J'ai dit, il y a peu - jeudi - comment j'avais été amené à commander à Paris Jazz Corner un disque signé de Daniel Goyone : "Haute Mer", un Label Bleu de 1998, en raison de la présence avec celui-ci, dont j'apprécie beaucoup l'inspiration, de Daniel Mille et de David Linx.
Depuis lors, Charlotte et Camille ont investi la maison, pendant que Nadja et Sébastien se payaient une escapade à Barcelone pour y courir le semi-marathon. Et quand je dis que les filles ont investi la maison, ça veut dire que d'heure en heure il devient de plus en plus problématique de vouloir se déplacer de pièce en pièce. Mécanisme de vases communicants : les placards de jeux, de jouets et même de poupées ou de poupons se vident et leur contenu monte, monte, monte, comme la marée haute. Dans ces conditions, vouloir écouter quelque musique que ce soit serait illico voué à l'échec. On remettra l'écoute de "Haute Mer" à plus tard.
De retour à Pau, après avoir raccompagné les filles à Toulouse dimanche en fin d'après-midi, il nous reste à rendre visage humain à la maison. Entre temps, petit détour par Nay pour rendre visite à mes hyper-vieux parents. On remettre l'écoute de "Haute Mer" à un peu plus tard. Mais, en consultant mes courriels, un message attire tout de suite mon attention. Un message amical qui me recommande d'aller sur
http://www.youtube.com/watch?v=JY8LN3qck3g pour écouter le morceau "Mer", adapté en chanson par Claude Nougaro, ce que j'ignorais absolument, avec Daniel Goyone au piano, Catherine Delaunay, saxophone soprano, Jacky Lignon, accordéon, et Richard Galliano, accordina. Dans le cadre, en 2000, d'une carte blanche donnée à R. Galliano. On remettra les rangements et autres mises en ordre à plus tard.
Il faut écouter ça ! C'est beau et complexe comme une aquarelle. Toutes affaires cessantes, 5 minutes de bonheur. Ailleurs !
lundi 27 février 2012
samedi 25 février 2012
samedi 25 février - le dernier opus de jazzarium : polis
Midi. Claquement du volet de la boite à lettres. Parmi plusieurs lettres annonciatrices de démarches à faire et de facures diverses, au milieu d'un tas de publicités, une grande enveloppe blanche. Je sens une forme carrée, dure sous mes doigts : c'est un cd. Oui, mais lequel ? Un cd et une fiche dscriptive fort bien faite :
- "Guillaume Saint-James Sextet / Jazzarium", Plus Loin Music, 2011. Titre de ce cd : "Polis".
Le sextet : Guillaume Saint-James, saxophones, compositions ; Geoffroy Tamisier, trompette ; Jean-Louis Pommier, trombone ; Didier Ithursarry, accordéon ; Christophe Lavergne, batterie ; Jérôme Seguin, basse électro acoustique ; Emmanuel Bex, orgue Hammond B3 ; Ezra, Human beat box.
Bon ! D'accord, il faudra élucider un point de détail : il est question d'un sextet, mais la liste des musiciens comprend huit noms.
Je n'ai pas eu le temps d'écouter attentivement le cd de Daniel Goyone, ni celui d'Emilio Solla, que j'ai reçus il y a peu, mais je prends quelques instants pour découvrir ce nouvel album. Première impression visuelle : c'est un bel objet, un objet culturel, dont on sent qu'il a été mûrement pensé et réalisé avec le plus grand soin. Première impression d'écoute : même impression de compositions et d'arrangements très élaborés. "Polis" : la ville. On comprend tout de suite qu'il s'agit d'une sorte de parcours urbain, de déambulation dans une jungle urbaine. De l'énergie, qui semble directement venue du free jazz, mais organisée, canalisée, mise en forme. Forcément, j'ai envie d'en écouter plus.
