mercredi 25 janvier 2017

mercredi 25 janvier - petites notes réflexives

Samedi donc on a assisté, à Jurançon, une commune de l'agglomération paloise, à un concert "Minino Garay et les tambours du sud", un septet : batterie, batterie, clavier, clavier, guitare, basse et à l'accordéon Christophe Lampidecchia.  Une chance car le matin même on n'avait aucune connaissance du dit événement jusqu'à ce que Christophe alerte Françoise par message Facebook sur sa venue à Pau. Chance encore de trouver des places à réserver dans l'après-midi. Une grande et belle salle ; une bonne acoustique. On était environ aux 2/3. Assez loin mais finalement bien placés eu égard à l'énergie de Minino Garay et de ses collègues.

J'ai dit dans mon article précédent tout le bien qu'on a pensé de ce concert, mais je voudrais maintenant revenir sur une petite réflexion qui m'est venue à l'esprit en me le rappelant. Une réflexion peut- être banale, mais en tout cas qui m'est personnelle car je n'en ai pas trouvé jusqu'ici trace dans quelque texte qui aurait pu m'inspirer.

Avant le début du concert, j'avais quelque inquiétude sur la possibilité de Christophe Lampidecchia de se faire entendre correctement dans une telle formation avec, en particulier la guitare, la basse et la batterie de Minino Garay au tout premier plan. Une sorte de bombe à fragmentations sonores. Inquiétude tout aussitôt dissipée dès le premier titre. L'accordéon était là et bien là. Avec le phrasé, le toucher et la finesse mélodique de Christophe. Et puis, au fil des morceaux, il m'a semblé que l'accordéon se distinguait moins nettement de l'ensemble. C'est alors que j'ai fixé mon attention sur Christophe et, du coup, j'ai mieux distingué sa présence. Comme si je disposais d'une sorte de zoom avant, de téléobjectif auditif, ou de micro ultra-directionnel me permettant de sortir l'accordéon de l'ensemble jusqu'à quasiment n'écouter que lui.

Je ne sais si cette expérience est banale. En tout cas, pour moi, elle est nouvelle et étonnante. Et je compte bien la renouveler à la première occasion. En attendant, j'observe que cette expérience qui combine vue et ouïe n'est pas possible, telle qu'elle, à l'écoute d'un cd ; de même, un dvd combine bien vue et ouïe, sauf que c'est le photographe qui impose sa vision à l'auditeur. Alors même que cette liberté de choisir sa focale et sa visée est essentielle à mon expérience. Spécificité du concert.

On laisse mijoter à feu doux ; on y réfléchit en espérant un prochain concert dans un délai pas trop long... Mais, vous-même, avez-vous fait une expérience du même type ?

......

ps.- petit complément : notes d'insomnie...Juste le temps de prendre le petit déjeuner et je note mes réflexions nocturnes avant qu'elles ne s'estompent...

A propos de la liberté de choisir la visée et la focale de son attention au cours d'un concert et, ce faisant, de pouvoir isoler tel ou tel instrument en le mettant au premier plan, les autres instruments étant comme l'environnement de cette perception, je remarque que la prise de photographies fonctionne de la même manière. On pourrait croire que le fait de prendre des photos détourne de l'attention qui devrait être portée à la musique. Or, j'observe qu'il n'en est rien. Tout au contraire, faire des photos exige un travail de cadrage (espace) et surtout un travail d'anticipation (durée) que l'on pourrait assimiler à un travail de va-et-vient entre des hypothèses et leur vérification. C'est une manière d'assister à un concert avec une attention active. Attention qui se renforce et gagne en acuité quand la vue et l'ouïe sont mobilisées en même temps, disons "de concert".

Bon ! C'est tout pour aujourd'hui. On laisse à nouveau mijoter...



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