mardi 24 mars 2020

mardi 24 mars - ... oui, mais après ?

L'état du Monde, les circonstances actuelles nous réservent des lendemains plutôt incertains. Pour le moins… N'y pensons pas. C'est l'occasion pour moi de parcourir enfin les numéros de "Sciences humaines" dont j'ai quelque peu négligé la lecture depuis quelques semaines.  C'est une revue excellente. Qui donne à réfléchir !

Et voilà que le numéro de février - mensuel, 322 - est consacré aux scénarios de l'avenir de notre planètes. Son titre : "Réparer la planète". Une question prémonitoire s'il en est. Qui pourrait aujourd'hui s'énoncer ainsi :"Réparer l'humanité ?"

L'éditorial a pour titre : "Il était une fois… l'effondrement". On peut y lire le paragraphe suivant. Qui donne à réfléchir. Son auteur : Jean-François Dortier, directeur de publication..

" Les collapsologues, les effondristes et les survivalistes soutiennent que notre monde va connaitre un effondrement systémique brusque et très prochain. D'autres envisagent une transformation plus longue (dont le cours pourrait encore être inversé). Plutôt que d'envisager un scénario d'Apocalypse, sous forme d'un grand Armageddon final, ils prévoient une mutation inéluctable, mais qui laisserait le temps de s'adapter et se transformer.  Ces différents scénarios changent beaucoup de choses sur notre perception de l'effondrement annoncé et sur sa dramaturgie.

Seuls les historiens du futur - s'ils existent - sauront répondre à la question. Et encore !... Rappelons la seule certitude en la matière : les contemporains des grandes mutations historiques - qu'ils aient proclamé la fin des temps, qu'ils aient vu l'avenir en rose ou qu'ils n'aient rien vu du tout… - se sont toujours  trompés". 

Forcément, on ne peut pas ne pas penser à COVID-19...










dimanche 9 février 2020

dimanche 9 février - la mosaïque galliano...

En ce dimanche de février, j'avais décidé de remettre un peu d'ordre dans nos disques d'accordéon. On écoute, on écoute. Ranger, plus tard et parfois trop tard. Mais, pour commencer, essayer de rassembler ceux de Richard Galliano en une seule mosaïque. Naïveté de ma part. Quel classement ? Quels critères de mise en ordre ? Comment s'en donner une image d'ensemble, disons synthétique, voire systémique.

Après quelques tâtonnements, je monte sur un tabouret, je dispose les albums sur le sol. Sans ordre chronologique. A l'intuition. Photo !


Impressionnant, non ! D'autant plus qu'il faudrait ajouter plusieurs autres cds qui ont échappé à mes filets. On ne doit pas être loin de la centaine. Courage. Pour prendre une photo plus actuelle, il faudra se munir d'un tabouret plus haut. D'une échelle même ! Quant à les écouter tous, c'est pure illusion d'en faire le projet. Etrange impression : je me dis qu'en tout état de cause, plusieurs de ces disques resteront virtuels, non par choix de ma part, mais parce que tel est le cours de la réalité. En sport, en rugby en particulier il existe "l'arrêt du temps" si l'arbitre veut revoir une situation, un moment qui demande interprétation. La décision prise, le jeu reprend son cours, le temps reprend sa course. Ce dispositif n'existe pas dans la réalité. Ecouter tel morceau ou écouter tel autre. Il n'y a pas de suspension du temps. Il faut choisir. Ni suspension, ni retours en arrière. C'est la vie quoi...



samedi 8 février 2020

samedi 8 février - où il est question d'un certain repère inattendu...

C'était une journée ordinaire. Je venais de prendre ma douche. Je venais de me sécher. J'étais en train de me laver les dents quand j'ai levé ma tête, machinalement, au dessus du lavabo. C'est alors que mon image m'est apparue dans la glace couverte de buée comme celle d'un fantôme. Mais cette image d'abord floue s'est peu à peu éclaircie jusqu'à m'apparaitre identifiable. Face à moi, cette image qui se dévoilait lentement, régulièrement, inexorablement, c'était à n'en pas douter le portrait de mon père.
Mais… C'était  moi aussi fasciné par cette double apparition. Double jeu ; l'image et ses doubles. Mon image et mon avenir, comme un destin.





