jeudi 31 juillet 2014

jeudi 31 juillet - à propos de l'orphicube, quelques compléments...

Pour en savoir plus sur l'OrphiCube, qui était la matière de mon précédent article, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous qui conduit vers un site très intéressant et fort bien fait. Et qui confirme que l'entreprise nommée OrphiCube est très pensée, réfléchie et organisée. Un beau document. Surprenant et jubilatoire.

http://www.albandarche.com/index.php?s=groupes

Post scriptum - Ce terme "OrphiCube", qui désigne le noyau permanent - six musiciens - d'un orchestre à géométrie variable, m'intrigue. Je n'en ai pas trouvé d'explication sur le site de son fondateur Alban Darche. Du coup, j'en suis réduit à des hypothèses : "Orphi'" fait penser à Orphée, musicien mythique de l'Antiquité. Un véritable créateur de musique. On sait qu'étant allé rechercher son Eurydice dans les Enfers, il l'avait perdue au seuil du monde des vivants pour s'être retourné vers elle pour s'assurer de sa présence malgré l'interdiction qui lui en avait été faite. Est-ce à dire que l'OrphiCube, pour ne pas perdre son inspiration, doit aller toujours de l'avant sans se retourner sur son propre passé ou vers des musiques plus conventionnelles. Question à approfondir. Quant au cube de l'OrphiCube il évoque évidemment le cubisme pictural puisque le peintre Delaunay est cité explicitement comme référence par Alban Darche. Le cubisme, un mouvement qui privilégie la technique du collage et le refus de la perspective classique, fondement du réalisme. Le collage ! Ce pourrait être une clé pour appréhender le style de l'OrphiCube.

Donc : l'OrphiCube pourrait bien s'éclaircir quant à son projet en se référant à Orphée - joue, avance et ne te retourne pas sur ton propre chemin - et au cubisme - ni réalisme, ni imitation de la réalité, mais des collages qui s'entrechoquent et bousculent nos certitudes perceptives spontanées.

Bon ! C'est tout pour aujourd'hui ! On continue à réfléchir.

mercredi 30 juillet 2014

mercredi 30 juillet - l'orphicube perception instantanée

A l'occasion d'un récent passage à Pau pour régler quelques problèmes ordinaires et rendre visite à ma mère en sa maison de retraite, j'ai pris quelques minutes pour aller faire un tour au Parvis, l'espace culturel de l'hyper Leclerc. Comme mon regard parcourait le rayon des disques de jazz, une pochette attira mon attention par sa géométrie et sa sobriété. "Alban Darche / L'Orphicube / Perception instantanée". Un coup d'œil au verso suffit pour m'indiquer que le personnel de l'album était nombreux et varié : une dizaine de musiciens pratiquant le saxo, sous ses différentes formes, le violon, la clarinette, le piano, la contrebasse, la batterie et... l'accordéon. Je lis en effet :"Didier Ithursarry, accordéon". Pas d'hésitation. J'achète et je me précipite à la maison.


L'ensemble de l'album est composé de huit morceaux. Leader, compositeur, arrangeur : Alban Darche, dont je ne connaissais pas l'existence. Dans le texte de présentation, je vois qu'il se réfère aux expérimentations du peintre cubiste Robert Delaunay et qu'il explicite son projet comme suit : "Je souhaite restituer une musique qui exprime immédiatement la somme des souvenirs acoustiques ancrés en chacun de nous. Réminiscences de la musique que forment les bandes-son de nos existences. Une perception instantanée de la bande originale d'un film imaginaire".

Donc, j'ai mis le cd sur le lecteur et le premier morceau est parti... Je l'ai écouté plié de rire. C'est ça l'humour en musique. C'est ça aussi l'intelligence. Il ne m'est pas arrivé souvent d'être ainsi plié de rire en écoutant de la musique... Offenbach, c'est sûr ; mais aussi Bobby Lapointe. Pas ses paroles, ça va de soi, mais je dis bien sa musique en tant que telle. Et c'est tout.

