amazon, précommande d'ores et déjà possible.

Voilà ! C'est tout pour aujourd'hui...

mercredi 30 novembre 2016

mercredi 30 novembre - deborah de blasi : "des tas de tours"

... reçu, ce lundi 28 dans la matinée, l'album de Deborah de Blasi : "Des tas de tours". J'ai immédiatement pris plaisir à découvrir de disque et à en écouter les treize titres, disons les treize chansons. Le premier contact visuel avec "l'objet", la première écoute au fil des morceaux qui s'enchainent... c'est une évidence, je trouve cet ensemble très plaisant. Pas facile, mais simple. Ce qui, on le sait, n'est pas le plus simple à réaliser.



Reste maintenant à dépasser cette évidence et à essayer de comprendre pourquoi ce sentiment.  Non pas expliquer, considérations techniques ou objectives à l'appui, non, simplement essayer de "me" comprendre et ce faisant de repérer quelques caractéristiques de cet album qui me touchent. D'abord, je note la couverture et l'emboitage : très simples, très épurés. Un portrait de profil, un microphone, un titre plutôt énigmatique et, du coup, poétique. En tout cas, propice aux évocations. Un ensemble en noir et blanc. Juste une tache de couleur : une rose. Et puis, à l'intérieur, un texte suggestif plus qu'explicatif, en tout cas qui ouvre des horizons de sens. Un livret, lui aussi de facture poétique. Enigmatique à son tour. Le sens n'est pas donné d'emblée ; il est à construire au fil des écoutes et des lectures des commentaires du livret. Mais encore, au plan graphique et photographique, une clarté qui me plait.

Quant au texte chanté, j'ai beaucoup apprécié et les paroles et la diction de Deborah ; son phrasé évidemment aussi. Tous éléments qui la situent comme une authentique chanteuse de jazz.  Je ne saurais argumenter plus avant mon jugement, mais je sens bien qu'elle s'inscrit dans une tradition de chanteuses de jazz. Avec  cette fausse impression qu'elle donne - image et voix - qu'on a affaire à une femme-enfant... Erreur fatale ! Fausse enfant, vraie femme, capable de faire des confidences et de garder cependant son mystère, de se dévoiler et de rester masquée... Une voix que, selon les écoutes, je perçois comme un langage porteur de sens ou comme un instrument parmi ceux qu'elle a rassemblés autour d'elle pour l'accompagner.

A propos... Une formation de haut vol : F. Viale, accordéon ; A. Ceccarelli, batterie ; D. Imbert, contrebasse ; plus F. Arnaud, violon, sur le titre 12 et G. Hartmann aux chœurs en 13. Excusez du peu ! Qu'ils soient au premier plan ou au second, quelle présence ! Quelle créativité et quelle écoute réciproque. On sent que cet opus résulte d'une coopération profondément amicale. On imagine entre les membres de cette équipe des discussions et des tâtonnements pleins d'exigences. Au delà de la simple maitrise technique et du métier.

Bref ! Je n'ai pas fini de découvrir cet album et la voix sucrée-salée de Deborah.

ps1 : je n'ai pas noté dans ma description de "l'objet" la citation d'un texte de quelques lignes de Boris Vian. Extraites de '"En avant la zizique".  C'est un manque à rectifier tant par les paroles et parfois par le phrasé Deborah fait penser à celui-ci. Une filiation qui dit assez l'esprit et la qualité de cet album.

ps2 : étant donné mon goût particulier pour l'accordéon, mention particulière pour la prestation de Frédéric Viale qui sait se qu'accompagner veut dire...

ps3 : pour en savoir plus sur Deborah de Blasi...

http://www.deborahdeblasi.com/

lundi 28 novembre 2016

lundi 28 novembre - regards croisés sur le lorenzo naccarato trio

Il y a quelques jours, j'ai dit notre enthousiasme pour la musique du Lorenzo Naccarato Trio, que nous connaissions par son cd 5 titres et que nous avons eu le plaisir d'écouter en direct live à Oloron dans le cadre de la route des vins de Jurançon. Oloron où le trio, suite à plusieurs prestations fort réussies, est toujours accueilli avec sympathie ; où, si l'on peut dire, il joue dans son jardin. Ce qui n'est pas sans effet sur ses prestations, pleines de confiance et d'enthousiasme communicatif

A la suite de ce concert, pour prendre date de cet événement et en fixer quelque peu mes impressions, j'avais fait un article de facture synthétique.

http://autrebistrotaccordion.blogspot.fr/2016/11/jeudi-24-novembre-connaissez-vous-le.html

Depuis, et sans avoir lu cet article, Françoise peaufinait un texte de facture disons analytique et, de plus, illustré de quelques photos prises avec son smartphone. Et voilà qu'hier soir elle a publié le dit texte.

http://francoise-rebinguet.blogspot.fr/2016/11/trio-naccarato-oloron-magique.html