Avant de refermer ce post, un petit détour par les commentaires que j'avais écrits à propos de l'opus précédent de Guillaume Saint-James et de Jazzarium : "Météo Songs". J'ai plaisir à y retrouver l'expression de mon enthousiasme. Après la météo et ses phénomènes naturels, la ville comme une jungle excitante.
http://autrebistrotaccordion.blogspot.com/2009/08/vendredi-28-aout-jazzarium.html
http://autrebistrotaccordion.blogspot.com/2009/08/vendredi-28-aout-propos-de-jazzarium.html
A noter, une vidéo de présentation de "Polis", sorti début février, sur YouTube et un certain nombre d'autres vidéos du sextet à partir de celle-ci.
http://www.youtube.com/watch?v=XT_dAFRlCgA
jeudi 23 février 2012
vendredi 24 février - feuilleton de l'hiver [5] : le festival "bouteille en bretelles"
On est donc à J-30 de l'ouverture du festival "Bouteille en bretelles" à Bourg Saint-Andéol. Je rappelle que les réservations sont possibles jusqu'au 16 mars. Il reste donc encore bien du temps, mais pas trop, pour réserver. Et pour se convaincre de l'intérêt et de la qualité de ce festival, il suffit d'aller faire un tour sur le site officiel.
http://www.bouteilleenbretelles.com/
Autre rappel : les réservations se font par l'intermédiaire de l'Office de Tourisme dont l'adresse se trouve en rubrique "infos pratiques" sur le site.
Bref ! En un mot, on espère se retrouver nombreux ! A bientôt !
http://www.bouteilleenbretelles.com/
Autre rappel : les réservations se font par l'intermédiaire de l'Office de Tourisme dont l'adresse se trouve en rubrique "infos pratiques" sur le site.
Bref ! En un mot, on espère se retrouver nombreux ! A bientôt !
jeudi 23 février - encore un envoi de paris jazz corner
Ce matin, 8h01, exactement, deux coups de sonnette. Je tombe du lit. C'est la dame de la poste, qui me tend une feuille. "Vous signez là !". Contre ma signature, elle me remet un colissimo, que je reconnais facilement : c'est le dernier envoi de Paris Jass Corner. Toujours rapide, efficace, exact au rendez-vous.
Cet envoi contient deux cds : l'un d'Emilio Solla, l'autre de Daniel Goyone. Toujours le même plaisir à découvrir les objets de mon désir et, dans un premier temps, à les poser sur mon bureau.
Le premier de ces deux cds a pour titre : "Emilio Solla y Afines / Conversas (Al Lado del Agua)", World Jazz, 2007. La formation est un quintet : saxo ténor et flûte, bandonéon, piano et fender rhodes, contrebasse, batterie. Et en invités, percussions, voix et l'orchestra Tomorrow.
L'autre a pour titre "Haute mer / Daniel Goyone", Label bleu, 1999. Avec David Linx, voix, Laurent Dehors, clarinettes, saxophones, Chris Hayward, flûtes, percussions, Daniel Goyone, piano, Daniel Mille, accordéon, Ray Lema, percussions, Idrissa Diop, percussions.
Pourquoi ai-je commandé ces deux cds ? Le premier, parce que je ne connais aucun des musiciens qui y participent et, en particulier Carlos Morera au bandonéon. Tout est à découvrir. Le second, parce que j'ai toujours apprécié les productions de Label Bleu et dès que je peux encore en commander, je me précipite, les yeux fermés, en toute confiance. Ensuite parce que je n'ai jamais été déçu par les cds de Daniel Goyone. Enfin, parce que Daniel Mille est à l'accordéon et que David Linx est aussi présent, et que j'aime beaucoup sa voix.
Bon ! Reste maintenant à écouter les deux albums et à en faire le compte-rendu. Mais pour l'heure, mon ordinateur a été pris d'une sorte de langueur ou de crise de lenteur. Je vais de ce pas le porter à "nettoyer" pour lui donner une nouvelle vivacité. A bientôt !
Cet envoi contient deux cds : l'un d'Emilio Solla, l'autre de Daniel Goyone. Toujours le même plaisir à découvrir les objets de mon désir et, dans un premier temps, à les poser sur mon bureau.
