vendredi 27 mai 2016

samedi 28 mai - à,propos du dernier opus de manu comté : "homilia"

Avant de dire quelques mots à propos d'"Homilia", le dernier opus de Manu Comté, un petit détour vers le document ci-dessous (7:49) devrait suffire à vous convaincre de la beauté du dit opus. Une pièce à conviction en quelque sorte.

https://www.youtube.com/watch?v=iYSvHYKX4Ms

- Studium.

D'abord, il faut dire à quel point la pochette de l'album est magnifique. dans les tons rouge, noir et or. Et des commentaires de G. Jerez Le Cam, de T. Gubitsch, et bien sûr de Manu Comté lui-même.

Ensuite, un détour par Wikipédia où j'apprends que "Homilia" a pour origine le mot "Homilia" latin, lui-même dérivé du grec ancien qui signifie "Réunion, assemblée" et par extension "leçon d'un maître". Manière de nous suggérer qu'il s'agit avec cet album d'un "discours magistral" ?

Enfin, le personnel du disque sont Manu Comté au bandonéon et le B'Strings Quintet, plus T. Gubitsh comme invité. Le B'Strings Quintet, c'est-à-dire deux violons, un alto, un violoncelle et une contrebasse. Un ensemble à haute valeur culturelle. Curieusement, M. Comté note que le bandonéons et les cordes ont en commun leurs matériaux de fabrication : cordes modernes et lames, d'une part, et d'autre part du bois. Et donc que ça sonne bien ensemble.

- Punctum.

Mais alors que j'écoute l'album et que je parcours le livret d'où je tire maintes informations descriptives ou explicatives, un mot, une notion me vient à l'esprit. C'est l'adjectif "dense". Et s'il m'intéresse, il n'est pas d'emblée clair pour moi. Que veut-il dire ? Que veut-il me dire ? Qu'est-ce que ça veut dire ?  Qu'est-ce que ça veut me dire ?

Un coup d'œil au dictionnaire m'éclaire tout aussitôt. Est dense ce qui rassemble beaucoup d'éléments en peu de place. Plus il y a d'éléments dans un espace limité, plus on peut dire que c'est dense. C'est exactement ce qui convient pour décrire cet album.

- Le programme

L'ensemble des dix morceaux est en effet réparti en cinq parties :

1-3. Trois morceaux tirés de"Aconcagua", concerto pour bandonéon d'Astor  Piazzolla
4-5. G. Jerez Le Cam
6-7. Tomas Gubitsch
8. Egberto Gismondi
9-10. Manu Comté.

Bref, ce qui se fait de mieux dans l'interprétation et dans la création d'un tango moderne, d'aujourd'hui. Tout au plus ajouterais-je Juan-José Mosalini, dont le "Tango Hoy" qui sonne comme un manifeste aurait légitimement sa place ici.

En tout cas, "Homilia", c'est un disque de haut niveau, qui sera long à apprivoiser, si je puis dire, tant est subtile sa complexité. Je dis bien complexe, pas simplement compliqué. Comme un réseau, pas simplement comme une addition de morceaux.


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