lundi 19 novembre 2018

lundi 19 novembre - "debussy... et le jazz" : présentation des invités

A propos de "Debussy... et le jazz".

Présentation de l'album. Environ 4 minutes. Peirani, de 2:35 à 3:15. Un document significatif de l'album.

https://www.youtube.com/watch?v=1A9HGSD3a24

Chemin faisant, en continuant à m'informer sur le quatuor Debussy et, en particulier sur ses invités, j'ai trouvé "ça" qui m'a paru plein d'intérêt :

https://www.quatuordebussy.com/evenement/_debussy-on-jazz/

dimanche 18 novembre 2018

dimanche 18 novembre - "debussy... et le jazz"

C'était il y a quelques jours, le 6 de ce mois je crois.

Un message amical attire mon attention sur la présence de Vincent Peirani sur un disque qui vient de sortir :"Debussy... et le jazz / Preludes for a quartet", Harmonia Mundi Musique, 2018. Durée 66;28.
Forcément, on le commande illico au Parvis. Heureuse surprise ! Il est disponible en fin de semaine.

En fait, il est composé de dix titres et Vincent Peirani intervient sur le premier. On pourrait penser que c'est peu. En fait, c'est une chance : c'est en effet l'occasion de découvrir Debussy, ses Préludes, que nous connaissons mal, et d'autres jazzmen que Vincent. Le programme de l'album se présente grosso modo de la manière suivante : dix morceaux interprétés par le quatuor Debussy soit solo, si je puis dire - violon, violon, alto, violoncelle - soit accompagné par un jazzman : piano ou accordéon ou vibraphone ou piano ou contrebasse.  Les cinq invités sont J. Terrasson, piano, V. Peirani, accordéon, F. Tortiller, vibraphone, J.-Ph.  Collard-Neven, piano, J.-L. Rassinfosse, contrebasse.

Notons, ce qui me parait bien significatif du projet de cet album, que la couverture porte les mentions suivantes : "Quatuor Debussy", "Preludes for a quartet" et que la description des titres mentionne "String quartet". On peut comprendre que ces variations traduisent bien le statut de cet album à l'intersection entre formation classique et formation de jazz. Très intéressant ! D'autant plus intéressant que la réalisation de cette création est une vraie réussite : de fortes personnalités, une vraie homogénéité. Avec un élément du programme lui-même fort intéressant : le titre 1 est joué par V. Peirani avec le quartet à partir de "La fille aux cheveux de lin". Le dernier titre, le 10, est aussi tiré du même prélude ; c'est une transcription par le quatuor Debussy, string quartet. La boucle est bouclée. On revient in fine au point de départ... mais alors on a parcouru l'ensemble des titres et, du coup, l'ensemble prend un sens plus complexe. Et ainsi de suite si l'on se laisse charmer en boucle par l'écoute de ces pièces.

Bien sûr, je n'en suis qu'à la phase de découverte et déjà mes impressions me submergent quelque peu. Je ne cherche pas à les analyser au risque de réduire ce moment d'exploration. Je retiens cependant trois axes pour une première mise en ordre de celles-ci :

1.- Un bel objet culturel
2.- Quelques jazzmen s'approprient quelques préludes de Debussy
3.- Vous avez dit "atmosphère" ?


1.- Un bel objet culturel

 
La photographie ci-dessus me parait bien de nature à montrer ce que j'appelle un bel objet culturel. Pas seulement musical. Emboitage impeccable, graphisme, choix des couleurs, livret informatif, finition en mode artisanat d'art... etc. Un objet pour l'œil, pour le toucher... Et, forcément, pour l'écoute. Un objet pour satisfaire plusieurs sens. L'intelligence du propos en prime.
 
2.- Quelques jazzmen s'approprient quelques préludes de Debussy...
 
C'est en effet d'un vrai travail d'appropriation qu'il s'agit. Chaque morceau, si j'ose dire, c'est bien du Debussy, mais c'est aussi c'est bien du Peirani, du Terrasson, et ainsi de suite. Un vrai travail de traduction au terme duquel, c'est évident on connait mieux Debussy... et ses interprètes...
 
3. -Vous avez dit "atmosphère"?
 
