vendredi 13 mai 2016

vendredi 13 mai - ... y a pas que l'accordéon.... y a aussi la trompette d'itamar borochov

... Y a des jours comme ça, à marquer d'une pierre blanche. Ainsi, hier, parmi le courrier - surprise ! - un cd : 10 titres, 52 minutes, label Laborie Jazz. sortie annoncée pour septembre 2016. Son titre :"Itamar Borochov / Boomerang". Il s'agit d'un quartet composé d'Itamar Borochov, trompette, Michael King, piano, Avri Borochov, contrebasse et Jay Sawyer, batterie. Depuis hier donc, on découvre ces dix titres et cette découverte est un vrai plaisir. Pas absolument une découverte dans la mesure où déjà nous avions apprécié à un très haut degré un opus précédent : "Itamar Borovhov Quartet / Outset". Et justement, ce qui me frappe c'est la conrinuité entre ces deux disques, une continuité qui dit assez l'authenticité de l'inspiration d'Itamar. Une continuité qui est comme la manifestation d'une sorte d'obsession, d'un projet qu'il reprend pour l'approfondir encore et encore.

J'ai pour principe de ne pas relire mes articles, mais je me souviens bien de notre découverte d'"Outset" et grosso modo de mon article correspondant. J'y reviendrai. Mais pour l'instant, ci-dessous un document sur "Outset".

https://www.youtube.com/watch?v=EsZYShHBvyw

Avant de dire quelques mots sur nos impressions de premières écoutes, je signale le document YouTube ci-dessous qui situe très bien et Itamar Borochov lui-même, et son projet, et les membres de son quartet.

https://www.youtube.com/watch?v=O4-rE0zFTOs

"Boomerang" donc se situe dans la continuité d'"Outset", en ce sens que j'y retrouve ce que j'appellerais volontiers le son crépusculaire de la trompette. Un son qui évoque le crépuscule, c'est-à-dire ce moment juste avant le lever du jour et juste après son coucher où une lueur incertaine est comme hésitante. Moment d'attente, moment de transition...  

Un son qui est aussi paradoxal. Je pense à cette expression de René Char : "une sérénité crispée" qui me fait penser, par association d'idées, que l'on pourrait parler ici de tension sereine ou de tension apaisée. On pense aussi  à l'oxymore "obscure clarté". Mais il faudrait aussi évoquer la force quasi hypnotique de la trompette et plus généralement du quartet. Une ligne claire qui tisse patiemment sa toile et qui nous fascine. Une ligne à la fois lumineuse et frémissante.

Avant de boucler cet article sur nos premières impressions, quelques mots encore pour signaler l'excellence du document YouTube signalé ci-dessus. Sur fond de "Boomerang", Itamar Borochov situe son parcours par rapport à son environnement familial, ses références et ses influences ; par exemple, Miles Davis, Armstrong, Coltrane... Pour ma part, j'ajouterais P. Fresu et D. Douglas, voire F. London... Il dévoile aussi ses références affectives, ces images qui orientent son inspiration et son jeu même de trompettiste, à savoir la fascination pour le désert et  pour le feu - feu sacré - comme souffle vital. Un document donc, pour parler comme Roland Barthes, qui nous intéresse au plan intellectuel et qui nous touche au plan affectif. Un document qui suscite la sympathie et prépare au mieux à l'écoute de "Boomerang".







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