lundi 27 février 2017

lundi 27 février - ""ten years ago", un fil rouge vers le new jazz musette...

Pendant que, de son côté, Françoise écoutait trois versions de "Lili", j'écoutais trois versions de "Ten Years Ago", et, chemin faisant, j'en tirais quelques observations, que je vous livre sans autre mise en forme, sans autre analyse. 

Ce titre :"Ten Years Ago", on en trouve en effet trois occurrences dans la discographie de Richard Galliano, qui précède et en un sens annonce la version de "New jazz Musette". Ces trois versions sont les suivantes :

- Titre 7 de "Blow Up", 5:48. Un duo formé par Richard Galliano au piano et Michel Portal au jazzophone.
- Titre 4 de "New York Tango", 5:12. Un quartet formé par Richard Galliano à l'accordina, Al Foster, batterie, Bireli Lagrene, guitare, George Mraz, contrebasse. Enregistré en juin 1996.
- Titre 3 de "Richard Galliano / Brussels Jazz Orchestra / Ten Years Ago", 6:29. Richard Galliano et un Big Band. Enregistré en 2008.

"Tean Years Ago", de toute évidence, c'est une ballade dont la complexité s'accommode de multiples variations; Une ballade donc écrite par Richard Galliano pour Barbara.. Mais voilà, la mort en a décidé autrement. Reste, comme le dirait Françoise, la valeur sentimentale de cette mélodie.

lundi 27 février - richard galliano : "lili", un fil rouge sentimental...

Pendant que, de mon côté, j'écoutais trois versions de "Ten Years Ago", Françoise écoutait trois versions de "Lili" et, chemin faisant, en peaufinait son commentaire. Un commentaire sentimental s'il en est. Un commentaire qui traduit bien en mots tout ce qu'il y a de sentimental dans ce titre.

N'est-ce pas ?

http://francoise-rebinguet.blogspot.fr/2017/02/richard-galliano-lili-un-fil-rouge.html

samedi 25 février 2017

samedi 25 février - "lobi" de stéphane galland

J'ai pour habitude de consulter une fois par semaine les offres de disques de Paris Jazz Corner. En particulier les offres de disques où figurent de l'accordéon ou du bandonéon. C'est ainsi que j'ai trouvé sur ce site et des disques où la présence de l'accordéon ou du bandonéon était plus que discrète, jusqu'à l'absence de... et d'autres où cette présence faisait événement. Dans les deux cas, surprise ! Dans tous les cas, une rencontre musicale.

Et voilà que récemment j'ai commandé à Paris Jazz Corner un disque dont mon intuition me suggérait le plus grand bien. Tout montre maintenant qu'elle avait raison. Même si je ne saurais dire pourquoi. Ce disque a pour titre "Lobi". Publié en 2012. Son concepteur et leader de la formation qui l'interprète est Stéphane Galland, un batteur de dimension mondiale avec plus de cinquante albums à son compteur.

Pour savoir en quoi consiste ce "Lobi", dont je vais dire quelques mots ci-dessous, je vous propose deux documents YouTube, dont le premier est un article de Citizen Jazz à juste titre fort élogieux et le second une présentation de cette création fort originale.

http://www.citizenjazz.com/Stephane-Galland-3467611.html

https://www.youtube.com/watch?v=2ItmI4LaYR0

Donc, "Lobi" est un mot d'une langue du Congo, qui signifie à la fois hier et demain. On peut comprendre par cette référence que la musique du disque sera à la fois du passé et du futur. Manière de s'inscrire dans une tradition et, en même temps, d'annoncer ce qui va advenir.

Citons le paragraphe définissant le concept du disque. "Le projet Lobi se nourrit d'éléments empruntés à de multiples traditions ancestrales, traités d'une manière contemporaine où la diversité d'expérience des musiciens impliqués donne naissance à une entité sonore unique".

Pour comprendre cette référence à de multiples traditions, il suffit de décrire les membres  du sextet et, si j'ose dire, leurs origines :

- Magic Malik, flûte et voix et compositions. Né en Côte d'Ivoire d'un père Peul guinéen et d'une mère française ; grand-père capverdien. A composé trois titres.
- Carles Benavent, bassiste, passionné par le flamenco. A composé un titre, le premier :"En Ruta".
- Tigran Hamasyan, pianiste d'origine arménienne.
- Misirli Ahmet, percussions, Turc d'origine. Inspiré par les traditions indiennes, égyptiennes, etc...
- Petar Ralchev, accordéoniste bulgare. Une référence quant à la tradition des Balkans. La présence  du Weltmeister ! Intervient sur quatre des onze titres de l'album. A composé un titre.
- Stéphane Galland, batteur belge "hors normes". Concepteur de l'album. A composé trois titres.

Un disque qui vaut le détour et toute notre attention. Le dernier titre s'intitule "Hommage à Minino" !


vendredi 24 février 2017

vendredi 24 février - alerte agenda ! "chamuyo" est arrivé -é-é...

Hier en fin d'après-midi, une alerte sms : "le Parvis vous informe que votre commande est arrivée" :

- "Chamuyo", dernier opus du Mosalini Teruggi Cuarteto. Little Tribeca, 2016.

