mercredi 22 mars 2017

jeudi 23 mars - à propos de la vitalité du tango aujourd'hui

J'ai dit, dans un article récent, à quel point le tango aujourd'hui me paraissait faire preuve d'une vitalité extraordinaire. Un article daté du dimanche 19 mars. Comme pièce à conviction, la sélection ci-dessous, représentative de cette belle santé, mais sans prétention à l'exhaustivité.

 


Quand on parcourt les titres de cette sélection, on peut noter les éléments qui constituent les couvertures des différents albums et surtout, car c'est cela qui est significatif, voir comment ces divers éléments sont combinés, quelle est leur importance relative, et du coup qu'elle est l'identité qui est mise en évidence pour donner envie d'écouter les dits albums.

Parmi les éléments possibles, qui constituent les couvertures, il y a le titre, le sous-titre, le nom de la formation, le nom des interprètes, le nom des compositeurs, le comportement des musiciens, les instruments, le lieu choisi comme décor ou, si l'on veut, comme environnement. C'est le choix de la combinaison entre ces éléments fondamentaux qui "fait système" et donne son identité à chaque album.

C'est ainsi, par exemple, que "Soledad" ne s'identifie que par son nom et par le lieu d'enregistrement. Difficile de faire plus sobre. A contrario, le SpiriTango Quartet présente "Chin Chin", 2014,  avec une photographie où les quatre musiciens manifestement "s'éclatent". Le même SpiriTango se propose comme un quartet beaucoup plus sage en apparence sur son portrait de groupe de son album de 2012, mais c'est le titre "Rage" qui explose.

Autres cas intéressants, les deux albums du Duo Intermezzo. Ce sont les compositeurs qui apparaissent en priorité, avec une déclinaison ensuite des autres éléments d'information : sous-titre", nom du Duo, identité des chacun des deux interprètes avec leurs instruments.

Mais encore, sont intéressants aussi les deux disques suivants : "Mosalini Teruggi Cuarteto / Chamuyo" et "Delta y Mar / Vicente Bögeholz et Juan Jo Mosalini". Les interprètes y figurent dans un environnement qui manifestement est destiné à donner une certaine idée de leur attitude, disons de leur état d'esprit  : paysage de ballade à quatre copains en bord de mer escarpé d'une part, ballade à deux, les pieds dans l'eau, dans les vagues calmes d'un delta d'autre part.

Voilà ! Ces éléments sont comme une sorte de grille de lecture pour chacun d'entre nous. Il reste à la faire fonctionner, en se demandant peut-être quels sont les éléments que l'on considère spontanément comme prioritaires : le titre, les compositeurs, les interprètes, le type de formation, le climat suggéré par le décor et les postures, les instruments, etc... etc... 

mercredi 22 mars - à propos de "delta y mar"... françoise a dit...

Je sentais bien que Françoise préparait quelque chose à la façon d'un plat longuement mijoté. Depuis plusieurs jours, j'entendais parfois à travers son casque des échos de "Delta y Mar", l'album de Juan Jo Mosalini et Vicente Bögeholz, et surtout je sentais bien, considérant les notes manuscrites s'accumulant autour de son ordinateur, que toute cette écoute prendrait bientôt la forme d'un texte admiratif, forcément admiratif. Et bien, voilà, depuis hier soir, c'est fait.

http://francoise-rebinguet.blogspot.fr/

Bon ! Inutile de tourner autour du pot. A mon tour, je suis plein d'admiration pour ce beau texte. Comme quasiment tous les textes de Françoise publiés dans son blog, pas seulement ceux qui sont des notes d'écoute, comme tous ses textes donc, c'est à la fois une expression on ne peut plus personnelle et subjective et une analyse qui affine notre écoute. C'est ainsi que, je le sais bien, dorénavant je ne saurais écouter "Delta y Mar" sans  l'accompagnement du commentaire ci-dessus.

