mardi 3 mars 2015

mercredi 4 mars - daltin trio à croix-baragnon : ce qu'en dit françoise...

J'ai essayé en trois articles, plus exactement un compte-rendu succinct et subjectif d'une part, et, d'autre part, deux séries de photonotes, de dire tout le plaisir que nous avions éprouvé à l'écoute des deux concerts du Daltin Trio. A peine sont ils publiés que je découvre l'article de Françoise. Nous avions en effet décidé de ne pas échanger nos impressions jusqu'à la publication de nos articles. Voilà donc qui est fait... Je retrouve forcément plein de belles notations que je partage avec Françoise, mais aussi  maintes remarques subjectives et observations objectives qui sont un vrai bonheur de justesse. Comme d'habitude !

http://francoise-rebinguet.blogspot.fr/2015/03/daltin-trio-toulouse-dune-soiree-lautre.html

mercredi 4 mars - daltin trio : sept photonotes du concert du 27 février

21h08. On voit bien comment la lumière est autrement et mieux distribuée entre les membres du trio que lors du premier concert. De même, leurs postions relatives ont changé.


21h09 et 21h10. Deux images de ce que j'appellerais volontiers la dimension "intériorité" du jeu de Grégory Daltin. je l'imagine tout entier dans son monde.



21h19. Sans oublier l'accordina, dont le son, plutôt fragile, me touche beaucoup. Je pense que Grégory n'a pas fini d'en tirer de beaux sons.


21h52. Une attitude on ne peut plus classique. Bien caractéristique du jeu et de la posture de Grégory.


22h06 et 22h07. Deux images que j'aime beaucoup. Certes, je rêve de photographies de meilleure qualité technique, mais telles qu'elles sont je les aime beaucoup et pour le contraste noir/blanc et parce que j'y retrouve l'émotion que j'ai éprouvée quand Grégory, en rappel, a joué "Historia de mi Amor".



mercredi 4 mars - daltin trio : cinq photonotes du concert du 26 février

21h19. On voit bien comment, pour le premier concert, Grégory Daltin est comme la pointe avancée du trio avec une différence sensible de lumière.


21h20; Le son du Victoria, l'intériorité du jeu de Grégory, souvent dans la retenue avec, parfois, des stridences où l'énergie explose.


21h27. J'aime beaucoup ce que Grégory fait avec son bandonéon ; ici, une de ses postures caractéristiques avec cet instrument.


21h34. On peut noter un éclairage plus homogène.


21h35. Encore une attitude caractéristique. Une des images, que je garde en mémoire, de ce concert.
 

mardi 3 mars - daltin trio : deux concerts les 26 et 27 février

Avant-propos - pour situer le style du Daltin Trio, deux documents me paraissent adéquats :

1.- Daltin Trio Teaser
- https://www.youtube.com/watch?v=bf-1-RFgrVA

2.- Daltin Trio "Tango de l'autruche
- https://www.youtube.com/watch?v=nzZmPx4ZrVo

Depuis plusieurs semaines, on avait noté sur notre agenda les dates de deux concerts du Daltin Trio à l'espace Croix-Baragnon, à Toulouse, les 26 et 27 février, à 20h30. On avait évidemment réservé. Et comme les réservations ne sont pas placées, on est arrivé  - suivant notre habitude stratégique - à 19h30 devant la porte de la salle. C'est la condition pour être placé à notre convenance, au premier rang et un peu à gauche ou un peu à droite. Ou une fois à droite et une fois à gauche quand le concert est doublé. Accessoirement, cette position est la seule qui me permette de voler - en toute discrétion - quelques photos en dépit de l'interdiction de tout enregistrement sonore ou photographique. C'est aussi pour nous une position privilégiée pour saisir sur le vif le comportement des musiciens, leurs postures et leurs échanges de regards. Un concert, c'est certes du son, c'est aussi un spectacle.

Grégory Daltin, on l'avait connu à Trentels avec Omar Hassan, le Daltin Trio, on l'avait déjà rencontré à Ramonville, à Tulle... Du coup, nos attentes étaient plutôt élevées et nos a priori plus que favorables.   Et, pour le dire en un mot, on n'a pas été déçu. Deux beaux concerts. Qui donnent envie d'en écouter plus. Peut-être déjà avec le disque à venir du trio.

Daltin Trio, c'est Julien Duthu à la contrebasse, qui assure, qui rassure, solide comme un menhir. C'est Sébastien Gisbert aux percussions : précision, rigueur et inventivité. Sans parler de son énergie. C'est Grégary Daltin, son Victoria, son accordina, son bandonéon. Le son de son instrument et son phrasé si personnel. En tout cas, un trio qui se comprend à demi-regards et à demi-notes.

Comme je l'ai dit plus haut, comme les photos sont interdites, je me suis contenté d'en faire une vingtaine à l'un et l'autre concert. J'en ai fait un choix que je publierai dans deux articles consacrés au concert du 26 et à celui du 27. Photos semblables, mais non identiques. d'abord parce que nous étions au premier rang dans les deux cas, mais une fois un peu décalés à droite et l'autre fois à gauche. Semblables, mais non identiques car la première fois le trio se présentait comme trois sommets d'un triangle dont Grégory Daltin était la pointe avancée, alors que la seconde fois les trois musiciens étaient sur une même ligne, Grégory Daltin s'étant un peu reculé. Du coup, il était éclairé comme ses collègues et non lui éclairé, ceux-ci moins en lumière. Cette position manifestement facilitait leurs échanges de regards et leur complicité.

