lundi 15 décembre 2014

lundi 15 décembre - alerte agenda ! richard galliano et sylvain luc : la vie en rose

Richard Galliano annonce sur son site la sortie de son album en duo avec Sylvain Luc, intitulé "La vie en rose". Date prévue : 26 janvier.

La photo ci-dessous, de même que la liste des titres, est tirée du site de Richard Galliano.




La vie en rose
Richard Galliano et Sylvain Luc. 2015, Milan.

01. Douce joie
02. L'accordéoniste
03. Les amants d'un jour
04. La chanson des forains
05. Flambée montalbanaise
06. La foule
07. La goualante du pauvre Jean
08. L'hymne à l'amour
09. Je m'en fous pas mal
10. La vie en rose
11. Je ne regrette rien / 12 Passage
12. Jeannette
13. Mon Dieu
14. Aria
15. Paris
16. Sous le ciel de Paris / Je n'en connais pas la fin
17. Swing Valse

Richard Galliano, accordéon, accordina ; Sylvain Luc, guitare



 

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lundi 15 décembre - alerte agenda ! isabelle olivier : don't worry be harRy

C'était, me semble-t-il, vers la mi-juin. isabelle Olivier avait lancé un appel à contribution pour mener à concrétisation un projet d'album. Le titre ? En forme de clin d'œil :" Don't worry, be haRpy". Bonne nouvelle : la sortie est annoncée pour la dernière semaine de janvier.

Isabelle Olivier joue de la harpe. Mais il n'y a pas que l'accordéon. On l'avait découverte par un album : "My Foolish Harp" - déjà, humour !- avec D. Venitucci, Youn Sun Nah, L. Sclavis et P. Erskine. On avait aimé. Et puis, on avait eu la chance de l'écouter en direct live à Toulouse dans le cadre de Jazz sur son 31. On avait encore aimé. C'est pourquoi on a envie de suivre son parcours.

Pour mieux la connaitre, un clic suffira...

http://isabelleolivier.com/

lundi 15 décembre - alerte agenda ! vincent peirani : living being

A vos agenda ! Le 27 janvier, sortie de l'album de Vincent Peirani : "Living Being". Label : ACT. On peut déjà le pré-commander sur Amazon.

dimanche 14 décembre - free tango

Il y a quelques jours, Françoise avait repéré sur Faceboock, l'annonce de la sortie du dernier opus d'Olivier Manoury : "Free Tango". Illico, on l'avait commandé. Et voilà qu'à notre retour de Toulouse, où l'on est allé jouer Papou-Mamou, on trouve dans la boite à lettres une enveloppe de format carré, heureuse surprise parmi nombre de prospectus et autres publicités, sans compter diverses factures : eau, électricité, gaz, entretien du jardin...

'Free Tango". L'objet est joli. Agréable à regarder. Plein d'humour. Olivier Manoury, bandonéon, Sergio Gruz, piano. Dessin de couverture : Abigaël Dumontier.



"Free Tango", forcément ça fait penser à free jazz. La rencontre du tango, son histoire, ses mélodies, ses codes, d'une part et, d'autre part, de l'improvisation, de la créativité, des tâtonnements du jazz, l'un et l'autre influencés par la musique contemporaine et son esprit de recherche.

Le premier titre annonce, si je puis dire, la couleur de l'album ou, en d'autres termes, le style de collaboration entre le piano et le bandonéon. En parcourant la liste des douze morceaux, on note des titres connus, comme "Volver" ou "El dia que me quieras" de C. Gardel, ou encore "La Cumparsita" ; on note des milongas, comme "Milonga gris" ou "Blue milonga". Autant de repères pour une première écoute. Mais, on en reparlera. En tout cas, et ça ne trompe pas, tout de suite morceau après morceau, on a envie d'écouter encore et encore le duo.

Et, alors qu'on écoute cet album, silencieusement, tout à sa découverte, Françoise dit : "Ils ont un beau son". Tout est dit pour cette première approche.


lundi 8 décembre 2014

lundi 8 décembre - connaissez-vous hans hassler ?

Il y a quelques jours, comme je parcourais les offres de Paris Jazz Corner quant à l'accordéon, je tombai tout à coup sur l'image d'un cd : "Sehr Schnee Sehr Wald Sehr", label Intakt, 2008, cd occasion, 10 euros.  Un album solo d'un accordéoniste dont j'ignorais le nom jusqu'à ce jour : Hans Hassler.

Evidemment, intrigué et curieux, je n'ai pas hésité une seconde à le commander sans chercher d'abord quelque information que ce soit sur cet artiste à la barbe fleurie. C'est ainsi que quelques jours plus tard, j'ai découvert cet opus. Etonnant ! Si j'osais, je dirais un opus sui generis, un cas d'espèce. Un certain phrasé, un soufflet "hénaurme", une inspiration qui ne l'apparente à aucun style ou école connus, du moins de moi.