Tout est dit et bien dit tant en ce qui concerne les informations significatives que le style, les phrases qui en rendent compte... En tout cas, c'est une bien belle évocation de ce concert du vendredi 18 de ce mois.

dimanche 27 novembre 2016

dimanche 27 novembre - "schrift"/"objets trouvés"

Il y a quelques jours, de manière quelque peu fortuite, j'ai pris connaissance de deux disques que j'ai découverts avec grand intérêt et beaucoup de plaisir. Il s'agit de "Schrift" de Fanny Vicens, qui m'a directement et fort amicalement prévenu de la sortie récente de son cd. Et d'autre part de Viviane Chassot, dont l'album, "Objets trouvés", en duo avec Martin Mallaun à la cithare m'a été signalé par le responsable du rayon des disques au Parvis de l'hyper Leclerc à Pau. Comme je connaissais déjà le style et le jeu de Fanny Vicens, forcément, je lui ai commandé tout de suite son album. Comme je ne connaissais ni le style, ni le jeu, ni le répertoire de Viviane Chassot, forcément, j'ai tout de suite acheté son dernier opus, sans même l'écouter.

Je dois dire que la découverte de ces deux disques, découverte toujours en cours à l'heure actuelle, est un grand plaisir. Ces deux albums en effet sont à bien des égards différents quant à leurs programmes, mais comparables aussi quant à leur intention. Du moins me semble-t-il.

- Au programme de Fanny Vicens, on trouve en effet sept compositeurs contemporains : M Pintscher, K. Harada, D. Kourliandski, S. Gervasoni, J. Tejera, B. Lang, F. Bedrossian. Des œuvres créées entre 1968 et 2014, disons au cours des cinquante dernières années.
- Au programme de Viviane Chassot et de son collègue de duo, M. Mallaun à la cithare, on trouve G. Ligeti, J. Dowland, F. Couperin, J. Cage, A. Piazzolla.  Des œuvres créées sur un laps de temps de 400 ans, entre J. Rowland et Ligeti.

Des programmes fort différents donc, mais une même passion d'explorer des terres encore à découvrir pour les partager avec nous. Risques du solo et des œuvres interprétées, d'une part ; risques liés à l'étrangeté du duo : accordéon-cithare, d'autre part, et à l'éclectisme des morceaux choisis. Une passion de la prise de risques. Un répertoire exigeant. Une musique difficile qui est un véritable parcours d'apprentissage. Dans l'un et l'autre cas, une proposition enthousiasmante !

Et puis, voilà qu'en parcourant Amazon pour connaitre quelle est la discographie de V. Chassot, je découvre un album intitulé "New Horizons" et, dans la liste des titres, une pièce :"Schrift 3, un titre qui "me dit quelque chose"... Un titre qui en effet est précisément le titre 13, composé par B. Lang en 1997, du disque de Fanny. Evidemment, ce rapprochement ne doit rien au hasard.



jeudi 24 novembre 2016

jeudi 24 novembre - duo chassot/mallaun : "objets trouvés"

Mardi après-midi. On vient de vider le caddy dans la voiture. On parcourt les rayons de cds. Le responsable des disques nous rejoint. "Je sais que vous vous intéressez à l'accordéon. Je viens de recevoir un album. C'est de l'accordéon classique. Je ne l'ai pas écouté. Je l'ai mis de côté. Je voulais vous le montrer à la première occasion".

- "Objets trouvés, Works for Accordion and Zither by Ligeti, Dowland, Couperin, Cage and Piazzolla", 2016 Genuin classics, Leipzig Germany.

Il ajoute : "Vous voulez l'écouter ?"
- "C'est inutile. Je vous fais confiance".

C'est ainsi qu'une demi-heure plus tard, on écoutait le duo Viviane Chassot, accordion/Martin Mallaun, zither, interprétant des pièces de Ligeti - "Musica ricercata, VIII-I" - en ouverture ; de J. Dowland, de Couperin, de J. Cage, d'A. Piazzolla et encore de Ligeti en clôture -"Musica ricercata VII-IV-III". On voit l'éclectisme !

Ce fut une belle surprise, tant en ce qui concerne le phrasé et le son pur et précis de l'accordéon Bugari Omnia 2014 de V. Chassot qu'en ce qui concerne les arrangements de plusieurs titres par le duo lui-même. Le document YouTube, ci-dessous, me parait intéressant pour se faire une idée juste du style de ces deux musiciens.   

https://www.youtube.com/watch?v=NEXvgIj2cVY

Du coup, je suis allé voir du côté de chez Amazon ce qu'il en était du travail de V. Chassot et j'ai trouvé des choses bien intéressantes. Par exemple, des transcriptions de sonates pour piano de Haydn ou encore d'œuvres pour clavecin de Rameau. Mais aussi un album d'œuvres contemporaines intitulé "New Horizons".