Parmi les huit titres, j'ai une préférence, outre le titre 1. "Paso Doble" pour le 2. "La Pascoalaise" et le 3. "Miramas Reggae". Mais ça peut changer suivant l'humeur du moment.

En tout cas, puisqu'il est question de la bande originale d'un film imaginaire, pour ma part, j'ai pensé à Jacques Tati, celui de Play Time, à Jean-Luc Godard, à Tex Avery, à Buster Keaton. J'ai bien noté aussi que le titre 6 est "Mon tribut à Tim Burton". C'est un signe !  J'ai noté enfin que le peintre Robert Delaunay est présenté comme cubiste et, en effet, j'ai perçu l'ensemble des titres comme des sortes de collages musicaux. Des morceaux se croisent, s'entrecroisent, cheminent ensemble puis font bande-son à part, etc... etc...

Un dernier mot avant d'aller écouter une fois encore l'ensemble de cet album : j'ai bien aimé la présence de Didier Ithursarry. C'est d'abord son nom qui m'a fait acquérir cet album sans autre réflexion. J'ai eu raison. J'ai bien reconnu son style : une présence discrète mais efficace, avec une certaine distance qui trouve à s'exprimer au mieux dans cet univers musical explosif comme l'humour.

post scriptum - l'album se trouve sur Amazon au prix de 11,99 euros. Avec aussi "Paso Doble" et "Mon Tribut à Tim Burton" téléchargeables pour moins d'un euro.

lundi 28 juillet 2014

mardi 29 juillet - paris jazz corner est parfois surprenant

J'ai déjà eu l'occasion à maintes reprises de dire à quel point je tiens Paris Jazz Corner en haute estime. On y trouve en effet des perles qu'on aurait le plus grand mal à se procurer ailleurs. Bref ! Un site qui mérite toute notre considération. Cela dit, parfois, on a quelques surprises. C'est ainsi que la liste des musiciens qui ont participé à un album ne dit jamais s'ils interviennent beaucoup, un peu, presque pas, pas du tout... Il faut prendre le risque... Parfois, ça peut se réduire à une note. Il ne faut pas relâcher son attention, sinon...

Je me rappelle par exemple un disque de Nordheim, classé en catégorie "accordéon" et où il s'agissait d'une musique expérimentale, sans le soupçon de l'ombre d'un accordéon. Quant au jazz... Et voilà que tout récemment, à l'occasion d'une opération - 20%, j'ai commandé deux cds qui m'ont pris un peu au dépourvu.

- "Sergio Dias / Mind over Matter"... Ou j'ai les oreilles bouchées ou l'accordéon d'un certain Marcio Miranda est tout au plus subliminal.



- "Samajhima / Stevan Vincendeau-Thomas Felder". Respectivement, accordéon et violon. Un disque estimable certes, mais que je sache la musique trad' n'est pas encore l'un des avatars du jazz. Je ne connais pas de diatonique répertorié comme instrument de jazz.




Je pourrais certes donner encore quelques exemples, mais ce serait mesquin. Je préfère penser qu'on a affaire à une forme d'humour bien particulière, une manière de manier la surprise et des tester l'obstination et l'humour des clients amateurs de jazz et d'accordéon.

Voilà ! C'est tout pour aujourd'hui !

lundi 28 juillet - alerte agenda ! les nuits de nacre à tulle

Je voudrais signaler ici qu'il est possible de se procurer le programme 2014 des "nuits de nacre" en en faisant la demande auprès de l'office de tourisme. Ce programme est décliné avec moult précisions dans un fascicule fort aisé à manier d'une trentaine de pages.  En tout cas, plus maniable que la version téléchargeable.

Adresse : Office de tourisme intercommunal, Tulle et Cœur de Corrèze,
2 place Jean Tavé,
19000 Tulle.

