mardi 30 août 2016

mardi 30 août - à propos de jacques pellarin...

J'entretiens des relations suivies avec Jacques Pellarin depuis une dizaine d'années... au moins. C'est un plaisir et un privilège. C'est en effet pour moi un vrai privilège d'avoir ainsi pu suivre régulièrement son parcours, mot que je préfère à celui de carrière. J'ai beaucoup d'admiration pour son œuvre et d'estime pour sa personne même. Mais, en parcourant son site, je m'avise que je n'ai pas toujours répercuté les informations le concernant avec mon blog.

Manière de réparer ce défaut, ci-dessous l'adresse de son site. Un site fort bien fait du point de vue ergonomique, informatif et esthétique, avec de nombreux morceaux à écouter. Un site qui prouve l'éclectisme de Jacques Pellarin et, en même temps, la permanence d'un style et d'un son qui lui sont spécifiques et très personnels.

J'aimerais par l'intermédiaire de cet article contribuer à le faire mieux connaitre...

http://www.jacquespellarin.fr/

http://www.jacquespellarin.fr/?u=3014722549&p=1&lang=fr


Un jour peut-être la revue "Accordéon et accordéonistes" lui rendra justice de son talent. Je fais des vœux en ce sens...

dimanche 21 août 2016

dimanche 21 août - lars danielsson encore et toujours...

A partir de la première semaine d'août, il y a, à Hossegor, du monde partout. Des joggers plus ou moins bronzés, des adolescents et des retraités, toutes sortes de piétons, etc... etc... Il y a aussi des skates, des vélos, des autos... Tout un flux ininterrompu, y compris la nuit venue. Un monde de consommation : fringues le jour, glaces et cocktails la nuit. En tout cas, trop d'agitation pour moi. Je me cloitre dans la villa et je profite de ma solitude. Je ne dirais pas du silence car, même dans notre quartier calme, on entends les éclats de voix des voisins, les cris et les rires des enfants, le passage des voitures et les discussions des groupes à vélo. J'écoute "Blues sur Seine",  "Liberetto", "La strada invisibile", " Mare nostrum II", "Liberetto II"...

Et puis arrivent les fêtes de Dax, du jeudi 11 au lundi15. Chaque jour nous faisons l'aller-retour depuis Hossegor. On part le matin ou l'après-midi, c'est selon ; on revient à la nuit et on soupe de retour à la villa. On se couche vers 2 heures. On repart le lendemain. La feria de Dax, c'est énorme ; de 800 000 à 1 million de personnes y participent. Toute une ville sans voitures et où les gens sont tous habillés de rouge et blanc. Une foule festive dont le nombre, je l'avoue, m'inquiète un peu, même si les forces de sécurité y sont présentes de manière visible et sécurisantes. Reste que l'on est plongé dans cette foule et comme ballotté au gré de mouvements imprévisibles. Finalement, au fil des jours je rêve de solitude et de silence.

C'est pourquoi aussi, dés les fêtes terminées avec le feu d'artifice traditionnel, nous avons, Françoise et moi fait en aller retour d'Hossegor à Pau pour aller chercher dans notre boite à lettres deux cds commandés à Amazon :

- "Pasodoble", un disque ACT, 2007, de Lars Danielsson et Leszek Mozdzr au piano,
- "Tarantella", un disque ACT, 2009, du même Lars Danilsson avec son même collègue pianiste plus Mathias Eick, trompette, John Parricelli, guitare, Eric Harland, batterie et percussions.

Depuis notre retour, c'est en boucle que tournent ces deux disques. Je les écoute dès que l'opportunité se présente. Moments rares au plan esthétique mais finalement nombreux car, par chance , la tribu ne pense que plage, baignade, calendrier des marées, surf, vagues, etc... Pour ma part, j'hésite quant à la tonalité : sérénité ou spleen... Je ne saurais dire... Mais, en tout cas, une musique selon mon goût, en demi-teinte, avec des mélodies faussement simples, qui entrent par les deux oreilles et restent en tête comme des évidences.

Cet été 2016 aura, pour moi, été marqué par la découverte de Lars Danielsson. Un immense merci à Martine Croce à qui je dois cette découverte. Qui n'est pas finie si j'en juge par les œuvres de ce contrebassiste-violoncelliste-violoniste que je n'ai pas encore explorées.

jeudi 11 août 2016

jeudi 11 août - à propos de quatre commentaires à mon article du samedi 6 intitulé "ceci n'est pas un accordéon"...