Mais, allez à l'essentiel, vous comprendrez ce que je veux dire en parlant d'accompagnement... Accompagnement, compagnon, copain... Un bout d'écoute ensemble. Un moment de plaisir esthétique partagé.

lundi 20 mars 2017

lundi 20 mars - y a pas que l'accordéon... y a aussi renaud garcia-fons et dorantes...

Il y a plusieurs mois, Françoise avait repéré un concert de Renaud Garcia-Fons et Dorantes, programmé à Orthez dans le cadre du festival "Jazz Naturel" ce samedi 19 mars à 16 heures. Orthez est à 40 kilomètres de Pau ; quelques minutes par l'autoroute. Un concert fondé sur le disque du duo :"Paseo a Dos". Un disque magnifique "imprégné de tout l'héritage du flamenco", variations sur des rythmes de bulerias, malaguenas, guajiras, siguirillas, tangos, rondenas, etc... Un moment de perfection technique, de créativité, de complicité et de richesse mélodique.

Bref ! Une parenthèse heureuse dans le cours de la vie ordinaire. Un moment de bonheur comme une évidence.

Six photographies, entre 16h20 et 17h50, pour garder traces de cet événement :






dimanche 19 mars - la vitalité du tango aujourd'hui...

Parfois, les événements donnent à penser, par exemple du fait de leur rencontre qui se produit plus ou moins par hasard. C'est ainsi qu'en quelques jours, nous avons reçu un disque de Juan Jo Mosalini : "Chamuyo", et dans le même temps, appris l'existence d'un autre album :"Delta y Mar", en duo avec Vicente Bogelholz, commandé illico, et, toujours dans le même temps, l'existence du Cuarteto Lunares, sans compter le duo de Guillaume Hodeau et David Lowerse, sorti récemment. N'en jetez plus !

Cette abondance m'a tout à coup fait prendre conscience de la vitalité du tango aujourd'hui. Il m'a suffi en effet de parcourir le rayon de nos disques de tango pour me convaincre de cette vitalité encore plus intense et multiple que je ne l'imaginais. De ce parcours, sans aucune intention d'exhaustivité ou de classement, j'ai retenu seize albums. Je les admire tous à des titres divers et je me dis que le tango a de beaux jours devant lui et qu'un bel avenir lui est promis.


De haut en bas et de gauche à droite, sans aucun principe de mise en ordre, je note donc :

- "Discrete Time" de Juan Jo Mosalini et Olivier Sens
- "Tango Hoy" du Mosalini Teruggi Cuarteto
- "Delta y Mar" de J.-J. Mosalini et V. Bogeholtz
- "Chamuyo" du même Mosalini Teruggi Cuarteto
- "Homilia", Manu Comté B'Strings Quintet avec Th. Gubitsch
- "Soledad in Concert", un Soledad parmi d'autres,
- " Cuarteto Lunares, Tango actuel / A horas truncas"
- "Nostalgia del Tango" de Thomas Chedal, accordéon, et Philippe Alègre, piano
- "Barocco Tango" de D. Louwerse, violoncelle, et  G. Hodeau, bandonéon
- "Tango at Night" de Ronan Baudy, saxophones, et G. Hodeau, bandonéon
- "Chin Chin" du SpiriTango Quartet
- "Reflejos Migrantes" du Jerez Le Cam Quartet. Un disque parmi je ne sais combien de ce compositeur et pianiste magnifique...
- "Astor Piazzolla, Balada para un Loco" du même duo, S. Authemayou, bandonéon, M. Gars, piano
- "Bach Piazzolla, Tête à tête" du Duo Intermezzo
- "Rage" du SpiriTango Quartet
- "Barok Tango" de G. Jerez Le Cam avec Juan Jo Mosalini et Jacob Maciuca, violon.

