dimanche 23 juillet 2017

vendredi 21 juillet - vincent peirani et michel portal en concert à tarnos le vendredi 21 juillet

Françoise, à son habitude, avait noté de longue date l'information suivante :

- Salle Maurice Thorez, à Tarnos, le vendredi 21 juillet à 20h30, la mission culturelle présente Michel Portal et Vincent Peirani. Placement libre, assis.   Comment ne pas répondre à une telle annonce alors même que Tarnos n'est qu'à une vingtaine de kilomètres d'Hossegor et que Charlotte et Camille se font une joie de retrouver une fois encore ces deux artistes que nous admirons tant individuellement qu'en duo... C'est ainsi que munis de nos quatre billets et aidés par notre gps dans les embouteillages provoqués par la double noria d'estivants - du sud vers le nord et du nord vers le sud - nous sommes arrivés devant la salle Maurice Thorez par l'avenue Lénine vers 19h30. Moyennant quoi, malgré les deux premiers rangs destinés à des invités, nous avons pu nous installer au mieux. Etant donné la couleur politique des noms des rues, j'imagine ces invitations, au demeurant fort mal honorées, largement laissées vides,  destinées au apparatchiks de la ville.  S'il en reste !

Que dire de ce concert ? Conforme à nos attentes, conforme à nos souvenirs puisque par chance nous avons déjà pu voir et entendre ce duo magnifique en direct live. A la fois le même concert tel que nous l'avions vécu et un concert tout autre tant est grande la place faite aux improvisations. Et puis, que dire du phrasé de l'un et de l'autre ? On en resterait presque incrédule si on les découvrait pour la première fois.

Mais, pour l'heure, j'ai sélectionné neuf photographies, neuf moments caractéristiques ; en tout cas, pour moi, chargés de signification.

20h55

Alors que Vincent introduit le concert, Michel Portal semble, un doigt sur la bouche, s'imprégner de sa musique avant de le rejoindre. Je lis cette image, cette posture de Michel Portal, comme un moment quasi méditatif, disons même d'empathie. Une manière de s'accorder avec son collègue.


20h55

Vincent, c'est d'abord une présence, une manière de se situer d'emblée au centre du monde. avec cette impression que sa maitrise et sa créativité sont telles qu'ils peut tout se permettre et tout réussir.


20h57

20h57

Pendant que Michel Portal est au devant de la scène, Vincent Peirani à son tour, dans une posture comparable à celle de celui-ci l'écoutant,  écoute son collègue avec une attention extrême. Manière de s'accorder.


20h59

Parfois, l'attitude de Vincent évoque cette d'un poète inspiré. Il est ailleurs, dans son univers. Posture emblématique, le regard tourné vers quelque au-delà...


21h03

Photo énigmatique. Je ne sais pourquoi je pense à "La Belle et la Bête". Vincent, les cheveux fous.


21h17

Vincent a modifié sa coiffure pendant que Michel Portal jouait.  On voit bien ce changement dans les deux photos ci-dessous : de face et de profil !


21h28

22h02

Dernière photo que j'ai choisie, tout simplement parce que dans sa simplicité même elle m'aide à me remémorer ce concert.


Il faut maintenant compléter un peu les commentaires ci-dessus. Il faut en particulier insister sur l'humour des deux artistes. Une certaine manière de prendre contact avec le public et de se donner des respirations entre chaque morceau. Il faut aussi dire leur complicité parfois potache en tout cas facétieuse. Il faut absolument dire qu'il s'agit de deux musiciens hors normes i.e. capables de dominer leur sujet en toute décontraction apparente. Et de réaliser leurs intentions.

Enfin, avec l'aide de Françoise et Charlotte, j'ai essayé de reconstituer la liste des titres interprétés. Cette liste est incomplète, mais déjà elle donne une idée du programme :

- "Choral" de V. P.
- "B & H" de V. P.
- "Cuba si Cuba no" de M. P.
- "Blow Up" de M. P.
- "Face to Face" de M. P. en rappel
- "Trois temps pour Michel P... " de V. P.
- "Max mon amour" de M. P. en rappel
- Un morceau de musique inspiré à M. P. par la Colombie en rappel
- "Dancers in Love" de Duke Ellington en rappel

Comme on peut le noter, le concert s'est terminé sur quatre rappels, un bon indicateur du succès de ce moment musical et donc de la satisfaction du  public. Un public plein d'attentions et de "bonnes" attentes qui aboutissent en cours de rappels à deux longues standings ovations...