Tél. :  0555265961

Contact : contact@tulle.cœur-correze.com

Voilà ! C'est tout pour aujourd'hui.

lundi 28 juillet - thomas chedal avec spiritango à castelnaudary : sept photonotes

J'ai choisi sept notes photographiques, sept photonotes, de Thomas Chedal au cours du concert de SpiriTango à Castelnaudary. Je les ai choisies parce qu'elles me paraissent significatives de sa posture ou parce qu'elles portent en elles, selon moi, une vraie charge émotive. Je le sens, mais j'ai de plus en plus de mal à expliciter mes choix, car ou bien je retrouve un vocabulaire que j'ai déjà utilisé pour expliciter d'autres photonotes, ce qui les banalise, ou bien les mots me manquent pour traduire au plus juste mes sentiments en la circonstance. Mais, finalement, peut-être est-il aussi bien que chacun soit libre de ses impressions à la lecture de ces photonotes. C'est pourquoi je m'en tiendrai à un minimum de commentaires.

20h49. Les doigts de Thomas Chedal sur le clavier gauche. Ses yeux clos. Le calme de son visage. On devine la présence de Fanny Azzuro.


20h50. Une certaine manière de se rejeter en arrière, l'accordéon déployé. Et toujours ces doigts.


20h51. Une autre manière de se rejeter en arrière, disons en diagonale. Derrière, le piano, énorme.


20h55. Cette image, je l'aime beaucoup. Toute l'attention et la tension du moment dans le regard.  Tout le rapport scrupuleux de Thomas au texte à interpréter est dans cette photo. Respect absolu de l'œuvre.


21h01. Cette image aussi me plait, parce qu'elle dit bien une certaine détente, une confiance certaine  dans la complicité avec ses collègues. Cette photo et la précédente se complètent bien. Rigueur et maitrise collective. On devine la présence de Fanny Azzuro.


21h14. Pour moi, l'image même du concertiste classique. une concentration qui dit tout le respect de l'interprète pour l'œuvre à exécuter et pour le compositeur à servir au mieux.


21h15. Une image qui, me semble-t-il, résume bien les notations associées aux photonotes précédentes.


dimanche 27 juillet 2014

dimanche 27 juillet - spiritango quartet à castelnaudary

Au début - c'était je crois en 2013 - il y a eu la rencontre avec un album du SpiriTango Quartet intitulé "Rage". Avec cette profession de foi empruntée à Astor Piazzolla :"Le tango, c'est la rage". Quatre musiciens de très haut niveau : accordéon, violon, piano, contrebasse ; et une formation qui ne l'est pas moins. Pour Françoise et moi, ce fut d'emblée un choc. Depuis lors, combien de fois avons-nous écouté et réécouté ce disque ? Je ne saurais le dire, toute nouvelle écoute étant l'occasion de raviver ou de renforcer nos souvenirs et nos impressions. Et puis, il y a quelques mois, Françoise a repéré une information d'importance : le quartet devait se produire en juillet dans le cadre d'une tournée organisée par Radio France et qui devait parcourir plusieurs lieux du Languedoc-Roussillon. Un coup d'œil sur les dates et les lieux. Une opportunité : mercredi 23 juillet à Castelnaudary. A seulement 250 kilomètres de Pau. On réserve illico auprès du théâtre, même si l'entrée est gratuite ; on réserve une chambre d'hôtel. On marque la date d'un signet "priorité" sur notre agenda.

Bref ! Ce mercredi 23 juillet donc, après deux heures et demi d'autoroute en écoutant "Rage" - "on révise", dit Françoise - on arrive à bon port. On s'installe à l'hôtel, on va repérer le lieu du concert, qui est programmé à 20 heures 30. On a alors le vague espoir de rencontrer les quatre membres du quartet venus reconnaitre la salle. Sur le coup de 17 heures, notre désir est si fort qu'il se réalise : SpiriTango arrive en minibus Radio France de Montpellier. Rencontre chaleureuse au-delà de nos espérances. On se connait déjà, on se reconnait. Merci Facebook !



