dimanche 9 décembre 2018

dimanche 9 décembre - le trio skazat à l'atelier du neez à jurançon

Samedi 8 décembre, 20h30 : concert du trio Skazat dans le cadre de l'atelier du Neez à Jurançon.

On avait retenu nos deux places depuis longtemps. On attendait avec le plus vif intérêt le concert de ce trio dont nous n'avions que peu d'informations. Plaisir de la découverte. Mais, toute la journée, on l'avait passée devant la télé, plus précisément à zapper de chaine d'information en chaine d'information. Du coup, le soir venu, le cœur n'y était plus. Malgré notre tristesse, finalement, on a décidé d'y aller... On a eu raison de ne pas renoncer. Ce fut un concert fort agréable, avec grignotage de tapas avant et crêpes - verre de cidre doux après. Et puis retour à la maison dans le froid vif de décembre. Déjà un bon souvenir. On en retient sept photographies. Et d'abord, les trois ci-dessous, qui montrent la disposition des trois membres du trio.



 
 
Le trio est donc composé comme suit :
 
- Héléna Maniakis, voix et guitare. Un goût certain pour la Russie, l'Arménie et la Grèce. Une certaine manière, pleine d'un humour discret, de présenter en trois mots chaque morceau. Une voix magnifique.
- Dario Ivkovic, ancien membre des Yeux noirs, chanteur et accordéoniste. Sa musique, c'est les Balkans...:
- Branislav Zdravkovic, yougoslave : chant slave et guitare. 
 
Le programme en deux parties bien équilibrées ; des morceaux qui se répondent l'un l'autre ; une source d'inspiration géographiquement située entre Balkans et Russie , un programme d'airs traditionnels ; un fil rouge : l'âme slave !
 
Finalement, un concert faussement simple. Du travail de professionnels. Un moment agréable dont on gardera un bon souvenir. Et dont, d'ores et déjà, on a choisi les photographies ci-dessous "ciblées" sur l'accordéoniste outre les trois ci-dessus "ciblées" sur le trio.
 
 



 
 
 
 
 

jeudi 6 décembre 2018

jeudi 6 décembre - "una utopia argentina"...

Les temps, je l'avoue, ne sont guère favorables aux plaisirs de l'écoute musicale, même s'il s'agit de bandonéon ou d'accordéon. C'est ainsi qu'hier matin j'ai parcouru vaguement les étagères de nos disques sans pouvoir fixer mon attention, sans y trouver l'envie de tel ou tel album sortant du lot. Mon esprit était ailleurs... du côté des chaines d'information continue. Jusqu'à ce que je tombe littéralement sur un disque que m'avait offert un copain amateur de bandonéon et, comme moi, admirateur inconditionnel de William Sabatier :

"Una utopia argentina"...

C'est un disque étonnant, qui se présente ainsi : "Piazzolla-Monteverdi / Une utopia argentina / Leonardo Garcia Alarcon - Cappella mediterranea". Pour le recto. Avec, au verso, cette précision : Mariana Flores, Diego Valentin Flores, Quito Gato, William Sabatier.

L'ensemble est composé de huit titres de Monteverdi, neuf de Piazzolla et un d'Anibal Troïlo.

En parcourant les sites qui donnent une critique de cet album, j'ai retenu celui-ci, ci-dessous, qui m'a paru d'une pertinence remarquable. Je vous le recommande.

https://www.forumopera.com/cd/utopie-experimentale

En tout cas, quant à moi, je l'ai écouté trois fois en boucles hier et aujourd'hui il m'accompagne devant mon clavier. Entre autres...

... "Dormo ancora", "Lamento della ninfa", "Sinfonia y Quejas" pour Monteverdi... "Chiquilin de Bachin", "Muerte del Angel", "Milonga del Angel", "Balada para un loco", "Balada para mi muerte" pour Piazzolla... et "La ultima curda" pour Troïlo...

lundi 3 décembre 2018

lundi 3 décembre - à propos du disque de zoreslav kravchuk : "urban classics"...

