samedi 14 janvier 2017

samedi 14 janvier - florian demonsant : deux documents à déguster...

... reçu deux documents où l'on peut écouter et même, pour l'un des deux, voir Florian Demonsant dans ses œuvres, si je puis dire. En tout cas comme improvisateur. Deux documents qui ont, d'après mes informations, suscité des retours enthousiastes. Pour comprendre pourquoi, deux clics suffiront...

https://www.youtube.com/watch?v=AvHvQCszvHE&feature=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=G7cbbhaRlsg










jeudi 12 janvier 2017

vendredi 13 janvier - accordéon et accordéonistes est arrivé-é-é...

"Accordéon et accordéonistes", janvier 2017, n° 170.

Forcément, même si je me réjouis à l'arrivée de notre revue de référence, tous les articles ne m'intéressent pas également. Certains même, pas du tout : j'en conclus qu'il y a d'autres goûts que les miens dans le monde de l'accordéon. D'ailleurs, faut-il dire "le" ou "les" monde(s) de l'accordéon ? Bon ! Pour l'heure, je m'en tiens à mes intérêts, en toute subjectivité :

- En "Echos - l'instant Contet", un article - texte de photos - de Pascal Contet consacré à Pauline Oliveros. Un texte qui s'inscrit dans une série régulière et qui me plait en ce sens que l'écriture en est agréable et que le style très personnel et subjectif se combine bien avec des analyses, plus abstraites,  pleines de pertinence et de finesse. En tout cas chargées de significations. Pages 4-6, une belle entrée en matière pour la suite de la revue.

- Pages 12-16, en "Tête d'affiche", un article très complet sur un jeune accordéoniste russe : Vitaly Kondratenko. Jusqu'ici j'ignorais et son nom et son existence. Article intéressant. je n'ai pas vu de disques à son nom. Pour les concerts, c'est encore un peu loin.

- Pages 24-29, dans une rubrique plutôt exceptionnelle, sauf erreur de ma part, à savoir "Hommage", un article sur Roger Gaboyer. un accordéoniste de la région de Caen. Rétrospective de sa carrière. A la fois singulière et semblable à celle de quantité d'accordéonistes des années 50 au début des années 2000. Une sorte de carrière-type.

- Pages 32-34, un portrait consacré à Ksenija Sidorova, dont j'ai déjà dit quelques mots dans mon article précédent. Un article qui, c'est sûr, donne envie de découvrir son jeu. Page 76, une colonne de la rubrique "Chronique" fait l'analyse de ses trois cds. Du coup, j'ai acheté illico "Fairy Tales" et commandé "Carmen", chez Deutsche Grammophon.

- Page 81, dans la rubrique improbable : "Le meilleur pour la fin", portrait de l'accordéoniste Sébastien Bertrand et présentation de son cd : "Traversées", Daqui, un cd mis à l'honneur comme  "Grand prix musiques de monde". J'ai bien aimé ce que j'ai pu entendre sur YouTube. Commandé illico chez Daqui : 14,99 euros + 3,00 de frais de port.




 


jeudi 12 janvier - ksenija sidorova : la vénus au bayan

Si le titre de cet article vous étonne, cliquez sur le lien ci-dessous, vous comprendrez le bien fondé d'un rapprochement qui de prime abord peut surprendre.

https://www.youtube.com/watch?v=2cNnajhj5ts

Mais, j'ai hésité ; j'aurais pu en effet choisir comme titre : "Y a pas de hasard". Je m'explique.

Acte 1. Mardi matin. Je parcours les pages du dernier numéro de la revue "Accordéon et accordéonistes" pour prendre connaissance de cette livraison. Comme pour repérer en quelque sorte par un premier écrémage les articles qui répondent à mes intérêts. Et voilà que, pages 32 à 34, mon attention est alertée par un article - texte et photos - intitulé "Ksenija Sidorova - une femme fatale de l'accordéon". D'autant plus alertée que c'est la première fois que j'ai connaissance de cette accordéoniste née à Riga en Lettonie. Le dit article mentionne qu'elle a trois albums à son actif :

- "Classical accordion", 2011
- "Fairy Tales", 2013
-"Carmen", 2016, Deutsche Grammophon

Mais aussi, trente-cinq concerts dans toute l'Europe en 2014 dans le cadre "Night of the Proms".