Et puis, voilà, on est rentrés enchantés. Retour à Hossegor vers 23 heures. On a mangé des tomates farcies, du fromage et des fruits. On a bu du vin puis de la tisane. Charlotte et Camille ont beaucoup aimé. Qu'est-ce-qu'on aurait pu espérer de plus ?  

mardi 18 juillet 2017

mardi 18 juillet - régis gizavo est mort

On a eu le privilège de voir et d'écouter Régis Gizavo à plusieurs reprises en concert. On l'a chaque fois admiré pour son énergie, ses rythmes et sa solidité. Droit, comme un arbre que l'on voulait croire indéracinable. On l'a admiré et pour ses qualités d'accordéonistes et pour ses engagements politiques. Un artiste militant ! Ancré dans sa culture malgache et ouvert aux influences des accordéons du monde.  Entre autres rencontres, dans les arènes de Nogaro ou comme fil  rouge des Nuits de nacre à Tulle. Inoubliables !

Mais, le temps n'est pas aux éloges funèbres. On est trop triste pour trouver les mots justes pour dire notre tristesse.

Il nous reste ses disques et notre mémoire.

lundi 17 juillet 2017

lundi 17 juillet - philippe de ezcurra trio :"zuretzat / for you"

Alors que l'on quittait l'église de Souraïde à l'issue du concert donné par le duo Binaka, un cd, parmi d'autres sur une table, attira notre attention.

- de Ezcurra Trio "Zuretzat / For You", enregistré et mixé les 16-17-19-20octobre 2015.

- Le trio : Philippe de Ezcurra, accordéon, Angel Unzu, guitare, Kike Arza, contrebasse.

- Un disque commenté en bilingue : basque / français, avec un ancrage prédominant dans la langue et le culture basque.

- Un album constitué de neuf compositions originales de Philippe de Ezcurra. ,

Après moult écoutes du dit album, je dois dire que je le trouve au plus au point attachant tant il est évident que Philippe a mis de lui-même, de son propre état d'esprit, pour ne pas dire de ses états d'âme dans chaque titre. De ces écoutes,  je retire d'une part un certain climat, une certaine couleur, disons un gris lumineux et d'autre part cette impression d'un ensemble construit sur une alternance de pièces intimistes, introspectives, méditatives, souvent nostalgiques et de pièces plus festives, dansantes, joyeuses. Pièces intimistes la 1, la 3, la 5 ; pièces extraverties, la 2, la 4 (fandango), la 6 (pasa kalle). Et puis avec les trois derniers titres, des pièces que je qualifierais d'émouvantes en ce qu'elles touchent notre sensibilité directement. Je pense au magnifique morceau intitulé "Irati", une œuvre  qu'on peut dire philosophique, en tout cas mélancolique et propice à la méditation. Je pense aussi au fort étrange titre 9, le plus long 6:07,  avec cette question : "Rêve ou réalité ?"

Et puis, enfin, alors que je ne parle pas la langue basque, je note en titre 1 : "Zuretzat- For You" et un titre 9 :"...zuretzat Patrick..." La boucle est bouclée. On comprend avec ce retour du même mot d'où vient ce sentiment d'unité et d'authenticité de cette création.

Sans oublier avant de clore cet article la présence et de la contrebasse et de la guitare, qui contribuent beaucoup à l'impression de méditation...   

jeudi 13 juillet 2017

jeudi 13 juillet - duo binaka, concert à l'église de souraïde, mercredi 12 à 20h30

Le duo Binaka, c'est Philippe de Ezcurra, accordéon, Marina Beheretche, violon. Il y a déjà plusieurs semaines, Philippe nous avait annoncé leur duo. Il y avait si longtemps que nous ne l'avions écouté en direct live, pas question de manquer cet événement alors que nous sommes actuellement à Hossegor, c'est-à-dire à trois quart d'heure du village de Souraïde, à quelques kilomètres au sud de Bayonne. De cette soirée, on attendait le meilleur,  monts et merveilles, si l'on peut dire. Eh bien, ce moment a dépassé nos espérances. Un lieu magique, un programme original, deux instrumentistes de grande maîtrise, au-delà de la simple virtuosité. La virtuosité en effet connote le plus souvent une dextérité formelle, un niveau de pure performance. Ici, on est dans un autre monde où la virtuosité est entièrement au service de la création d'émotions. Du coup, une soirée exceptionnelle... Avec, en prime, quelques mots pleins d'amitié échangés avec Philippe, avant le concert et après... pour lui dire notre admiration. Retour à Hossegor autour de vingt-trois heures, sur notre petit nuage.