 J'ai dit dans mon article en date du vendredi 30 novembre mon plaisir extrême à la découverte d'un disque :"Urban Classics" de l'accordéoniste ukrainien Zoreslav Kravchuk. Un accordéoniste pour le moins original qui refuse de se produire en concert pour réserver ses prestations au public des rues.

Je voudrais ici ajouter quelques mots pour expliciter mon admiration à son égard.

- d'abord son jeu, spécifique s'il en est. Dans la tradition de l'école ukrainienne de concert, mais avec un quelque chose qui n'appartient qu'à lui et qui est disons sa signature, sa caractéristique, son style. Puissance et clarté : une ligne claire. lisibilité et profondeur. Une virtuosité inspirée !

- en second lieu, le choix de son programme qui fait la part belle à J;-S. Bach et à Vivaldi, mes deux auteurs "classiques" de prédilection. Toccata, prélude, fugue, etc... etc... Avec, en quelque sorte comme bonus, trois morceaux notés Vivaldi / Bach, Concerto pour orgue en ré mineur BWV 596, soit allegro, largo e spiccato, allegro..

- enfin, cet album m'a été personnellement recommandé par le responsable du rayon des cds de musique au Parvis, qui l'avait mis de côté pour me le réserver, vu mes goûts qu'il connait bien. Je l'avoue ce lien personnel me plait. Il est l'occasion de discussions et d'échanges qui m'enchantent. En tout cas, j'apprécie au plus haut point ses conseils ; c'est pourquoi je continue à lui passer mes commandes, même si les automates de Google eux aussi me connaissent assez bien pour me suggérer des choix pertinents de disques d'accordéon à me procurer. Disons que mes achats sont moins impersonnels. Même si je reconnais la pertinence des suggestions automatiques de Google, qui me connaissent mais que je ne connais pas.  

vendredi 30 novembre 2018

vendredi 30 novembre - connaissez-vous zoreslav kravchuk ?

" Connaissez-vous Zoreslav Kravchuk ?"

Si oui, vous m'étonnez et je suis plein d'admiration pour votre culture accordéonistique.

Quant à moi, je le découvre depuis hier. Un album surprenant, virtuose et attachant. En tout cas, intriguant.

C'était mercredi, il y a deux jours, au Parvis. Je voulais savoir où en était ma commande du dernier opus de William Sabatier, sorti effectivement il y a environ une semaine.

- Le responsable du rayon des cds. "Il n'est pas arrivé... Il y a en effet du retard dans les livraisons. Je relance votre commande..."

Mais, il ajoute tout aussitôt :" J'ai pensé à vous,  J'ai mis de côté pour vous un disque qui m'a paru bien singulier ; c'est pour ça que je ne l'ai pas mis en rayon".


 
A la vérité, c'est un disque étonnant. Déjà, trois lignes de présentation au verso de la pochette donnent le ton ou, si l'on veut, le style du personnage. Je cite :"Le Glenn Gould de l'accordéon. Virtuose reconnu et admiré par ses pairs, Zaroslav Kravchuk se refuse à jouer en concert. La rue est sa scène... Cet album précieux constitue l'unique témoignage de son immense talent". Admiré par Richard Galliano, je me dis que ce n'est peut-être pas l'effet du hasard s'il édite son disque chez Milan Music. D'abord, en 2002, sous son nom ; puis en 2008 chez Milan Music.
 
Le programme de l'album est certes classique, c'est l'interprétation qui manifeste une personnalité hors du commun. Au programme, six pièces de Bach, trois de Vivaldi, trois désignées comme A. Vivaldi/J.-S. Bach, etc... et, in fine, "La valse à Margaux" et "Tango pour Claude". Quant à l'interprétation, elle sonne comme s'il s'agissait d'un orgue, mais d'un orgue souple et dynamique, puissant mais sans inertie. J'ai pensé en écoutant ce programme, si original malgré son classicisme, que Z. Kravchuk illustrait bien à sa manière l'école ukrainienne de l'accordéon. Et, dans la construction même de l'album, j'ai, forcément, pensé à des Variations, sur le modèle des Variations Goldberg.
 