En ce qui concerne mon goût pour l'accordéon, les choses se sont passées ainsi. C'était dans les dernières années de la décennie 90. Je regardais régulièrement le dimanche matin des émissions consacrées à l'accordéon. J'y trouvais matière à perplexité et à amusement. C'était pour moi un monde exotique. En tout cas, une musique dont je n'aimais pas le son. Je ne l'aime toujours pas. Je sais maintenant qu'il s'agissait d'accordéon musette.

Devant ma perplexité et en dépit de mon amusement, je me suis dit un jour qu'il n'était pas possible que cet instrument si complexe ne serve qu'à produire ce son... J'ai entrepris alors de chercher des disques d'accordéon autres et j'en ai trouvé . Puis nous avons, Françoise et moi, couru les concerts. Dans un rayon de 500 kilomètres ! On a ainsi fait la connaissance de musiciens magnifiques. Avec qui on a noué des liens de sympathie et d'amitié. On continue à explorer ce monde et je me félicite d'avoir un jour décidé de me passionner pour ces accordéons loin du musette d'aujourd'hui. Je dis bien d'aujourd'hui, car les pères fondateurs de ce style, eux, donnent toujours un plaisir rare à leur écoute.

Au point de départ donc de cette exploration du monde de l'accordéon et de ses styles et de ses formes, du classique comme par exemple les variations Goldberg au jazz comme par exemple Daniel Mille ou encore à ce qu'il y a de mieux en musique contemporaine comme Vincent Peirani, au point de départ donc de ce parcours encore inachevé cette simple question quelque peu naïve quoiqu'abstraite et assez heuristique : "Il n'est pas possible que la musique d'accordéon se réduise à ça, je veux dire le musette du dimanche matin à la télé. Il doit exister un autre accordéon..."

En ce qui concerne mon intérêt et mon goût pour la corrida, c'est autre chose. Au point de départ, il y a deux invitations pour des corridas à Bayonne, puis plus tard une corrida à Dax avec Françoise, à l'occasion de la feria de cette ville des Landes et si proche de la culture espagnole . C'était en 1963. Françoise avait alors déjà quelques expériences en matière de corrida. Pour ma part, tout de suite, j'ai éprouvé le désir de mieux comprendre ce monde d'abord très ésotérique, saturé de rituels. En tout cas un mode de contradictions. Depuis, j'ai lu et entendu tous les arguments pour et contre la corrida. J'y reste hermétique. Je n'ai jamais participé à ces échanges entre aficionados qui sont de tradition après chaque corrida. Je m'y ennuie. Trop abscons pour moi. D'ailleurs aujourd'hui, je ne m'informe plus ni sur les toreros ni su les élevages. Pour moi, la corrida commence tel jour à 18 heures et se termine vers 20h30. Dans ce laps de temps, six toros ont été toréés et mis à mort. Dans les règles de l'art. Mais quand c'est fini, c'est fini. Je passe à autre chose. Puis vient la corrida prochaine. Que je découvre comme si c'était la première. Promesse d'émotions.

Alors même que j'écris ce texte, descriptif si possible mais, en tout cas, en rien analytique ni explicatif ni soucieux de compréhension, une question me vient à l'esprit... Depuis 1963, combien de toros de combat avons-nous vus, Françoise et moi, sortir du toril pleins de sauvagerie et mourir d'un coup d'épée - souvent de plusieurs - vingt minutes plus tard ? Oui, combien ?  Disons, estimation basse, cinq corridas par an. Depuis cinquante deux années...  Sans compter les cinq corridas à venir de la feria de Dax 2016... 52 x 5 = 260 corridas. Soit grosso modo, 260 x 6 = 1560 toros ! Mais je n'ai pas l'esprit comptable. Chaque corrida est unique. Ce qui s'y passe, ce qui a lieu dans l'espace clos de l'arène est spécifique.  Inexplicable, incomparable, incompréhensible !







mercredi 10 août 2016

mercredi 10 août - encore quelqures mots à propos de lars danielsson...

J'ai déjà dit à maintes reprises mon admiration pour Lars Danielsson. De son côté, Françoise n'est pas moins admirative. Et elle le dit on ne peut mieux à sa manière. En tout cas, je trouve dans son article tout ce que j'aurais aimé dire moi-même. Une belle description d'un magnifique concert. Un beau portrait de Lars Danielsson...

http://francoise-rebinguet.blogspot.fr/2016/08/lars-danielsson-magnifique.html

samedi 6 août 2016

samedi 6 août - ceci n'est pas un accordéon...