J'ai envie d'en savoir plus sur cette interprète couverte de prix et de distinctions.

Acte 2. Mardi, début d'après-midi. On sacrifie au rituel bi-hebdomadaire du charge-caddy à l'hyper Leclerc. On remplit donc le caddy, on passe à la caisse, on va le décharger dans le coffre de la voiture. Mais, le rituel n'est pas encore accompli. Avant de retourner à la maison, détour par le Parvis.

Acte 3. On parcourt en tous sens les rayons des disques, mais en vain. D'accordéon, point. On pense à satisfaire notre boulimie culturelle du côté des bouquins quand, au moment où nous nous éloignons,  le responsable des disques nous appelle...

Acte 4. "Bonjour ! J'ai pensé à vous... J'ai là un disque d'accordéon... Je l'ai mis de côté... ". Et voilà qu'il me présente le disque de Ksenija Sidorova intitulé "Fairy Tales". Forcément, je suis intéressé et je suis preneur. Avec tous mes remerciements pour ce responsable des disques  si attentionné, si attentif aux goûts et désirs de ses clients. Du coup, je commande le disque consacré à Carmen, qui m'intrigue. Je me demande encore comment il a pu échapper à mon attention vu que d'après ce même responsable il est resté quelques jours en présentation. Peut-être était-il classé avec les disques de Bizet, un endroit où je ne cherche pas d'accordéon... Leçon à retenir...

Depuis... nous avons plusieurs fois écouté les dix-sept morceaux de "Fairy Tales". Un cd qui correspond à nos hypothèses : c'est en effet un disque qui s'inscrit dans la tradition de l'école russe, avec une virtuosité et une maitrise technique impressionnantes d'une part, et d'autre part des prises de liberté surprenantes. Parmi les compositeurs, Moszowski, Trojan, Vassiliev, Londonov, des noms inconnus pour moi, mais aussi Grieg ou Mendelssohn. Pour le premier titre : "Caprice espagnol" de M. Moszkowski, les arrangements sont de F. Lips, ce qui permet de le situer ; le dernier est "Oblivion" d'Astor Piazzolla avec J. Lenehan au violon.

Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai hésité à titrer cet article "Y a pas de hasard"...

 

dimanche 8 janvier 2017

dimanche 8 janvier - bey ler bey, "mauvaise langue" : premières impressions d'écoute

Je me suis donné cette journée de dimanche pour découvrir le dernier opus du trio Bey. Ler. Bey ; du moins pour une première approche :

-  Les trois albums sous la main : "Jazz/Balkans", 2012 ; "Mauvais œil", enregistré en 2012, mixé en 2014 ; "Mauvaise langue", 2016. Notons au passage l'unité forte suggérée entre ces trois opus par l'unité du graphisme qui les identifie tout de suite comme un ensemble avec une unité d'inspiration manifeste.
- A portée de main, un carnet de notes à prendre au fil de cette première écoute. Sans, pour l'instant, chercher à classer ou ordonner mes premières impressions.

D'abord, je suis frappé - forcément - par les titres respectifs des trois albums où l'adjectif mauvais apparait dans les deux plus récents. Mais, auparavant, notons une indication d'importance comme titre du premier : Jazz/Balkans. On a là les deux axes ou les deux pôles, comme on voudra, de la musique du trio. Une inspiration puisée aux sources balkaniques croisée avec des influences venues du jazz. Une certaine fidélité, mais en toute liberté d'inspiration. D'où un son  et des harmonies mixtes, pour ne pas dire métisses, qui sont la signature même du trio.  Et puis, cette information donnée en titre dans les albums suivants : : "Mauvais œil" et "mauvaise langue". Caractéristiques de l'humour du trio. D'un côté, le mauvais œil, qui connote une influence trouble et maléfique ; le mauvais sort. Une illustration qui évoque quelque Méduse aux yeux multiples, mais dont dans l'Antiquité on pensait qu'elle pouvait paradoxalement protéger du dit mauvais sort. De l'autre, la mauvaise langue, qui connote aussi quelque pouvoir maléfique ou, en tout cas, toxique. "Mêm' pas peur !"