Le premier de ces deux cds a pour titre : "Emilio Solla y Afines / Conversas (Al Lado del Agua)", World Jazz, 2007. La formation est un quintet : saxo ténor et flûte, bandonéon, piano et fender rhodes, contrebasse, batterie. Et en invités, percussions, voix et l'orchestra Tomorrow.
L'autre a pour titre "Haute mer / Daniel Goyone", Label bleu, 1999. Avec David Linx, voix, Laurent Dehors, clarinettes, saxophones, Chris Hayward, flûtes, percussions, Daniel Goyone, piano, Daniel Mille, accordéon, Ray Lema, percussions, Idrissa Diop, percussions.
Pourquoi ai-je commandé ces deux cds ? Le premier, parce que je ne connais aucun des musiciens qui y participent et, en particulier Carlos Morera au bandonéon. Tout est à découvrir. Le second, parce que j'ai toujours apprécié les productions de Label Bleu et dès que je peux encore en commander, je me précipite, les yeux fermés, en toute confiance. Ensuite parce que je n'ai jamais été déçu par les cds de Daniel Goyone. Enfin, parce que Daniel Mille est à l'accordéon et que David Linx est aussi présent, et que j'aime beaucoup sa voix.
Bon ! Reste maintenant à écouter les deux albums et à en faire le compte-rendu. Mais pour l'heure, mon ordinateur a été pris d'une sorte de langueur ou de crise de lenteur. Je vais de ce pas le porter à "nettoyer" pour lui donner une nouvelle vivacité. A bientôt !
lundi 20 février 2012
mardi 21 février - pascal contet aux victoires de la musique classique
Lundi 20 février. La soirée, sur FR3, est consacrée aux Victoires de la musique classique. Pascal Contet fait partie des solistes du dernier carré. Vers 21h20, il se présente en jouant un enchainement où l'on reconnait Bach, le Boléro de Ravel, un clin d'oeil : quelques mesures de "Mon Amant..." et d'autres références que j'ai oubliées. Forcément, le présentateur n'a pu s'empêcher de signaler que cette présence d'un accordéoniste est inattendue dans une telle cérémonie. Même si l'accordéon n'a plus depuis plusieurs années l'image d'un instrument exclusivement populaire et ringard, on mesure le chemin encore à parcourir.
Finalement, comme on pouvait s'y attendre, c'est Alexandre Tharaud qui est élu. Pour autant, on n'est pas déçu, car on voit bien le rôle de défricheur que Pascal Contet a assumé. Et l'on est surtout admiratif en voyant à quel niveau de reconnaissance il vient de porter l'accordéon dans le monde de la musique classique. Même si l'on n'en est pas étonné, on lui sait gré d'avoir joué ce soir le rôle d'un pionnier.
lundi 20 février - pourquoi je fais des photographies de concert...
Il m'arrive habituellement de prendre trente à quarante photographies lors des concerts auxquels nous assistons. Cette pratique surdétermine, si j'ose dire, cette autre habitude que nous avons d'arriver une heure avant l'ouverture des portes. Faire des photographies implique en effet de prendre place au premier rang, sinon ou bien la chevelure du spectateur assis au rang précédent masque une partie du cliché ou bien il faut faire des contorsions pour bien viser entre les têtes des spectateurs du rang de devant. Ainsi, prendre des photographies donne un semblant de justification rationnelle à notre rituel.
Mais la question reste entière de savoir pourquoi m'est venu ce désir de faire des photographies tout en écoutant la musique et en observant le comportement des musiciens, en particulier de l'accordéoniste. Si je réfléchis à cette question, j'y vois trois réponses :
- en première intention, le désir de garder traces de notre présence. Une façon d'objectiver le compte-rendu écrit de ce qui s'est passé, de ce que nous avons vécu et éprouvé. Il ne s'agit pas de retrouver la réalité, mais simplement d'en garder traces, à partir desquelles le travail de mémoire peut construire des souvenirs, ce mixte d'observation et d'imagination. Il ne s'agit donc pas pour moi de fixer un fragment de la réalité, en vue de la retrouver identique à elle-même, mais très exactement de pouvoir l'évoquer. Il ne s'agit pas de revivre ce qui a eu lieu, mais simplement à partir de ces traces de vivre un autre plaisir, autre mais tout aussi intense.