Pour se faire une idée du projet et du style de ce quartet, un clic suffira.

https://www.youtube.com/watch?v=iHqXZQ35BAA

Quant à moi, je suis un peu débordé par l'afflux de disques sur mon bureau, mais, forcément, il me faut tout de suite prendre contact avec cette musique, tant j'avais pris plaisir, en direct live et par cd, à écouter "Tango Hoy" de la même formation.

Comment dire ? D'abord, c'est un bel objet avec, en couverture, une photographie qui, comme celle de "Tango Hoy" attire tout de suite la sympathie. On a d'emblée envie de découvrir quelle musique correspond à cette image. A l'intérieur de la pochette, deux textes, de Juanjo Mosalini et Leonardo Teruggi, explicitent le sens de la notion de "chamuyo" et le projet du quartet. Sept compositions de L. Teruggi et cinq de Juanjo Mosalini.

Pour compléter le quartet, outre J. Mosalini, bandonéon et L. Teruggi, contrebasse, deux musiciens remarquables : S. Surel, violon et R. Descharmes, piano.

Premiers moments de découverte. D'évidence, ça me plait. D'un mot, je dirais que je situe cette musique à l'intersection de trois pistes : le tango, forcément, la musique de chambre - un quatuor !- et la création contemporaine. Des musiciens que leur talent autorise à explorer "de nouveaux terrains de jeu" dans un cadre toujours rigoureux. Des musiciens, compositeurs ou interprètes, qui créent le tango d'aujourd'hui. Tradition et modernité. Un tango qui dépasse les multiples influences qu'il revendique et qui pourrait bien préfigurer un tango destiné à devenir classique. Tango de demain !


ps.- je profite de l'occasion de ces quelques mots à propos de "Chamuyo"  pour signaler l'existence d'un autre disque dont j'ai entendu quelques extraits sur YouTube. Il s'agit d'un duo, intitulé "Delta y Mar" avec Juanjo Mosalini, bandonéon, et Vicente Bögeholz, guitare. Ces extraits donnent vraiment envie de l'écouter. Un tango à la ligne claire dans toute sa pureté !

- https://www.google.fr/#q=delta+y+mar+mosalini

https://www.youtube.com/watch?v=WWbZ9VDclFI

- https://www.youtube.com/watch?v=aVV1WHHshJE





jeudi 23 février 2017

jeudi 23 février - de "spleen" à "new jazz musette" : "ballade pour marion"...

Dans mon article de ce mardi 21 février "new jazz musette : chantiers", j'ai essayé de retrouver le cheminement de Richard Galliano de "Spleen", en 1985, à "New Jazz Musette", 2017. J'ai essayé pour ce faire de reprendre la chronologie des albums et des morceaux entre ces deux dates et d'en tirer des choix de parcours de lecture. C'est ainsi que j'ai noté cinq occurrences de la "Ballade pour Marion", que j'ai sélectionnées comme parcours d'écoute.

Soit le parcours suivant à partir de la suite des albums où figure ce titre :

- "Spleen" 1985 ; 5:07
-"Solo in Finland" 1989  ; 4:10 (Richard Galliano joue sur Titano Victoria)
-"Coloriage" 1992 ; 5:18
-"Richard Galliano solo" 2007 ; 5:19
-"Sentimentale" 2014 ; 5:07

Eh bien, je vous le dis, c'est très intéressant. D'une certaine façon, c'est comme si l'on suivait pas à pas l'élaboration d'une œuvre. En même temps, il me semble mieux comprendre, chemin faisant, ce qui signifie la notion de jazz

ps.- Pour l'anecdote... Marcel A Dans mon article de ce mardi 21 février "new jazz musette : chantiers", j'ai essayé de retrouver le cheminement de Richard Galliano de "Spleen", en 1985, à "New Jazz Musette", 2017. J'ai essayé pour ce faire de reprendre la chronologie des albums et des morceaux entre ces deux dates et d'en tirer des choix de parcours de lecture. C'est ainsi que j'ai noté cinq occurrences de la "Ballade pour Marion", que j'ai sélectionnées comme parcours d'écoute.

Soit le parcours suivant à partir de la suite des albums où figure ce titre :

- "Spleen" 1985 ; 5:07
-"Solo in Finland" 1989  ; 4:10 (Richard Galliano joue sur Titano Victoria)
-"Coloriage" 1992 ; 5:18
-"Richard Galliano solo" 2007 ; 5:19
-"Sentimentale" 2014 ; 5:07
-"Ballade pour Marion" figure dans l'album "The Essential" 2011, mais je ne la prends pas en compte car il s'agit dans cette anthologie de la version présente sur "Spleen" et donc déjà notée.