A propos de cet adjectif  : mauvais, qui relie entre eux les deux derniers albums, deux réflexions me viennent à l'esprit : d'une part, je remarque que Florian se produit en duo live sous le nom "Mala cabeza / Tango dégénéré". Il n'y a pas de hasard. D'autre part, je me dis qu'en toute logique on pourrait bien voir son prochain album intitulé "mauvaise graine" ou quelque chose du même acabit. Mais encore, il me vient à l'esprit que cette mauvaise graine aurait bien pu être aussi le titre de l'un des albums de Pulcinella, Florian Demonsant assurant le lien entre ce quartet et le trio de Bey. Ler. Bey. Du coup, comment ne pas penser à "mauvaises herbes" ? [*]

Si j'en viens maintenant à mes premières impressions d'écoute, ce qui domine pour moi, c'est que je  ressens "Mauvaise langue" comme une musique crépusculaire : lueur du lever du jour, d'une part, lueur du coucher du jour, d'autre part. Une lumière ni solaire, ni nocturne. Non. Une musique qui pourrait surgir tout à coup dans un espace désertique. Quelque chose comme des rythmes gnaouas explosant comme un feu d'artifice sur le sol aride du désert sud-marocain.

S'il est manifeste qu'une unité forte traverse les trois albums comme un fil rouge, il est non moins évident que les trois albums ont une structure différente entre eux : "Jazz/Balkan" est composé de huit titres ; "Mauvais œil" de vingt, de durées fort différentes ; "Mauvaise langue", de quatre titres, eux-mêmes dissemblables quant à leur durée :

1. "Jacasseries", 9:22
2."Bon sauvage", 4:59
3."Aphone", 18:53
4."Naufrage", 10:33

Tout en écoutant ces quatre titres, notamment "Aphone", il me semble évident que c'est une musique qui implique de la part de l'auditeur un certain "lâcher prise", une manière de se laisser immerger dans cette musique suivant cette attitude que les psychanalystes qualifient d'attention flottante. Une manière de se laisser aller au fil des méandres de l'imagination du trio. Juste pour se laisser guider par leur créativité. Autre image qui me vient à l'esprit : le labyrinthe. Une image qui pourrait assez bien traduire l'impression que l'on a en se laissant porter, par exemple, dans le dédale d'"Aphone"...

Pour finir, à propos du style du trio, je pense à cette scène de cinéma où Raimu explique à Marius le dosage du pastis. Bey. Ler. Bey, c'est deux tiers d'inspiration balkanique et orientale - la clarinette et autre bendir ou darbouka -, un tiers de jazz - l'accordéon - et un grand tiers de créativité...

 [*] A propos de mauvaises herbes, je me dis que "la zizanie" pourrait assez bien qualifier le style de Pulcinella jusqu'à aujourd'hui. La zizanie, cette mauvaise herbe, qui sème perturbations, dérangements et agitation sur son chemin. Qui sème la zizanie, récolte la tempête !   





samedi 7 janvier 2017

samedi 7 janvier - bey ler bey : "mauvaise langue"

... reçu ce matin le troisième opus du trio Bey. Ler. Bey. J'en suis content comme un gamin qui découvre un cadeau de noël supplémentaire. Une portion de rab' si je puis dire. Maintenant donc, j'ai le plaisir de pouvoir écouter les trois albums du dit trio. C'est une vraie satisfaction. Je me prépare un joli parcours.

Ci-dessous, de gauche à droite, les trois albums.


Et, ci-dessous, la pochette de "Mauvaise langue", le tout dernier : triptyque extérieur et triptyque intérieur. On voit tout de suite que ce n'est pas seulement un objet musical, ce qui est déjà beaucoup ; c'est aussi, en première approche, un objet à regarder, un objet pour le plaisir des yeux. Un objet culturel, bien loin de la musique en flux. Mais aussi, un objet excitant pour l'imagination tant le dessin est à la fois très lisible et énigmatique, donc poétique. Notons donc les noms donnés sous la mention  "graphisme" : Benjamin Efrati, Diego Verastegui // Miracle.


 
 
 
A partir de maintenant, je me donne le temps d'écouter cet album ; bientôt, je donnerai mes premières impressions. Mais avant, deux articles fort élogieux consacrés au trio par la revue de référence Citizenjazz.
 