Ce qui m'a frappé à l'écoute de cet album, c'est l'unité, l'homogénéité dans la diversité, le jeu des  différences. Caractéristiques signalées dans le livret dont je m'inspire ici, tant il me parait bien pointer l'essentiel du climat ou si l'on veut de l'atmosphère commune à toutes les pièces du puzzle. Caractéristiques aux quelles, chemin faisant, je me permets d'ajouter celles que mes impressions me suggèrent. Je retiens donc l'image, fort juste selon moi, à propos de V. Peirani, du funambule. Qui se joue des déséquilibres. Bonne image du comportement des jazzmen entre tâtonnements et ligne claire. Le livret propose d'autres images auxquelles j'adhère : luminescence diaphane, par exemple. J'y ajoute pour ma part clair-obscur, demi-teinte, aquarelle, au sens d'image évanescente faite de couches multiples retravaillées et superposées. Un monde de sérénité, de calme, de méditation. Quelque chose de translucide.
 
Une tonalité spécifique qui permet en quelques mesures d'identifier les pièces de cet album. Debussy au delà de Debussy, c'est encore du Debussy ; c'est déjà du jazz.
 
Et enfin, pour terminer, cette phrase du livret à propos de Vincent Peirani : Je cite : "L'accordéon de Vincent Peirani irradie une vague nitescence indolente, baignant "La fille aux cheveux de lin" de contre-jours translucides..."
 
Vous avez dit :"nitescence" ? Pour ma part, j'ai découvert ce mot et cela m'enchante. Pour qui l'ignorerait, "nitescence" est synonyme de "lueur, clarté, rayonnement".  
 
- p.-s. Pour l'heure, je suis incapable de faire quelque différence de goût entre les différents morceaux. Peut-être, outre le titre 1 joué par Vincent Peirani, que le 7 serait mon préféré : " Danza del vino" d'après "La Puerta del vino" (Livre II/3), String quartet and vibraphone (F. Tortiller).
 
 
 
 
 

dimanche 11 novembre 2018

dimanche 11 novembre - vous avez dit "subliminal" ?

Le dernier opus du SpiriTango Quartet a pour titre :"TrANsGressiOns". Un texte clairement subliminal, qui joue comme un message destiné en même temps à notre conscient et à notre inconscient. Qui joue pour ce faire sur des variations typographiques.

Du coup, tout en lisant ce titre, je me dis in petto : "A quand un prochain opus intitulé "Transgressions / TRANSgrESsions" ?

Un album fidèle à l'esprit du tango de Piazzolla : Piazzolla, encore et toujours, après Piazzolla...

vendredi 9 novembre 2018

vendredi 9 novembre - chemin faisant, un mot à propos de "soledad plays soledad"...

Soledad ! Je me rappelle. C'était à la fin d'un article, en date de ce mardi 6, consacré au dernier opus de SpiriTango. Je disais, chemin faisant, mon admiration pour un quintet d'origine belge : Soledad ! . C'est qu'en effet, me semble-t-il, il ya maintes analogies et ressemblances, tant quant au projet que quant au style, entre les deux formations. Permanence et changements. Même et autre. Respect de la tradition initiée par Astor Piazzolla et prise de risques en s'aventurant sur des chemins encore inexplorés.

Bref ! Je retrouve à l'instant un article remarquable sur Soledad qui accompagne sept minutes on ne peut plus significatives de l'identité du quintet. 

http://jazzaroundmag.com/?p=4430

mercredi 7 novembre 2018

mercredi 7 novembre : tout en écoutant "TrANGressiOns"...

Tout en écoutant avec plaisir pour la énième fois "TrANsGressiOns", je laisse mes pensées aller leur train, tout en parcourant avec intérêt le fascicule joint. Avec des informations lumineuses d'intelligence sur le projet du quartet, sur les compositeurs, sur chaque titre, etc... etc... En tout cas des informations très éclairantes.

Et voilà que mes pensées vagabondes me font remarquer le fait suivant : le premier disque du quatuor est entièrement placé sous l'égide de Piazzolla. Tous les morceaux. Alors que le dernier, qui nous occupe, n'en comporte que deux, les deux derniers. Un parcours de Piazzolla à Piazzolla : un parcours d'émancipation. Après le travail considérable effectué sur le style et l'esprit du génie argentin, le quatuor se sent capable de donner sa propre lecture de ses œuvres.

Cette idée d'émancipation de longue date, en tout cas de cd en cd, me semble corroborée par les remarques suivantes : d'abord, le fascicule note que Piazzolla fut toute sa vie un transgresseur. C'est donc lui faire hommage fidèle que de transgresser ses propres créations. C'est ainsi que "Romance del Diablo" est présentée ici - en exclusivité - en version quartet. De même, le pivot central de l'album est bien défini comme étant "Opale concerto" de Richard Galliano. Avec ce commentaire :"l'Opale concerto" pour accordéon et orchestre, composé par Richard Galliano, [est] arrangé par le SpiriTango Quartet pour une performance orchestrale de chambre - une grande première". Comment mieux dire ce travail d'émancipation du quartet ? Exclusivité, grande première... Comment être plus clair ?