Un disque qui en même temps m'intéresse et me touche. A classer à part...
 
ps.- il est difficile de mieux le connaitre en explorant les pistes proposées par exemple par Google ; c'est une autre caractéristique de cet artiste. Plutôt secret, semble-t-il...  
 
 
 
 
 

jeudi 29 novembre 2018

mercredi 28 novembre - alerte agenda ! actualité de william sabatier

Il y a quelques jours, je me suis rendu compte que William Sabatier venait de "sortir" un nouvel opus dédié à Piazzolla et Edith Piaf. En commande au Parvis il tarde un peu à venir. Néanmoins, j'en parle ici car je sais que ce sera un album haut de gamme.

https://negrachaproductions.wixsite.com/williamsabatier

J'ai en effet une grande admiration pour William Sabatier, soit pour l'avoir découvert à Tulle ou à Trentels, soit pour ses articles lumineux d'intelligence sur le tango dans la revue "Accordéon et accordéonistes".

Le disque en question créé donc par William Sabatier et le Quatuor Terpsycordes est dédié à Piazzolla comme une suite pour bandonéon et quatuor à cordes à partir de chansons du répertoire d'Edith Piaf. Comme titre "Piaf-Piazzolla / Les hommes de Piaf".

En attendant, forcément, j'attends beaucoup d'une écoute croisée de cet album avec celui de Richard Galliano et Sylvain Luc intitulé "La vie en rose / Rencontres avec Edith Piaf et Gus Viseur".

En attendant, j'attends...

lundi 19 novembre 2018

lundi 19 novembre - "debussy... et le jazz" : présentation des invités

A propos de "Debussy... et le jazz".

Présentation de l'album. Environ 4 minutes. Peirani, de 2:35 à 3:15. Un document significatif de l'album.

https://www.youtube.com/watch?v=1A9HGSD3a24

Chemin faisant, en continuant à m'informer sur le quatuor Debussy et, en particulier sur ses invités, j'ai trouvé "ça" qui m'a paru plein d'intérêt :

https://www.quatuordebussy.com/evenement/_debussy-on-jazz/

dimanche 18 novembre 2018

dimanche 18 novembre - "debussy... et le jazz"

C'était il y a quelques jours, le 6 de ce mois je crois.

Un message amical attire mon attention sur la présence de Vincent Peirani sur un disque qui vient de sortir :"Debussy... et le jazz / Preludes for a quartet", Harmonia Mundi Musique, 2018. Durée 66;28.
Forcément, on le commande illico au Parvis. Heureuse surprise ! Il est disponible en fin de semaine.

En fait, il est composé de dix titres et Vincent Peirani intervient sur le premier. On pourrait penser que c'est peu. En fait, c'est une chance : c'est en effet l'occasion de découvrir Debussy, ses Préludes, que nous connaissons mal, et d'autres jazzmen que Vincent. Le programme de l'album se présente grosso modo de la manière suivante : dix morceaux interprétés par le quatuor Debussy soit solo, si je puis dire - violon, violon, alto, violoncelle - soit accompagné par un jazzman : piano ou accordéon ou vibraphone ou piano ou contrebasse.  Les cinq invités sont J. Terrasson, piano, V. Peirani, accordéon, F. Tortiller, vibraphone, J.-Ph.  Collard-Neven, piano, J.-L. Rassinfosse, contrebasse.