Mon père, ce repère que je n'attendais pas d'une telle évidence au fur et à mesure de son dévoilement dans un miroir de salle de bain. Si incertain et si irréfutable. Comme un Orphée foudroyé par sa propre image pour avoir découvert incrédule son apparence comme un destin.

Comme un court circuit : mon futur inscrit déjà dans mon passé. Inexorable. Impitoyable !

 

vendredi 3 janvier 2020

vendredi 3 janvier - à propos d'un certain petit bal...

J'ai dit il y a quelques jours, je ne saurais dire combien, en tout cas à l'occasion de la sortie récente du dernier opus de Didier Ithursarry, j'ai dit toute mon admiration pour le jeu de celui-ci, sa culture, sa technique, sa présence discrète et combien efficace, quels que soient ses collègues. Nombreux ! Ce disque a pour titre "Atea" : un trio accordéon, flûtes, guitare. Avec Joce Mienniel - flûtes - dont le jeu me ravit. Un souffle si particulier en écho avec le soufflet de l'accordéon.

Du coup, l'écoute de ce disque me rappelle un autre disque avec celui-ci et Didier Ithursarry : disque d'une originalité tellement originale, tellement singulière… "Le bal perdu / ENS EM BLE ART SONIC". Avec la présence de Sylvain Rifflet à la clarinette. Un musicien que depuis longtemps maintenant nous admirons aussi pour sa créativité.

Vérifications faites, on constate que justement J. Mienniel et S. Rifflet assument la direction artistique du "petit bal…"  Décidément il n'y a pas de hasard. Les talents se reconnaissent entre eux et pour notre plaisir créent une œuvre plus qu'originale.

Pour vérifier sur pièce… le document ci-dessous.

"C'était bien… au petit bal perdu", G. Verlor, arrangements J. Mienniel, 3:57.
Art Sonic : un ensemble de cinq musiciens avec comme instruments basson, cor, flûte alto, clarinette, hautbois, cor anglais et donc un invité en toute complicité…

https://www.youtube.com/watch?v=XLDoTKa47Hk


lundi 30 décembre 2019

lundi 30 décembre - où il est question de trois cds...

...il se trouve que quelques circonstances défavorables m'ont empêché et de goûter au plaisir de l'accordéon et d'y trouver de rendre compte de mes impressions. Ainsi du temps a passé depuis le mois de novembre. J'avais quasiment renoncé à continuer ma petite entreprise d'écoute et d'écriture. Mais il se trouve aussi que Françoise est heureusement obstinée et persévérante. Elle continue sans faiblir son travail d'écoute : Peirani, Peirani et encore Peirani… Quelle force ! Mais justement il n'y a pas que Vincent… Il y a aussi trois autres disques, différents mais chacun digne de toute notre attention pour notre plus grand plaisir. Je cite donc...

- "The Whistleblowers" Avec la voix de David Linx entouré de Paolo Fresu, de Wissels et de Heartland. Respectivement trompette, piano, basse acoustique et électrique, et Helge Andreas Norbakken, batterie et percussions. Rien que pour la voix de Linx, mais de plus il y a ses collègues.

- "Atea / Didier Ithursarry trio", un disque tout récent, un disque où l'on retrouve tout le style de  Didier : une expérience, une créativité discrète mais sans détours hors de sa ligne. Il a vu du chemin, de ses parcours et de ses rencontres il a fait son miel. La preuve ? Ecouter "Forro Suite". Le trio : accordéon, flûtes et guitare. Une profondeur et un travail de recherche authentique.

- Enfin, pour ainsi dire, un disque dont on pourrait dire qu'il était nécessaire : "Richard Galliano et Prague String Quintet tribute to Michel Legrand". Classique : un maximum d'effets avec juste ce qu'il faut de moyens. Un disque comme une évidence. On est en pays de connaissance ; on s'y retrouve. Et les arrangements de Richard Galliano n'y sont pas pour rien. Ses compositions aussi sont une vraie réussite : "Barbara" et "Aurore". Et puis le son du Victoria comme celui de l'harmonica à boutons sont aussi beaucoup dans cette réussite.