Si on y ajoute cette transgression qui consiste à remplacer le bandonéon emblématique du tango par l'accordéon, et si l'on y ajoute la volonté délibérée de faire appel à des compositrices pour créer des compositions originales et contemporaines dans ce monde de machos, on a saisi quelques lignes de force de l'album. Quelques unes, mais pas toutes. C'est pourquoi je dirais volontiers de ce disque qu'il est à tiroirs... On est loin d'en avoir fait le tour !

mardi 6 novembre 2018

mardi 6 novembre - à propos du dernier opus de SpiriTango : "TrANsGressiOns...

Ainsi donc, le titre du dernier opus de SpiriTango est bien "TrANGressiOns". Et non, tout simplement, "Transgressions". Il faut comprendre que le tango proposé par SpiriTango implique une certaine forme de transgression ; ou encore qu'il n'y a tango qui vaille sans transgression.

On se rappelle alors que la transgression est de la même famille que la désobéissance, l'infraction, la violation des règles. Tout le contraire de l'obéissance, du respect, de la régression, de la conformité à la loi.

C'est bien de cela qu'il s'agit quand on observe le parcours du quartet : un premier disque qui se place entièrement dans le cadre donné par la musique d'Astor Piazzolla, qui s'inscrit dans son esprit du tango :"Rage" ; puis "Chin Chin" placé encore sous le signe de Piazzolla, sous le signe de titres classiques de celui-ci ; mais aussi avec des commandes à des compositeurs contemporains , jusqu'à ce dernier album où le quartet affirme son autonomie. Seules œuvres de Piazzolla, les deux derniers morceaux, à savoir "Romance del Diablo" et "Camorra III". Et à côté de ceux-ci, "Opale concerto" de Richard Galliano ou d'autres compositions commandées à des compositeurs contemporains. Une évolution contrôlée ; une ouverture inscrite dans la logique du projet de cette formation. Une œuvre qui s'inscrit dans une certaine tradition du tango en lui insufflant un sang nouveau. On pense aux arrangements. Mais aussi, par exemple, à l'invitation à une percussionniste sur quelques titres.

Un parcours qui suscite mon admiration. La même que j'éprouve en écoutant les œuvres du quintet Soledad. Un quintet qui me parait construire son projet avec méthode et obstination, comme le fait SpiriTango. Il faudrait écouter les deux formations en parcours croisés ; on y percevrait, je pense, maintes analogies. Par exemple, la présence de Frédéric Devreese comme compositeurs avec les deux formations ne doit rien au hasard, mais manifeste clairement qu'on a affaire à des artistes de la même famille : qui ont des projets semblables. Et qui les réalisent avec une égale maitrise.  

dimanche 4 novembre 2018

lundi 5 novembre - alerte agenda ! le dernier opus de spiriTango...

Le dernier opus de SpiriTango est dans les bacs. C'est une bonne nouvelle ! C'est en effet une formation que nous suivons depuis le début des années 2010 et que nous admirons de plus en plus au cours du temps.

SpiriTango est un quartet : accordéon, contrebasse, violon, piano. Une formation remarquable par son unité et sa permanence. Son énergie et sa créativité. Un collectif formé par quatre jeunes solistes, virtuoses chacun dans sa spécialité. Avec aussi une carrière individuelle.

- Repères discographiques :

Un premier disque en 2012 : "Rage". Un album  consacré exclusivement à Piazzolla.
Un deuxième en 2015 : "Chin Chin". Piazzolla encore, mais, sur les dix titres, six sont consacrés à Piazzolla, quatre le sont à des compositeurs contemporains.
Un troisième, celui-ci :"TrAnsGression, en 2018. Piazzolla encore, pour deux œuvres sur quatorze, mais aussi des œuvres originales commandées à des compositeurs contemporains, ou encore une version propre au quartet d'"Opale concerto" de Richard Galliano. Une évolution de longue date mûrement pensée ; un projet fort. Une belle signature. A cette évolution dans le choix des compositions, il faut ajouter, pour cet album, une invitée : la percussionniste Vassilena Serafimova. Spécificité, continuité et ouverture donc.

Bien sûr, j'y reviendrai après un temps suffisant d'écoute. Une écoute dont j'attends le meilleur, sans crainte d'être déçu. Mais en attendant, un lien pour faire plus ample connaissance.

https://www.youtube.com/watch?v=1Pkd9HRgb8c