- Citizen jazz : "Mauvaise langue"
 
- Citizenjazz : "Mauvais œil"
 
Je note, dans l'article ci-dessus, une réflexion que j'ai bien appréciée et que je cite : "Ce trio peut faire songer, dans sa forme comme dans son propos, à ses glorieux aînés de Hradčany. Mais l’approche est ici plus nomade, voire insaisissable".
 
La référence me parait en effet pertinente et bien venue. D'autant plus qu'elle m'invite à écouter à nouveau les trois cds de cette formation - accordéon, saxophone, trompette - dont le nom "Hradcany" évoque immédiatement une Roumanie ou une Turquie imaginaires. Avec, comme accordéoniste, David Venitucci. Une référence.
 
A bientôt !
 
 
 


vendredi 6 janvier 2017

vendredi 6 janvier - alerte agenda concerts !

Françoise, à son habitude, vient d'explorer divers sites d'accordéonistes et quelques autres, plus généralement, de musiciens que nous apprécions. Quelques sites aussi de lieux de concerts dans notre sud-ouest. Sa récolte est certes modeste, mais de qualité et donne envie... C'est pourquoi je m'en fais l'écho à toutes fins utiles, si vous habitez ou si vous passez dans la région...

1.- Grégory Daltin Trio, le 2.03. à 21h30, à Toulouse, au Rex. Le trio : accordéon, accordina, bandonéon ; percussions ; contrebasse.

- "Le tango de l'autruche"
https://www.youtube.com/watch?v=GpT1BzTFQY4


2.- Bey Ler Bey, le 09.03. à Toulouse, à 20h30, espace Croix Baragnon. Le trio : Florian Demonsant, accordéon ; clarinette ; percussions, darbouka, bendir, etc...

- live, studio de l'ermitage, "Les portes de fer"
https://www.youtube.com/watch?v=XxSGXyrQGI0


3.- Garcia-Fons et Dorantes, le 19.03, à Orthez, théâtre Francis Planté, à 16h. Le duo : Renaud Garcia-Fons : contrebasse à cinq cordes ; Dorantes, piano.

- Séville, 2014, "Flamenco à cordes"
https://www.google.fr/#q=garcia+fons+dorantes

4.- Daniel Mille, "Cierra Tus Ojos" d'Astor Piazzolla, le 25.03, à Foix, à l'Estive, à 20h45. Le quintet : D. Mille, accordéon ; trois violoncelle ; une contrebasse. Arrangements, Samuel Strouk.

- "Cierra tus ojos"
- https://www.youtube.com/watch?v=hkkPsgfTRac / 2014

mercredi 4 janvier 2017

jeudi 5 janvier - y a pas que l'accordéon... y a aussi les couleurs...

Hier après-midi, suivant un rituel bien établi, après les courses à l'hyper, petit détour par le Parvis , l'espace culturel... Malgré mon obstination, pas le moindre disque d'accordéon... tout au plus un diato : Tesi, et un harmonica : Milteau. Inutile de s'acharner en vain. Je reporte mon désir culturel du côté des bouquins. Sans aucune attente particulière. Et voilà que je tombe sur un livre de format modeste, environ 130 pages, Editions du Panama, 2005, collection Points Histoire. Son titre :"Le petit livre des couleurs". Les auteurs : Michel Pastoureau et Dominique Simonnet. Le prix : 7,30 euros.

Ce livre, découpé en sept parties, se présente comme une petite histoire des couleurs et c'est magnifique de simplicité et d'intelligence. Lumineux !

Les sept parties :

1.- Le bleu :la couleur qui ne fait pas de vagues
2.- Le rouge : c'est le feu et le sang, l'amour et l'enfer
3.- Le blanc : partout il dit la pureté et l'innocence
4.- Le vert : celui qui cache bien son jeu
5.- Le jaune : tous les attributs de l'infamie !
6.- Le noir : du deuil à l'élégance
7.- Les demi-couleurs : gris pluie, rose bonbon

A aucun moment il n'est question d'accordéon. Du coup, je me suis dit, in petto, qu'une histoire et une sociologie des couleurs de l'accordéon dans tous ses états seraient fort intéressantes. Tout reste à faire, mais l'on sent bien que les données sont là, à portée d'observation, pour un chercheur en sciences humaines et musicologie. Déjà, pour démarrer, "Accordéon et accordéonistes" serait une mine tellement riche !