On s'attend alors au meilleur et justement on ne sera pas déçu. Bien plus, le concert est à la fois autre que nos attentes et anticipations, et en qualité encore supérieur : il s'agit en effet d'un direct live et c'est évidemment d'une autre nature que l'écoute d'un cd. Même si celle-ci est irremplaçable. Je dois noter, car c'est pour moi un élément essentiel, la qualité des éclairages, sobres, constants, sans effets de lumière perturbant l'audition. A noter aussi la pureté du son, acoustique pur, sans aucun artifice. Ces deux éléments sont en effet pour moi deux conditions sine qua non de la réussite d'un concert. Conditions nécessaires ; pas suffisantes, évidemment.




Tout de suite, je suis frappé par la manière dont les membres du quartet se situent les uns par rapport aux autres. Très près, dans un espace restreint. Chacun lié à ses collègues par des liens multiples et une complicité manifeste. Comme une sorte de cristal noir dont chacun est une facette. Quelle impression de puissance ! Autre chose : on a d'évidence affaire à une musique écrite, qui ne fait pas place à l'improvisation. Quelle impression d'organisation complexe ! Un vrai système : il y a plus dans la totalité du quartet que dans la juxtaposition de ses éléments. Chaque morceau se déploie comme une mécanique de très haute précision. Mécanique qui justement contribue à créer une émotion de haute intensité.




Etant donné notre intérêt, pour ne pas dire notre goût passionné pour l'accordéon, évidemment notre attention s'est portée en priorité sur le jeu de Thomas Chedal. D'abord, je suis fasciné par l'amplitude de ses doigts, qui semblent couvrir la totalité de ses claviers. Mais je reste plein d'admiration aussi pour son phrasé et pour le son de son instrument, entre bandonéon et accordéon. Une sorte, non de facilité, mais d'évidence. a quoi on peut ajouter sa posture, sans comportements inutiles. Une sobriété qui m'enchante. Quelque chose de très classique : un maximum d'effets pour un minimum de moyens. On sent bien qu'il sait où il veut aller, comment il veut y aller et qu'il a les moyens de ses projets.

Autre chose encore; L'album du quartet est donc sous le signe de la "Rage". Mais le programme du concert est d'une tonalité bien différente. Souvent, entre les titres, Thomas Chedal donne quelques traits de contexte et explique un peu l'inspiration qui en est la source, et à cette occasion il parle plusieurs fois de couleur méditative. Et en effet, c'est comme un autre Piazzolla qui nous est proposé ici. Moins révolté, moins violent, moins explosif. Pas moins révolutionnaire. En tout cas, plus mélancolique. Plus introspectif. C'est pour nous une découverte ; une découverte heureuse. D'autant plus que le programme fait place à des compositeurs contemporains : Luis Caruana, Ramiro Gallo, Andres Linetsky. Une manière pour le quartet d'ouvrir son répertoire et d'explorer de nouveaux territoires.

A l'issue du concert, le public est si nombreux à demander des signatures ou à vouloir échanger quelques mots avec les musiciens qu'on se contente de leur manifester d'un signe notre plaisir et notre admiration. En espérant une très prochaine rencontre. Et puis, on rentre à l'hôtel. Il fait chaud. On s'arrête, le temps de boire un verre de Tariquet, bien frappé... Le temps de parler encore et encore de ce que l'on vient de vivre... Histoire de prolonger le plaisir.

- Post scriptum : Plusieurs documents vidéos sont disponibles en quelques clics. En voici un qui me parait plein d'intérêt pour connaitre SpiriTango :

http://www.spiritangoquartet.com/videos

- Nota bene : Françoise m'a communiqué le lien ci-dessous. Une belle surprise s'y trouve. Pour quelques jours...

http://www.francemusique.fr/emission/le-concert-de-midi-et-demi-du-lundi-au-vendredi/2014-ete/recital-du-spiritango-quartet-piazzolla-caruana-gallo-et

Je note, dans le programme ci-dessus, sept pièces de Frédéric Devreese, comme par hasard un compositeur très proche de Soledad, dont Manu Comté est l'accordéoniste. Comme par hasard ? Sûrement pas ! Il s'agit plutôt d'un réseau d'affinités.

samedi 26 juillet 2014

samedi 26 juillet - slight confusion 4tet

Avec Françoise, je viens de découvrir un album intitulé "Slight Confusion 4tet", édité en cette année 2014 sous label TCB, "The Montreux Jazz Label". Ou, plus exactement, on est en train de le découvrir. Après cinq écoutes in extenso des douze morceaux de l'album, on a toujours envie de remettre la galette sur le lecteur pour retrouver tel passage, comparer tels ou tels morceau... Bref, un album à double fond... On est encore loin d'en avoir épuisé les plaisirs.