Après l'avoir écouté, je reste perplexe.

Du coup, j'ai cherché à en savoir un peu plus sur ce compositeur-interprète, mais ce ne fut pas facile. Tout au plus ai-je appris qu'il est né en Suisse en 1945 et qu'il a publié ses œuvres sous label Intakt Records. C'est pourquoi, pour l'heure, je me contente de donner ici deux documents de nature, me semble-t-il, à le situer quelque peu :

1.- un article excellent, selon moi, dont je cite ci-dessous le paragraphe concernant Hans Hassler

Avec Sehr Schnee Sehr Wald Sehr, le Zürichois lance un nouveau défi en se livrant à l’exercice périlleux et aventureux du solo. Considéré comme le maître suisse de l’accordéon, son parcours en dit long sur la diversité de ses collaborations : folk, musiques de films, jazz, classique et bien sûr musiques improvisées, ce dont il est question ici. Ce disque se présente comme une succession de pièces alternées avec de courts intermèdes, ce qui donne l’impression d’une suite. Les thèmes longs  lui permettent de creuser la masse sonore de l’instrument dans sa globalité ; alors toutes les explorations deviennent possibles, et avec la plus grande attention. Le premier titre, qui introduit fidèlement la couleur d’ensemble, incite l’auditeur à se concentrer sur la suite. On devine que Hans Hassler écrit aussi pour le cinéma tant la charge affective est forte, même en l’absence des images. Il expose ce que l’instrument peut aussi être, en laissant de côté le registre des musiques traditionnelles, et sur « SoGeKü-UpMi ! », on identifie de loin la décomposition d’une valse qui aurait pu être « musette » si Hassler ne se l’était pas autant appropriée. Car, décomplexée, loin de tous souci de classification, la musique fait preuve ici d’une maturité et d’une liberté exemplaire. Une façon assez symbolique de concevoir la musique en solo.
 
Armel Bloch
Source : chronique publiée le 22 septembre 2008 sur le site Citizen Jazz
 
2.- les titres accessibles par Deezer, soit une liste de 5 top titres ; les 15 titres de "Sehr Schnee Sehr Wald Sehr", album publié en 2008 ; les 16 titres de "Hassler" - tout simplement - un disque joué en quartet et publié en 2013. On notera que les dits titres ont des durées très variables, de quelques secondes à sept ou neuf minutes, jusqu'à dix-sept.  

 http://www.deezer.com/artist/4072043



 

samedi 6 décembre 2014

dimanche 7 décembre - une autre approche de luciano biondini

J'ai dit hier mon intérêt pour l'accordéoniste Luciano Biondini et j'ai essayé de reconstituer comment j'avais essayé de le connaitre en m'informant sur son parcours. Un vif intérêt, mais une recherche plutôt livrée au hasard et sans souci aucun de chronologie ni d'exhaustivité. Une recherche "au fil du hasard". C'est ainsi, chemin faisant, que je me suis donné, le concernant, une sorte de savoir expérientiel, très personnel donc, dénué de toute intention objective ou, encore moins, scientifique. Je ne voulais pas en effet l'aborder en balisant mon approche avec des informations ni sur sa biographie, ni sur son style. Je ne le voulais pas pour ne pas risquer de réduire son parcours à ce qui aurait pu apparaitre comme une trajectoire plus ou moins déterminée. Je me rends compte d'ailleurs maintenant que cette démarche est celle que j'utilise dans tous les cas où je m'intéresse à un accordéoniste, une démarche faite de zigs et de zags certes, mais obstinée. Une démarche qui s'apparente plus à la construction d'un puzzle qu'à une méthode linéaire.

Mais, maintenant que j'ai reconstitué mon propre parcours expérientiel quant au jeu et au style de L. Biondini, disons que je me suis fait ma propre idée à son sujet, il me semble intéressant aussi de reconstituer la chronologie de ses disques, à partir de mon propre fonds, même si sans doute il y en a d'autres que je ne connais pas.

1.- "Les cosmonautes russes", Label bleu, 2002
2.- "Latakia Blend", Enja, 2002, avec G. Mirabassi et M. Godard 
3.- "Morton's Foot", Enja, 2003, sous la direction de Rabih Abou-Khalil, avec G. Mirabassi, M. Godard et J. Cagwin entre autres
4.- "['tu:ba'tu:ba'tu:], Enja, 2003, avec M. Godard, D. Bargeron et K. Dennard
5.- "Terra Madre", Enja, 2005, en duo avec J. Girotto
6.- "Em Português", Enja, 2008, sous la direction de R. Abou-Khalil, avec M. Godard, J. Cagwin et Ricardo Ribeiro, chant
7.- "What is the There what is not", Intakt, 2011, en trio avec M. Godard et L. Niggli
8.- "Hungry People", World Village/Harmonia Mundi, 2012, sous la direction de R. Abou-Khalil avec M. Godard, J. Cagwin, et Gavino Murgia, saxophones et voix
9.- "Mavi", Intakt, 2013, en trio avec M. Godard et L. Niggli
10.- "La Strada invisibile", Rita Marcotulli et L. Biondini Duo Art, Act Music, 2014