Ceci n'est pas un accordéon... Tout au plus, un pliage accordéon. En fait, il s'agit des vingt billets correspondant à quatre abonnements pour les cinq corridas de la feria de Dax. Françoise, Nadja, Sébastien et moi. Les vendredi 12 (18h00), samedi 13 (18h00), dimanche 14 (11h30), dimanche 14 (18h00) et lundi 15 (18h30) août.

On se prépare. Françoise a sorti des armoires les tenues de fête. Blanches et rouges. Comme neuves. Traditions et rituels. Il y a l'avant mois d'août et l'après mois d'août, l'avant quinze août et l'après quinze août. Le point culminant de l'été.    

jeudi 28 juillet 2016

Jeudi 28 juillet - où il est question de gianluigi trovesi et gianni coscia...

Parmi les disques que l'on a choisis pour nous accompagner à Hossegor, deux de Gianlugi Trovesi et Gianni Coscia. Respectivement clarinettes et accordéon. Deux duos. Label : ECM.

- "In cerca di cibo", 2000
- "Frère Jacques - Round about Offenbach", 2011

On aurait pu faire le choix  d'autres albums de ce duo, très semblables quant au style et à la conception même de sa musique que ce duo manifeste d'œuvre en œuvre avec une belle constance .  Mais, pour comprendre quelle est cette conception, prenons un exemple que je tire du disque inspiré par Offenbach, "Frère Jacques" :

1.- "Sognando Hélène". Trovesi/Coscia
- "Oui ! C'est un rêve". Offenbach, La belle Hélène

2.- "Ah ! Que les hommes sont bêtes". Offenbach, La Périchole.
- "Mon Dieu, mon Dieu". Trovesi/Coscia

... et ainsi de suite. Inutile d'aller plus loin, on a compris la démarche ou, si l'on veut, la méthode. Une manière de s'approprier les morceaux les plus reconnus tout en les respectant. Une manière de respect qui n'interdit pas, tout au contraire de s'approprier les œuvres les plus classiques et ainsi de leur donner une vie nouvelle, en tout cas une vraie vie aujourd'hui même. Une musique qui ne cesse  de m'étonner. Un style spécifique qui combine une structure forte et des mouvements de liberté pleins d'audace et de fantaisie amusée. Car, c'st sûr, ces deux-là s'amusent avec le plus grand sérieux : on n'est pas publié chez ECM par hasard !

Au sujet du duo, Umberto Eco écrit dans le livret de présentation de "In cerca di cibo" : " Voilà donc une façon de rendre populaire la musique cultivée et cultivée la musique populaire". Tout est dit ! Sauf à ajouter avec le même Umberto Eco que le duo - ce serait sa spécificité - annule la distinction entre musique suivant une partition et musique improvisant sur un thème. Cette remarque, me semble-t-il, fait écho à la citation que je faisais au début de cet article où l'on voyait comment le duo interprète à sa façon les œuvres du répertoire.

Juste un document YouTube d'environ douze minutes pour avoir une idée juste du style du duo :

https://www.youtube.com/watch?v=M7VZLWA9c3U









mercredi 27 juillet 2016

mercredi 27 juillet - où il est enore question de lars danielsson...

J'ai déjà dit plusieurs fois comment la découverte de Lars Danielsson en quintet à Oloron, le 2 juillet, avait été pour nous une vraie révélation. Depuis lors, nous ne manquons aucune occasion d'écouter "Liberetto" et "Liberetto II", toujours avec le même étonnement, même s'il n'est plus question de surprise. Sans accordéon ni bandonéon. Du coup, en explorant les propositions de sa musique sur Amazon, on a découvert bien des albums qui nous tentent. Mais, pour commencer, deux commandes qui nous ont été largement suggérées par les deux documents YouTube ci-dessous :     

- "Tarantella", 2009.

https://www.youtube.com/watch?v=83QPMamEfzI

-"Paso doble", 2007.

https://www.youtube.com/watch?v=qXgVsB52HXQ

Une manière pour nous de remonter le chemin d'inspiration suivi par Lars Danielsson jusqu'à aujourd'hui puisque nous avons commencé par "Liberetto II", un opus de 2014, continué par "Liberetto" de 2012 puis, maintenant, par deux albums de 2009 et de 2007.  

En espérant que l'écoute des deux documents YouTube vous permette de mieux comprendre notre enthousiasme.