On pourra évidement écouter ces trois disques suivant la modalité d'écoute que l'on choisira. Tous les chemins valent le parcours… Bonne écoute !

vendredi 8 novembre 2019

vendredi 8 novembre - connaissez-vous "guappecarto / sambol, amore, migrante"...

Après quelques jours hors de Pau, hier, surprise ! Dans ma boite à lettres un cd et sa présentation. Un quintet qu'à ce jour je ne connaissais pas. Son quatrième opus :"Guappecarto folklore imaginaire / Sambol, Amore / Migrante". Sambol est le nom du compositeur de référence de cet album. Amore et Migrante en sont les thèmes. Sortie le 15 novembre. Concert de lancement le mardi 26 novembre au Café de la danse. Une musique entre Italie, Naples en particulier, et les Balkans. Un quintet : violon, accordéon, guitare, contrebasse, percussions. Et des invités… nombreux : six ou sept. Un son à la fois familier et original. Une musique généreuse et finement élaborée, fidèle parfois aux propositions du compositeur (1913-1997) ; libre d'autres fois de ses inspirations. Une musique attendue quant à son style ; inattendue quant aux neuf morceaux qui forment cet album.


Une alternance entre tango et valse ; entre Fellini et Charlot, entre culture italienne et libertés tziganes. Mais toujours un style en demi-teinte, plein de couleurs et de vitalité. Une musique bien enracinée, identifiable dès les premières mesures, mais en même temps surprenante. Une inspiration qui nous laisse, au terme de l'écoute, plein de nostalgie : un sentiment délicieux. Un disque qui ne l'est pas moins.

Du coup, je me dis qu'il va falloir trouver les trois premiers disques de cette formation… Histoire de reconstituer et de mieux comprendre son parcours entre tradition et créativité.



jeudi 24 octobre 2019

samedi 26 octobre - où il est question de "swing of france"... la bonne nouvelle !

"Swing of France"... J'ai déjà dit au détour de quelques articles plus ou moins récents que les circonstances actuelles ne sont guère favorables pour nous à une écoute attentive et sereine de musique, en particulier d'accordéon. On fait avec… Et voilà que ce matin, impromptu, ce courriel, ci-dessous vient nous apporter son lot de bonnes nouvelles. Forcément, illico, je répercute…

Il faut lire jusqu'à la dernière ligne ces informations qui nous donnent le moral et qui d'ores et déjà affutent nos désirs et excitent nos attentes et notre impatience.

Donc… lire ce message jusqu'au bout et en tirer les conséquences.

Bonjour Michel,


J’espère que tout vas bien pour vous.
Une fois n'est pas coutume, c'est de Swing of France dont je viens vous parler... avec quelques heureuses nouvelles à vous annoncer!

Après avoir vu notre album "Play manouche partie" entrer cet été dans le iTunes Top 200 Releases USA Chart, c'est à présent le précédent album "La contre-attaque du jazz Musette Vol1" qui vient de faire son entrée #63 au Japon et #20 en Allemagne!

C'est pour nous un incroyable rêve qui se réalise en voyant notre musique franchir les frontières de la France ( USA, Biélorussie, Allemagne, Suisse et bientôt la Chine...) et de pouvoir ainsi partager notre passion pour le Jazz Musette devant de nouveaux publics.

Mais le meilleur reste à venir car le troisième album de Swing of France sera prochainement enregistré! La contre-attaque du jazz musette vol2,  un nouvel opus qui continuera la vision d'un jazz sans artifices, avec un répertoire de reprises alambiquées et de compositions personnelles.

Un nouveau cd qui puise son inspiration de trois années fertiles en concerts.
Comme la vente de cookies et de billets tombola semble inappropriée pour un groupe de musique, c'est par le site Ulule que nous invitons, ceux qui le désirent, à contribuer à la construction de ce nouvel album en échange de contreparties.

Voici le lien de cette démarche karmique : https://fr.ulule.com/la-contre-attaque-du-jazz-musette-vol-2/