Notons, ce qui me parait bien significatif du projet de cet album, que la couverture porte les mentions suivantes : "Quatuor Debussy", "Preludes for a quartet" et que la description des titres mentionne "String quartet". On peut comprendre que ces variations traduisent bien le statut de cet album à l'intersection entre formation classique et formation de jazz. Très intéressant ! D'autant plus intéressant que la réalisation de cette création est une vraie réussite : de fortes personnalités, une vraie homogénéité. Avec un élément du programme lui-même fort intéressant : le titre 1 est joué par V. Peirani avec le quartet à partir de "La fille aux cheveux de lin". Le dernier titre, le 10, est aussi tiré du même prélude ; c'est une transcription par le quatuor Debussy, string quartet. La boucle est bouclée. On revient in fine au point de départ... mais alors on a parcouru l'ensemble des titres et, du coup, l'ensemble prend un sens plus complexe. Et ainsi de suite si l'on se laisse charmer en boucle par l'écoute de ces pièces.

Bien sûr, je n'en suis qu'à la phase de découverte et déjà mes impressions me submergent quelque peu. Je ne cherche pas à les analyser au risque de réduire ce moment d'exploration. Je retiens cependant trois axes pour une première mise en ordre de celles-ci :

1.- Un bel objet culturel
2.- Quelques jazzmen s'approprient quelques préludes de Debussy
3.- Vous avez dit "atmosphère" ?


1.- Un bel objet culturel

 
La photographie ci-dessus me parait bien de nature à montrer ce que j'appelle un bel objet culturel. Pas seulement musical. Emboitage impeccable, graphisme, choix des couleurs, livret informatif, finition en mode artisanat d'art... etc. Un objet pour l'œil, pour le toucher... Et, forcément, pour l'écoute. Un objet pour satisfaire plusieurs sens. L'intelligence du propos en prime.
 
2.- Quelques jazzmen s'approprient quelques préludes de Debussy...
 
C'est en effet d'un vrai travail d'appropriation qu'il s'agit. Chaque morceau, si j'ose dire, c'est bien du Debussy, mais c'est aussi c'est bien du Peirani, du Terrasson, et ainsi de suite. Un vrai travail de traduction au terme duquel, c'est évident on connait mieux Debussy... et ses interprètes...
 
3. -Vous avez dit "atmosphère"?
 
Ce qui m'a frappé à l'écoute de cet album, c'est l'unité, l'homogénéité dans la diversité, le jeu des  différences. Caractéristiques signalées dans le livret dont je m'inspire ici, tant il me parait bien pointer l'essentiel du climat ou si l'on veut de l'atmosphère commune à toutes les pièces du puzzle. Caractéristiques aux quelles, chemin faisant, je me permets d'ajouter celles que mes impressions me suggèrent. Je retiens donc l'image, fort juste selon moi, à propos de V. Peirani, du funambule. Qui se joue des déséquilibres. Bonne image du comportement des jazzmen entre tâtonnements et ligne claire. Le livret propose d'autres images auxquelles j'adhère : luminescence diaphane, par exemple. J'y ajoute pour ma part clair-obscur, demi-teinte, aquarelle, au sens d'image évanescente faite de couches multiples retravaillées et superposées. Un monde de sérénité, de calme, de méditation. Quelque chose de translucide.
 
Une tonalité spécifique qui permet en quelques mesures d'identifier les pièces de cet album. Debussy au delà de Debussy, c'est encore du Debussy ; c'est déjà du jazz.
 
Et enfin, pour terminer, cette phrase du livret à propos de Vincent Peirani : Je cite : "L'accordéon de Vincent Peirani irradie une vague nitescence indolente, baignant "La fille aux cheveux de lin" de contre-jours translucides..."
 
Vous avez dit :"nitescence" ? Pour ma part, j'ai découvert ce mot et cela m'enchante. Pour qui l'ignorerait, "nitescence" est synonyme de "lueur, clarté, rayonnement".  
 
- p.-s. Pour l'heure, je suis incapable de faire quelque différence de goût entre les différents morceaux. Peut-être, outre le titre 1 joué par Vincent Peirani, que le 7 serait mon préféré : " Danza del vino" d'après "La Puerta del vino" (Livre II/3), String quartet and vibraphone (F. Tortiller).