Je note aussi que du point de vue musical, comme les photos, les deux concerts ont été semblables, mais non identiques. Délicieuses variations, quand on arrive à les saisir sur le vif. Il est habituel à l'espace Croix-Baragnon que les concerts soient ainsi proposés le jeudi et le vendredi, en quelque sorte comme un diptyque. C'est un vrai bonheur ! Ces deux concerts en sont l'illustration même.

Bien évidemment, on n'avait pas la possibilité, ni même l'envie de noter la liste des morceaux sur le moment, mais, de mémoire, avec Françoise,  on a pu reconstituer dans le désordre les titres suivants :

- un arrangement d'un thème brésilien en introduction
- "Beija Flor"
- "Rimes" d'Aldo Romano et Claude Nougaro
- "Tango de l'autruche" de J. Duthu
- un reggae de S. Gisbert
- "Le temps s'arrête" de J. Duthu
- une valse de Grégory Daltin
- "Alfonsina del Mar"
- "Historia de mi Amor" en rappel et joué au bandonéon par Grégory Daltin, un moment rare de pureté au plan visuel et sonore. Emotion !

post scriptum - Je note que les deux concerts étaient présentés sous le titre "Alchimie" et je me rappelle que les alchimistes étaient des personnages hors du commun, capables de transmuer le plomb en or. Est-ce à dire que le trio est capable avec ses arrangements de faire aussi ce travail d'alchimiste avec les morceaux qu'il s'approprie ? C'est un assez beau projet.








mercredi 25 février 2015

jeudi 26 février - quelques précisions sur libertrio

Françoise vient de me signaler une émission de radio consacrée à Libertrio, un quatuor de la région d'Arras, à l'occasion de la sortie de son deuxième opus : "Face cachée". Je me rappelle en avoir fait alors une présentation ; avec cette émission, ce sont le guitariste, Bernard Sergeant, et le bassiste, Philippe Decomble, qui présentent le parcours musical de cette formation, qui est un quartet comme son nom ne l'indique pas.

http://www.radiopfm.com/reportages-chroniques/article/libertrio

mercredi 25 février - daniel mille tête d'affiche d'"accordéon et accordéonistes" : ce qu'en dit françoise...

J'ai signalé dans un article du mercredi 11 de ce mois la présence de Daniel Mille comme Tête d'affiche du dernier numéro de la revue "Accordéon et accordéonistes". J'avais dit, en passant, à quel point je trouvais excellent l'article qui lui était consacré par Philippe Krümm. Et voilà qu'à son tour Françoise analyse cet entretien... Une analyse et plus encore qui vaut le détour. Une analyse qui contribue à expliquer notre intérêt et notre admiration pour cet accordéoniste.  

http://francoise-rebinguet.blogspot.fr/2015/02/daniel-mille-tete-daffiche-daccordeon.html

lundi 23 février 2015

mardi 24 février - un peu plus à propos du taraf de haïdouks

L'édition musicale sous forme de cds tend à diminuer d'année en année au profit d'une distribution par téléchargement ou par un flux sonore continu sur des ordinateurs ou tout autre appareil nomade. Mais je note aussi que la facture des cds publiés est de plus en plus élaborée. Je me rappelle en avoir fait la remarque à plusieurs reprises et j'en trouve encore un exemple avec le dernier opus du Taraf des Haïdouks sorti cette année 2015 sous label Crammed Discs. Un disque dont j'ai déjà dit quelques mots dans un article en date du dimanche 22 février.

Une pochette très élaborée, un bel objet visuel et matériel avant même d'être une réussite musicale. On a plaisir à le contempler et à le tenir entre ses mains. Quant à la qualité informative, elle est aussi d'un très bon niveau avec un fascicule qui présente très clairement et l'histoire du Taraf, qui fête ses vingt-cinq ans, et les différents morceaux, ainsi que la liste des membres permanents - flûte, violon, violon, violon et voix, accordéon, accordéon et voix, clarinette, violon et voix, cymbalum - et des invités - voix, voix, voix, accordéon, contrebasse -.  



Depuis ses débuts, le Taraf des Haïdouks a beaucoup évolué tout en gardant son identité d'origine, dont la préhistoire remonte aux années 1970. On y retrouve la tradition présente dans les premiers disques du début de la décennie 90, mais aussi une belle dose d'humour, une vision plutôt déjantée de la vie.  


 
Pour ma part, j'aime beaucoup les instrumentaux, comme par exemple le titre 6 "Manele Pomak" ou le 14 "L'élégie de Marius", mais aussi plusieurs titres chantés comme le 1 "Balalau de Bucarest", le 5
"Chanson d'amour de Clejani" ou le 13 "J'ai une jupe parachute".
 
Notons enfin que le titre complet de l'album est "Taraf de Haïdouk... of Lovers, Gamblers and Parachute Skirts" ! Amants, joueurs et jupes parachutes (sic), et en  dernière précision, que tout ce beau monde vit toujours à Clejani, au sud de la Roumanie. Parcourir le monde en tous sens, oui... Mais à condition de garder port d'attache et racines à Clejani !