Eh bien, je vous le dis, c'est très intéressant. D'une certaine façon, c'est comme si l'on suivait pas à pas l'élaboration d'une œuvre. En même temps, il me semble mieux comprendre, chemin faisant, ce qui signifie la notion de jazz

ps.- Pour l'anecdote... Marcel Azzola a écrit quelques mots élogieux à l'adresse de Richard Galliano
à l'intérieur de "Spleen". Il écrit :"Avec ses multiples aventures musicales, Richard n'a pas fini de nous étonner ! Il a toute mon admiration." Chapeau, Monsieur Azzola !

mercredi 22 février 2017

mercredi 22 février - jean-marie machado, didier ithursarry : "lua"

Je suis en train de découvrir "Lua", un disque Cantabile 2016, de Jean-Marie Machado et Didier Ithursarry : un duo piano et accordéon. J'ai pour ces deux musiciens une grande admiration, en particulier évidemment pour ce dernier eu égard à mon goût pour l'accordéon. J'admire Didier pour deux raisons principales : d'une part, le son qu'il "fabrique" sur son instrument, un Fisart, d'autre part son comportement d'aventurier qui multiplie les coopérations et qui ne cesse d'explorer des chemins nouveaux. Je dois avouer que c'est un vrai plaisir pour moi de pouvoir puiser dans ses disques que j'ai sous la main et de retrouver toujours avec le même enchantement les multiples facettes de son talent.

Plaisir encore de placer "Lua" au milieu  de tous ces albums comme en cœur de cible.  "Lua", le petit nouveau accueilli par "Danzas / Fiesta nocturna", "Bilika", "Kantuz", "Rebond", "Jazzarium", "Megapolis", "Oboreades", "Accordina Jazz", "Jazzarium Meteo Songs", "Sereine", "Whispers", "L'Orphicube", "Brass Danse Orchestra",  "Ensemble Art Sonic", "Danzas / J.-M Machado / A. Minvielle / La fête à Boby",  soit un nombre impressionnant de "complices" : entre autres, outre Machado, ...J.-C. Cholet, A. Darche, C. Barthélemy, G. Saint-James, Jauvin, J.-L. Oboman Fillon, S. Luc, K. Hiriart, J. Mienniel et déjà J.-M. Machado... Pour Didier Ithurssary, de l'orchestre symphonique au duo, toutes les coopérations valent d'être explorées avec ce souffle et ce son unique de son accordéon, qui est pour ainsi dire sa signature musicale. La marque de sa présence ! Après "Le bal perdu", ses basson, cor, flûte, clarinette et autre hautbois ou cor anglais, le duo piano  / accordéon de "Lua"... pour un autre projet.

Et donc... Je suis en train de découvrir "Lua" qui, comme je viens de l'apprendre, signifie Lune en portugais... A bientôt !

En attendant...  https://www.youtube.com/watch?v=oaeGdcz8QW0

... 5:52 pour se faire une idée du style du duo et de sa complicité. Et, en complément, un texte d'analyse fort éclairant sur les dix pièces de l'album :

http://www.franpisunship.com/archives/2017/02/08/34912919.html


 
Bon ! Je commence à me retrouver dans les méandres de "Lua" et quelques impressions émergent. D'abord, il s'agit bien d'un vrai duo. Pas du cheminement de deux monologues. Non ! C'est un vrai dialogue. Avec le piano de J.-M. Machado, percussif, fluide, cristallin et l'accordéon de D. Ithurssary qui sait si bien tenir la note et la faire vibrer. Ce qui me frappe maintenant c'est l'ambiance, l'atmosphère qui émane de ces dix titres : quelque chose de calme, d'apaisé, de l'ordre de la contemplation ; loin de toute crispation ou vaine agitation. Une atmosphère quasi lunaire ; une lumière intense et froide. Ce n'est pas par hasard que je trouve le titre 8 emblématique de l'ensemble : il s'agit du "Nocturne n°1" de Chopin, arrangé par J.-M. Machado.
 
Mon impression générale me fait associer l'album à un monde fluide, liquide, aquatique. Un monde de déambulation nonchalante. Avec un titre 5 "Vuelta" que je perçois comme un peu différent de l'ensemble. J'ai pensé - et cela m'amuse - à une sorte de course précipitée, quelque chose de dansant et d'un peu déglingué, à la manière des films muets à la Buster Keaton. La course du train fantôme. Impression à vérifier.  
 
Bref ! Un bel "objet" tout vêtu de noir, mais pas "noir c'est noir". Plutôt, un cheminement sous la pleine lune...  

mardi 21 février 2017

mercredi 22 février - alerte agenda : "lua"

On rentre à l'instant à la maison. Toujours le même rituel : courses à l'hyper Leclerc, passage en caisse, transfert du caddy dans la voiture, dépôt du caddy dans la file de ses congénères bien alignés, détour par le Parvis, achats culturels : livres ou disques, transfert des sacs de la voiture dans les placards et réfrigérateurs ad hoc de la maison. Ouf ! Un parcours bien balisé. Un enchainement de comportements quasi pavloviens. Tout est réglé comme du papier à musique : on connait la partition par cœur.

Sur les rayons de disques de jazz, un album nous attendait : "Lua" de Jean-Marie Machado et Didier Ithursarry. Un disque Cantabile 2016.

Je viens à l'instant d'enlever la protection qui le recouvrait. J'ai hâte de l'écouter, mais pour l'heure quelques obligations m'obligent à différer ce moment de plaisir. Impedimenta, suivant l'expression des Latins. En tout cas, vous serez prévenus !