Et, hier après-midi, j'ai commandé par le Parvis le cd de Rameau et celui de compositions contemporaines. Tout en remerciant le responsable du rayon de cds pour son conseil bien avisé.

mercredi 23 novembre - connaissez-vous le lorenzo naccarato trio ?

Il y a plusieurs semaines, un message amical sur le Facebook de Françoise avait attiré notre attention sur l'annonce d'un concert du Lorenzo Naccarato Trio à Oloron le vendredi 18. On avait un peu hésité à réserver nos places pour deux raisons : d'une part, le fait que les 40 kilomètres entre Pau et Oloron
de nuit, ça ne nous réjouit pas, surtout le retour, d'autre part, la composition du trio - piano, contrebasse, batterie - sans accordéon. Par contre, le message reçu émane d'une amie plus que fiable et cela finalement emporte notre décision. D'autant plus que le dit concert s'inscrit dans un festival fort sympathique intitulé "La route des vins de Jurançon", un festival dont chaque concert se termine par une dégustation.

Eh bien, je vous le dis : ce fut un concert magnifique. La fluidité et la rigueur du piano de Lorenzo, la présence d'Adrien Rodriguez à la contrebasse, les fulgurances de Benjamin Naud à la batterie, ou encore la présence de Benjamin et les fulgurances d'Adrien. Et l'attention qu'ils se portent réciproquement, la cohésion des trois musiciens entre eux. Sans compter la créativité de Lorenzo qui compose les morceaux du groupe... et la sympathie que suscite leur prestation. En tout cas, une unité impressionnante. Une sorte de joie de vivre manifeste tout au cours du concert et, après, en discutant à bâtons rompus tout en dégustant de merveilleux Jurançon, dont la couleur entre or et bronze éclaire la nuit. De plus, ils sont toulousains d'origine et une photo à l'intérieur de la pochette les situe sautant sur le pont neuf... Encore une autre raison de les trouver sympathiques.

Bref ! Une belle découverte. En attendant leur prochain album. Et pour l'heure ce document YouTube tout à fait significatif de leur style.

https://www.youtube.com/watch?v=TWCTVJX6fpA

dimanche 20 novembre 2016

dimanche 20 novembre - quelques autres mots à propos de l'interprétation de "schrift" par fanny vicens

Après plusieurs écoutes de "Schrift" sous forme d'écoutes ciblées sur telle ou telle pièce, puis, après un temps, sur telle autre, et ainsi de suite... je puis dire, à proprement parler, que le son prend corps. Je veux dire par là que ma perception des sons créés par Fanny, sons que je reconnais de mieux en mieux, se double, au plan de mon imagination, d'une attention de plus en plus prégnante à la dimension physique de son interprétation. En un sens, cette attention se polarise de plus en plus sur ce que l'on pourrait appeler la performance de l'interprète. Ou encore, en d'autres termes, on pourrait parler de l'interprétation comme chorégraphie. Chorégraphie que l'on perçoit, par exemple, dans le cas d'un concert ou d'un document vidéo et que l'on imagine dans le cas de l'écoute d'un disque ou d'un enregistrement audio.

Comme j'en étais à ces réflexions, à ce moment de mon écoute, je suis revenu vers le texte de présentation dont j'ai déjà dit la qualité remarquable et j'ai trouvé des éléments susceptibles de me conforter dans mon approche chorégraphique, que je viens d'esquisser ci-dessus. Je cite :

- ... "Fanny Vicens rend toute la structure granuleuse des sculptures par son jeu physique et engagé..." (à propos de "Figura III"),
- "Ici, les gestes énergétiques, extrêmement virtuoses, sculptent le corps même de l'instrumentiste.  L'exigence physique de l'œuvre fait imaginer les gestes précis, violents, dignes des arts martiaux..." (à propos de "Bone+").
- "L'infinie richesse contrapuntique, telle un kaléidoscope, qui tient parfois de la gageure pour les deux mains de l'accordéoniste, façonne une sonorité pointilliste, mouvante qu'on percevra différemment à chaque écoute" (à propos de la pièce intitulée "Schrift").
- "Nous sommes incapables de voir le son. Pourtant, nous pouvons voir le créateur des sons - i.e. l'interprète - au moment précis où il transforme ceux-ci en musique. Cela nous permet de percevoir, je crois, une présence plus forte que l'action qui consisterait à "voir" le son". (Keiko Harada, à propos de "Bone+").
- "Le propos est aussi scénique : l'accordéoniste lutte et tremble littéralement pour interpréter cette pièce hautement physique" (J.-E. Sotty à propos de "Tremble" de J. Tejera).

Voilà ! Ces quelques éléments, tirés du livret de présentation, me paraissent illustrer assez bien ce que, plus haut, j'ai appelé la chorégraphie de l'interprète. A approfondir !