- en deuxième intention, le projet de fabriquer une représentation, plutôt abstraite, je veux dire sans aucun souci de réalisme ou de représentation concrète, qui fixe ou rassemble en une seule image une attitude disons emblématique de l'accordéoniste. Quelque chose comme le résultat d'un travail de distillation. Exemple : l'image ci-dessous de Raul Barboza, au Bijou à Toulouse, en 2010. Sa posture, le micro, la lumière dans sa chevelure et dans le soufflet de son accordéon, soufflet à la fois rouge intense et ici quasi transparent, ses doigts sur les claviers, etc... Tous ces éléments, chacun pris séparément et leur interaction, l'un faisant écho aux autres, tout cela correspond bien à une certaine image qui me rappelle ce qu'a été, ce soir-là, la prestation de Raul Barboza au Bijou.
Mais la question reste entière de savoir pourquoi m'est venu ce désir de faire des photographies tout en écoutant la musique et en observant le comportement des musiciens, en particulier de l'accordéoniste. Si je réfléchis à cette question, j'y vois trois réponses :
- en première intention, le désir de garder traces de notre présence. Une façon d'objectiver le compte-rendu écrit de ce qui s'est passé, de ce que nous avons vécu et éprouvé. Il ne s'agit pas de retrouver la réalité, mais simplement d'en garder traces, à partir desquelles le travail de mémoire peut construire des souvenirs, ce mixte d'observation et d'imagination. Il ne s'agit donc pas pour moi de fixer un fragment de la réalité, en vue de la retrouver identique à elle-même, mais très exactement de pouvoir l'évoquer. Il ne s'agit pas de revivre ce qui a eu lieu, mais simplement à partir de ces traces de vivre un autre plaisir, autre mais tout aussi intense.
- en deuxième intention, le projet de fabriquer une représentation, plutôt abstraite, je veux dire sans aucun souci de réalisme ou de représentation concrète, qui fixe ou rassemble en une seule image une attitude disons emblématique de l'accordéoniste. Quelque chose comme le résultat d'un travail de distillation. Exemple : l'image ci-dessous de Raul Barboza, au Bijou à Toulouse, en 2010. Sa posture, le micro, la lumière dans sa chevelure et dans le soufflet de son accordéon, soufflet à la fois rouge intense et ici quasi transparent, ses doigts sur les claviers, etc... Tous ces éléments, chacun pris séparément et leur interaction, l'un faisant écho aux autres, tout cela correspond bien à une certaine image qui me rappelle ce qu'a été, ce soir-là, la prestation de Raul Barboza au Bijou.
- en troisième intention, il y a pour moi une certaine manière d'être "actif" durant le concert. Ecouter et voir sont en effet deux sens qui fonctionnent à distance, sans contact avec l'objet perçu. Ce sont ceux que l'on mobilise en assistant à un concert. Faire des photographies est pour moi une façon d'y participer. Viser, cadrer, saisir l'instant crucial où déclencher, toutes ces opérations, loin de distraire mon attention, tout au contraire la focalisent. Viser, cadrer, déclencher, paradoxalement, aiguisent mon attention à la musique et construisent mes attentes. Et puis, j'en suis conscient, il y a, outre le plaisir de l'écoute et de la vue, je le répète, qui sont des sens à distance, et en ce sens abstraits, le plaisir du toucher, de l'index sur le déclencheur. Qui n'est pas sans ressembler à celui du chasseur, le doigt sur la gachette. Le concert comme une partie de chasse ? J'avoue que je n'y avais pas pensé d'abord, mais à la réflexion, le rapprochement ne me parait pas si absurde : chasser comme assister à un concert, c'est bien une affaire d'instant crucial à ne pas rater. L'instant perdu ne se retrouve pas ! La photographie de concert comme pratique épicurienne...