Le programme suffit à donner une bonne idée de l'esprit du concert. Qu'on en juge !

-   Cinq titres tirés de "Diez melodias vascas" de Jésus Guridi
- "La Follia" d'Arcangelo Corelli
-  Six "Danses roumaines" de Béla Bartok
- "Fratres" d'Arvo Pärt
- "Danse macabre" de Camille Saint-Saëns
- "Pavane pour une infante défunte" de Maurice Ravel
- "Tango pour Claude" de Richard Galliano

Un programme en soi intéressant ; un programme que l'on peut dire à la fois classique par les œuvres choisies et très moderne par son interprétation avec des arrangements originaux. Mais aussi un programme qui nous convient particulièrement avec un choix d'œuvres que pour une part nous connaissons et que pour une part nous découvrons. Découverte : les pièces de J. Guridi, de Corelli, d'A. Pärt ; interprétations originales d'œuvres connues déjà de nous : les danses roumaines de Bartók, la danse macabre, la pavane et, forcément, le tango pour Claude de Galliano...

Et, pour réaliser ce programme, deux artistes qui savent transmettre leur émotion esthétique. Le violon de Marina étonnant de force, de précision et de prises de risques. Quelle énergie et quel talent !Quant à Philippe, son accordéon est unique. Jusqu'à sa posture qui nous transmet ses émotions. Un style plein de générosité, de volonté de partager toutes ces pièces.

Le concert s'achève sur trois rappels dont le dernier - forcément - est un fandango de Philippe lui-même. Quoi rêver de mieux avant de se quitter ?

Et puis, juste avant de partir, on avise sur une petite table un  cd dont nous avions oublié  l'existence : "Ezcurra Trio / Zuretza For You". Le temps de l'acheter et déjà on l'écoute sur le chemin du retour à Hossegor. J'y reviendrai mais d'ores et déjà on note que tous les neuf morceaux sont des compositions de Philippe lui-même. Le trio est le suivant : accordéon, guitare, contrebasse avec, me semble-t-il, des voix. Un style tout en retenue et en demi-teinte. En tout cas, attachant.

Pour garder traces de ce concert qui nous a enchantés, j'ai sélectionné ci-dessous neuf photographies :

- une image de l'église de Souraïde insérée au cœur même du village en rouge et blanc...




- une image de l'intérieur avec sa voute, son chœur et ses balcons impressionnants


- deux images du duo  prises en début et en fin du concert : on pourrait croire que c'est la même.



- comment mieux dire l'attention extrême de Philippe à Marina ?


-... et son attention aux partitions


- ... et sa concentration

- jusqu'à une intériorité qui se lit immédiatement sur son visage et qui nous fait partager son émotion


- une dernière image que je choisis parce qu'elle signifie pour moi le calme apparent de Philippe et sa maîtrise à fleur de peau...








lundi 10 juillet 2017

lundi 10 juillet - où il est encore question de "sun dew"...

J'ai dit dans mon précédent article à quel point "Sun Dew", que Françoise m'a fait découvrir, m'intriguait. Un album à la fois intriguant et attachant. Etrange.  Je ne sais combien de fois je l'ai fait tourner en boucle. Petit à petit une impression dominante se dessine. C'est comme si le sextet nous proposait une invitation à une déambulation imprévisible.

Heidegger, le philosophe allemand, a écrit un ouvrage intitulé "Chemins...". Il y est question de ces chemins de forestiers, de ce sentiers d'exploitation, qu'ils ouvrent dans les forêts, jusqu'à une clairière inattendue qui en marque la fin. Au départ, rien ne distingue ces chemins de ceux qui traversent de part en part le massif forestier. Avec une entrée et une sortie. Au départ donc, rien ne permet de savoir si l'on débouchera sur une ouverture ou sue une voie sans issue.