Impressionnant, non !


vendredi 17 mars 2017

vendredi 17 mars - sébastien bertrand : "traversées"

En classant nos disques de diatoniques, je viens de retrouver le disque de Sébastien Bertrand intitulé "Traversées". Un disque Daqui enregistré en janvier 2016. Je me rappelle en avoir dit quelques mots dans un précédent article de "Chantiers". J'en avais gardé le souvenir d'un grand plaisir à l'écouter. Je me rappelle en particulier que son style m'avait fait penser à celui de Stéphane Delicq pour qui j'ai une très haute admiration. Un style à la fois très personnel et en même temps de la même famille que celui de S. Delicq. Un je ne sais quoi que je qualifierais volontiers d'authentique.

"Traversées" vaut vraiment le détour...C'est pourquoi je n'hésite pas à citer ici les quelques mots par lesquels je signalais en "Chantiers" l'existence de cet album très attachant.


"Sébastien Bertrand. Une sensibilité à fleur de peau. Un univers émouvant : fragilité et obstination.
Il joue de l'accordéon diatonique ; précisément de trois Castagnari, modèles Giordy, Dony et Mory.

https://www.youtube.com/watch?v=vjqcv5LygnI

... et un texte très intéressant :

http://www.sebastien-bertrand.com/solo "

mercredi 15 mars 2017

jeudi 16 mars - "ostinato"... ce qu'en dit Françoise...

Derache ! Naccarato ! Ravel ! Quels points communs ? Pour le savoir, un clic suffit : Françoise explique ça très bien et éclaire en particulier l'origine de son admiration pour ces artistes. De son admiration et de la mienne aussi.

http://francoise-rebinguet.blogspot.fr/2017/03/ostinatoun-style-ma-culture-comme-les.html

mercredi 15 mars - ron carter et richard galliano

- Ron Carter et Richard Galliano. "Panamanhattan", Dreyfus Jazz, 1991 Capitale Jazz. Enregistré à Paris en 1990.
- "An evening with Ron Carter et Richard Galliano", In+Out Records 2017. Enregistré live au Theaterstübchen de Kassel en 2016.

Vingt-six ans entre les deux enregistrements.... "Et nous avons toujours les mêmes doigts"(Ron Carter).  Neuf titres sur le premier album, dont quatre compositions de Richard Galliano ; dix sur l'autre, dont cinq compositions de celui-ci et quatre de Ron Carter. Avec un solo de R. Carter en 5, "You Are My Sunshine" et un de R. Galliano en 8, "Aria/Libertango".



 
Parmi les titres du second album, on peut noter la présence de "Tea for Toots", de "Billie", de "Waltz for Nicky", de "Tango pour Claude" et donc de "Aria/Libertango". On peut alors remarquer que "Billie", "Waltz fot Nicky" et "Tango pour Claude" figurent aussi sur le récent album de Richard Galliano :"New Jazz Musette". Mais aussi que "Tea for Toots", sans discussion, fait partie du monde du jazz. Quant au morceau, qui semble à part :"Aria/Libertango", faut-il voir dans sa présence le signe annonciateur d'un projet à venir de Richard Galliano, projet qui pourrait s'intituler "New Jazz Tango" et s'inscrire dans la lignée d'Astor Piazzolla, nouvelle mouture, façon jazz ?  
 
Enfin, en écoutant attentivement les différents titres de ce nouveau duo formé par Ron Carter et Richard Galliano, je m'avise que les interprétations s'inscrivent clairement dans un jazz intimiste, en tout cas tout en demi-teintes, même "Tango pour Claude", c'est dire... Un dernier mot, que j'aurais pu placer en tête de cet article. Il revient à Ron Carter :"Croyez moi, il n'y a rien de mieux que de jouer avec un parieur qui défie son partenaire. Richard Galliano adopte toutes sortes de changements harmoniques et rythmiques. Ecoutez ce concert et appréciez la prise de risques !"
 
Jeu, défi, pari, prise de risques... Quatre termes bien venus pour orienter et guider l'écoute de cet album.