Le quartet qui l'a créé est composé de Philippe Cornaz, vibraphone, Laurent Derache, accordéon, Philippe Brassoud, contrebasse et Antoine Brouze, batterie.

De ce quartet, je connaissais déjà Philippe Cornaz pour l'avoir écouté sur un disque du Franck Marocco Quartet, édité en 1995, "Freedom Flight". Je connaissais aussi Laurent Derache, dont nous essayons de suivre le parcours soit par ses disques, soit à l'occasion de concerts, comme l'an dernier à Tulle. Je ne connaissais pas Ph. Brassoud, ni A. Brouze.

A cette heure, je suis bien incapable d'analyser mes impressions et, encore moins, d'en faire une synthèse digne de ce nom. Disons que l'on en est à la phase d'immersion. Ce qui est certain, c'est que nos premières impressions sont de pur plaisir et, comme on le sait, les premières impressions sont toujours les plus pertinentes.

D'abord, il y a la qualité de la prise de son. Condition sine qua non d'une écoute limpide et claire.

Et puis, il y a le jeu des quatre instrumentistes. Le son de l'accordéon de Laurent Derache et son phrasé m'évoquent spontanément Art Van Damme, Franck Marocco ou encore Jo Basile, autrement dit il s'inscrit pour moi dans cette lignée prestigieuse d'accordéonistes de jazz. Un accordéon qui donne envie, en deux mesures, de fredonner ou même de siffloter la mélodie qu'il développe avec évidence. Mais il ne faut pas s'y tromper, elle est plus complexe qu'on aurait pu le croire naïvement. C'est pour cela qu'il faudra y revenir...

Le vibraphone de Philippe Cornaz, ce sont des notes cristallines, presque immatérielles, mais insistantes. Elles ne cessent de résonner dans nos oreilles. Evidemment, comme le son de l'accordéon, elles donnent sa couleur particulière à l'album. Quant à Ph. Brassoud et A. Brouze, contrebasse et batterie, ils sont impeccables dans leur fonction, avec parfois une manière de prendre toute liberté pour battre la campagne.

Ce qui nous incite après chaque écoute à remettre le disque sur le métier, c'est l'unité même des morceaux qui le composent. Unité qui tient en grande partie au fait que six compositions sur douze sont de Ph. Cornaz, lui-même, et que, si j'ose dire, les six autres sont du même tonneau.  En fait, l'une des principales qualités de cet album tient, pour moi, au fait que tous les morceaux ont entre eux un air de ressemblance. Comme s'il s'agissait de variations sur un même thème fondateur. Cette caractéristique est pour moi le signe qu'on a affaire à une création authentique, où les différents morceaux sont comme des tâtonnements pour traduire une inspiration profonde et très personnelle. Cette qualité, quand je la rencontre, m'indique qu'il s'agit d'une œuvre, c'est-à-dire de la réalisation d'un projet artistique très personnel, ce qui n'est pas si fréquent.

Bref ! En égard à notre intérêt pour l'accordéon et pour le jeu de L. Derache en particulier, "Slight Confusion 4tet"  fait d'ores et déjà partie de nos albums de prédilection. Mais il n'y a pas que l'accordéon... C'est tout l'album qui est attachant.

Un mot encore... J'ai été touché, et je le suis à chaque écoute, par le titre 1 :"Valse de l'enfance". Il donne sa couleur à tout l'album.  J'ai aimé l'humour du titre 10 : "Tango pédago".