Cette description me convient pour esquisser l'analyse de mes impressions à l'écoute de "Sun Dew".  Au fil de l'écoute, un parcours se dessine avec sa multitude de sensations  et de surprises, ses attentes confirmées ou détrompées. Il s'agit bien en effet d'un parcours qui se construit de morceau en morceau, du titre 1 au titre 9 et ainsi de suite. Pour ainsi dire, "chemin faisant"...

La référence aux chemins d'Heidegger m'a éclairé quant au plaisir que je prends à l'écoute de "Sun Dew". Mais je suis sûr que d'autres images viendront bientôt m'éclairer sur mes impressions et sur le plaisir qui leur est associé.

jeudi 6 juillet 2017

jeudi 6 juillet - à propos de "sun dew"...

Françoise vient de me faire découvrir "Sun Dew", le récent album, édité par Laborie Jazz, d'Héloïse Lefebvre, violon, et Paul Audoynaud, guitares. En fait, l'ensemble de la formation qui a créé cet album est un sextet qui se décompose ainsi :

- Héloïse Lefebvre, violon, alto, voix
- Paul Audoynaud, guitares
- Liron Yariv, violoncelle
- Johannes von Ballestrem, piano, Fender Rhodes, Wurlitzer, Synthès
- Paul Santner, contrebasse, basse électrique
- Christian Tschuggnall, batterie, percussions, Lap steel guitar 

Le moins que je puisse dire, c'est que ce disque est on ne peut plus attachant et intriguant. Avec des accents de rock et parfois de musique de chambre intégrés dans un monde sonore tout à fait singulier et original. Neuf titres que j'ai maintenant écoutés maintes fois et que je redécouvre à chaque audition.  Une musique très construite, très pensée, très maitrisée avec un violon qui intervient comme sur le fil d'un rasoir. Une atmosphère que j'ai du mal à traduire en mots, justement à cause de sa singularité. Une fabrique d'émotions. Une musique très contemporaine. En tout cas, nourrie d'influences diverses intégrées et pour ainsi dire dépassées au fil des neuf titres de l'album.

Ci-dessous, trois documents qui traduisent, mieux que je ne saurais le faire, mes impressions.

http://notesdejazz.unblog.fr/2017/06/25/sun-dew-le-mystere-de-la-musique/

http://www.latins-de-jazz.com/heloise-lefebvre-paul-audoynaud-presentent-sun-dew/

https://www.youtube.com/watch?v=SAD1zq4Thos

dimanche 2 juillet 2017

dimanche 2 juillet - coup d'oeil dans le rétro...

Il est temps, en ce début juillet de giboulées et de froidure, de satisfaire au rituel suivant lequel, deux fois par an, chaque fin de semestre, on recense les concerts auxquels nous avons eu la chance d'assister.  Coup d'œil rétrospectif... pour le plaisir de se remémorer des instants de plaisir.

- 21.01. Jurançon. Ch. Lampidecchia avec Minino Garay et les tambours du Sud.

- 09.02. Toulouse, le Bijou. Naccarato Trio

- 02.03. Toulouse, Le Rex, Daltin Trio

- 09.03. Toulouse, Croix-Baragnon, Bey ler bey invite... avec F. Demonsant

- 19.03. Orthez, Théâtre, R. Garcia-Fons et Dorantes

- 25.03. Foix, l'Estive, Daniel Mille, Cierra tus ojos

- 21.04. Toulouse, salle Nougaro, (1) Pulcinella avec F. Demonsant, (2) S. Rifflet quartet

- 17.05. Auch, Toucas Trio Vasco

- 25.05. Trentels festival, Eglise de Ladignac, "Belem" : Didier Laloy, diato., et Kathy  Adam

- 26.05. Trentels festival, [conférence de Jean-Luc Amestoy à partir de sa thèse sur l'improvisation]

- 26.05. Trentels festival, Le projet Schinear avec D. Spriet, accordéon chromatique

- 26.05. Trentels festival. Arnaud Méthivier Nano, chromatique, avec P. Ducourtioux, percussions

- 27.05. Trentels festival, F. Heim, diatonique, et A. Birioukov, balalaïka

- 27.05. Trentels festival, "Lua", J.- Machado, piano, D. Ithurssary, chromatique