dimanche 19 février 2012
dimanche 19 février - l'accordéoniste et son accordéon : un duo énigmatique
C'était au cours d'un concert récent en duo de Wu Wei et Pascal Contet. Comme j'écoutais celui-ci tout en observant sa posture et ses mouvements, je pris conscience que son attitude ne laissait rien percevoir du travail d'improvisation et donc de création continue qu'il était en train d'accomplir. L'adjectif "énigmatique" me vint alors à l'esprit. Quelque chose en effet d'insondable et sans doute d'inexplicable, en cet instant, avait lieu. Enigmatique, insondable, inexplicable, trois manières de dire qu'on a affaire au mystère de la création. Trois adjectifs traduisant d'une certaine façon ce sentiment que Pascal Contet, tout en étant entièrement impliqué dans son jeu, conserve une certaine distance et donc une maîtrise certaine par rapport à ce qu'il est en train de "fabriquer". Distance et maîtrise manifestent dans sa posture. C'est pourquoi - énigmatique, insondable, inexplicable, distance, maîtrise - il ne faut jamais poser trop de questions à l'artiste, ni sur son instrument, ni sur sa technique, ni sur ses intentions, encore moins sur ses procédés de "fabrication". Tout cela, c'est la partie immergée de "l'iceberg".
Mais en même temps que je me faisais ces réflexions, une autre observation me frappa : l'accordéon lui-même m'apparaissait comme un instrument énigmatique. On croit le connaitre parce qu'il exhibe ses claviers et son soufflet. Que son look soit sombre, gris ou noir, et même janséniste ou qu'il se montre décoré de mille couleurs criardes comme un Auguste de foire trop maquillé, dans tous les cas il avance masqué. On croit le connaitre et l'on oublie de s'interroger sur son fonctionnement. On l'appelle piano à bretelles et l'on croit avoir tout dit. On le croit sans mystère, alors qu'en son corps s'agitent et s'articulent des milliers de pièces. Encore une question d'iceberg. La partie visible - ce qui saute aux yeux - occulte la complexité de sa vie, terme que je préfère à celui de mécanisme. Il s'agit de souffle, d'animation, en un mot d'âme. On pense au beau titre du concerto de Bruno Maurice : " Cri de Lame", qu'on entend évidemment aussi comme "Cris de l'âme". Lame ou l'âme, c'est toujours affaire de vibrations. Lame ou l'âme, c'est le souffle vital, essentiel alors même qu'il n'est pas vital.
L'accordéoniste et son accordéon sont plus énigmatiques qu'il y parait d'abord. C'est pourquoi ils nous fascinent.
Mais en même temps que je me faisais ces réflexions, une autre observation me frappa : l'accordéon lui-même m'apparaissait comme un instrument énigmatique. On croit le connaitre parce qu'il exhibe ses claviers et son soufflet. Que son look soit sombre, gris ou noir, et même janséniste ou qu'il se montre décoré de mille couleurs criardes comme un Auguste de foire trop maquillé, dans tous les cas il avance masqué. On croit le connaitre et l'on oublie de s'interroger sur son fonctionnement. On l'appelle piano à bretelles et l'on croit avoir tout dit. On le croit sans mystère, alors qu'en son corps s'agitent et s'articulent des milliers de pièces. Encore une question d'iceberg. La partie visible - ce qui saute aux yeux - occulte la complexité de sa vie, terme que je préfère à celui de mécanisme. Il s'agit de souffle, d'animation, en un mot d'âme. On pense au beau titre du concerto de Bruno Maurice : " Cri de Lame", qu'on entend évidemment aussi comme "Cris de l'âme". Lame ou l'âme, c'est toujours affaire de vibrations. Lame ou l'âme, c'est le souffle vital, essentiel alors même qu'il n'est pas vital.
L'accordéoniste et son accordéon sont plus énigmatiques qu'il y parait d'abord. C'est pourquoi ils nous fascinent.
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