En 1, L. Biondini participe à une sorte de méga-opéra, une machinerie instrumentale et humaine absolument "hénaurme" ; puis deux lignes apparaissent, qui s'entrecroisent, la ligne "R. A,bou-Khalil", d'une part, et d'autre part la ligne "M. Godard, tuba" avec tels ou tels autres collègues, suivant les albums ; et enfin, en 10 - évolution ? changement de cap ? opportunité ?  -  ce dernier opus magnifique en duo avec R. Marcotulli. Histoire à suivre...  De même, histoire à suivre : les collaborations avec Mirabassi ou Girotto ou Cagwin...    

post-scriptum.- on ne manquera pas de noter au passage les labels : Label bleu, Enja, Intakt, Act... Excusez du peu.
 

vendredi 5 décembre 2014

samedi 6 décembre - luciano biondini

Je me souviens. C'était une fin d'après-midi, au Parvis. J'explorais le rayon des disques. Tout à coup, la couverture d'un album avait attiré mon regard : "Rabih Abou-Khalil / Morton's Foot".  Intrigué, j'avais consulté le dos de la pochette et ainsi découvert la présence d'un accordéoniste, à savoir Luciano Biondini, dans une formation de six musiciens plus le sound engineer. Je me rappelle avoir décidé alors de m'informer sur cet accordéoniste. C'est ainsi qu'a commencé mon intérêt pour son parcours, un intérêt appuyé sur la recherche de ses disques mais, je m'en rends compte maintenant, sans aucun souci ni de chronologie, ni d'exhaustivité. Au fil du hasard. Je note d'autre part en parcourant la liste des musiciens de cet album  la présence de G. Mirabassi, clarinette ou de Michel Godard, tuba, ou encore de Jarrod Cagwin, batterie, qui ont participé à plusieurs disques avec L. Biondini.


Plus tard, j'ai trouvé deux autres albums signés Rabih Abou-Khalil : "Hungry People" et "Em Português" où L. Biondini était présent. Chaque fois sa présence m'intéressait, même si je pouvais la juger trop discrète.

Plus tard, ce fut la révélation d'un disque magnifique, en duo, de L. Biondini et Javier Girotto, saxophones et flûte : "Terra Madre". Puis, un autre album que je place très haut : "Latakia Blend", sous le nom de G. Mirabassi, avec la présence de L. Biondini et Michel Godard.

Dans cette discographie, un opus "hénaurme", hors normes : "Les cosmonautes russes" de Battista Lena. Une fresque, un opéra, que sais-je, avec des chœurs impressionnants et la banda "Bonaventura Somma" avec pas moins de soixante-dix instrumentistes. Et encore L. Biondini, et encore G. Mirabassi, entre autres. 

Et puis, un disque surprenant : "['tu:ba'tu:ba'tu:] sous les  noms de Michel Godard et Dave Bargeron, respectivement tuba et serpent, tuba et saqueboute. Et L. Biondini à l'accordéon. Victoria. Forcément !

Après, il y a seulement quelques semaines, la rencontre avec un disque admirable, sous label Act, un disque en duo : "la Strada Invisibile". Rita Marcotulli, piano et L. Biondini, accordéon. Un disque publié en  2014. Pour moi, ce dernier prend une nouvelle dimension.

http://autrebistrotaccordion.blogspot.fr/search?q=la+strada+invisibile

Et puis, les événements se précipitent. C'est en parcourant les offres de Paris Jazz Corner que je découvre un album de L. Biondini, M. Godard et Lucas Niggli, batterie : "What is There What is Not". Avec quelques titres exceptionnels comme, en 3, "Adagio in F de la sonate pour violon BWV 1016" de J.-S. Bach, arrangements de M. Godard, ou, en 6, "What is There What is Not" de L. Biondini lui-même. Entre autres, car les neuf titres mériteraient d'être cités. Et, c'est là que les événements se précipitent, à peine avais-je passé commande de cet album, que je découvrais l'existence d'un autre :"Mavi" avec le même trio. Le premier étant publié sous label Intakt en 2011 et celui-ci sous le même label en 2013.

Dix albums donc pour mieux connaitre Luciano Biondini. Ah ! J'allais oublier : il y a quelques années, dans le cadre du festival Jazzèbre, à Perpîgnan, on avait pu le voir et l'écouter en direct live. Le souvenir de sa posture et de son visage m'aide à me le représenter jouant de l'accordéon quand j'écoute un de ses disques.

http://autrebistrotaccordion.blogspot.fr/search?q=biondini+rabih+abou-khalil