mercredi 25 mai 2016

jeudi 26 mai - richard galliano / mozart

Ainsi donc le Mozart de Richard Galliano est sorti. C'est un disque Decca Records / Universal Music France, 2016. La formation comprend Richard Galliano à l'accordéon et au bandonéon pour un titre,  avec un quintet à cordes : violon, violon, alto, violoncelle, contrebasse.

Du point de vue esthétique pur et simple, i.e. avant toute analyse plus ou moins théorique et rationnelle, je dois dire que je me sens en accord parfait avec Bach. J'apprécie moins Mozart, encore moins Beethoven, plus du tout Wagner. En marge de ces trois références, j'apprécie bien Vivaldi et presqu'autant que Bach Erik Satie. Je rêve d'écouter un jour un Richard Galliano / Erik Satie...

Et voilà qu'il nous propose, après Bach et Vivaldi et Nino Rota, une nouvelle lecture, "un nouvel éclairage", sur Mozart. De l'écoute attentive de cet album dédié à ce Mozart, je retire cette impression commune à tous les albums de R. Galliano, à savoir un sentiment d'évidence. C'est ainsi et ça ne pouvait pas être autrement. Je pense en particulier à ce commentaire expliquant que pour le concerto pour clarinette par exemple, il a retrouvé la partition originale qui s'adapte parfaitement selon lui à l'accordéon. Un exemple de sa démarche on ne peut plus significatif. Fidélité à la tradition et rénovation de celle-ci. On pense à la notion de "new musette"...

Si j'en viens à présent à mes impressions à l'écoute de cet album, j'y observe deux lignes de force :
- d'une part, les titres 1,  3, 5, 6
- d'autre part, les titres  2, 4, 7, 8, 9
- et, singulier, le titre 10.

La première série comprend "La marche turque" ; "l'allegro de la petite musique de nuit" ;  "le menuetto", "le rondo" ; "le rondo du concerto pour clarinette" et, dernier titre, "l'adagio pour harmonica de verre".

Quant au titre 2, c'est "l'adagio du quatuor n°1 en ré majeur pour flûte et trio de cordes" ; le 4, c'est "la romanze de la Sérénade n°13 en sol majeur dite la petite musique de nuit" ;  le 7; c'est "le laudate dominum (vêpres solennelles pour un confesseur)" ; le 8, "l'allegro du concerto pour clarinette en la majeur" et le 9, c'est "l'adagio" de ce concerto.

Quant au titre 10, "le rondo" du même concerto, je lui fais une place à part car je le perçois comme à l'intersection des deux lignes de force et de ce fait c'est peut-être le morceau qui a ma préférence, celui qui me touche le plus. Peut-être à cause de sa complexité même et de son ambivalence

Pour moi, le caractère commun à la première série, c'est le Mozart à la virtuosité exubérante, extraverti, excité, trop gai pour que ça ne soit pas un masque : un rire forcé. C'est le Mozart que j'apprécie peu. Qu'on a peut-être trop entendu, y compris dans des environnements qui l'écrasaient et le banalisaient. De la musique au kilomètre. Mais, a contrario, on trouve aussi dans cet album le Mozart que j'apprécie au plus haut point : c'est la seconde série. Soit un Mozart introverti, grave, presque austère, secret, mélancolique. Un Mozart à la virtuosité discrète. Un Mozart à la musique évidente comme l'est l'interprétation qu'en donnent Richard Galliano et le quintet  qu'il a rassemblé autour de lui.


Ps.- Françoise me signale à l'instant un nouveau teaser de l'album dédié à Mozart.

 https://www.youtube.com/watch?v=VQvDbudB2l0&feature=em-share_video_user

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