lundi 25 avril 2016

lundi 25 avril - à propos de l'album "daltin trio / tango de l'autruche"

Après trois écoutes attentives et deux écoutes en survol de l'album "Tango de l'autruche" du Daltin Trio, mes impressions commencent à s'affiner et à se stabiliser. Faute d'avoir trouvé un meilleur terme, je dirais que ce  disque est attachant. D'écoute en écoute, on se prend de sympathie pour le trio, pour son style et pour son projet. D'un point de vue formel, il est constitué de onze titres : quatre compositions de Julien Duthu, contrebasse, trois de G. Daltin, accordéon, accordina, bandonéon, une de Sébastien Gisbert, percussions ; trois de compositeurs dont l'origine dit assez à quelle musique ils se rattachent, à savoir A. Ramirez et F. Luna ("Alfonsina y el mar"), N. Cavaquinho ("Beija Flor") et C. A. Eleta ("Historia de un amor").

Dés le titre 1, j'ai été séduit par la prise de son et par la présence de chacun des membres du trio. Ce titre donne le ton et de la qualité technique et du style du trio. Un style qui donne une grande unité à l'ensemble et le sentiment d'une profonde authenticité. Une sorte de fragilité obstinée comme un fil rouge. On est entre deux pôles : un jazz intimiste et une musique populaire, plus que traditionnelle. Fragilité et obstination que l'accordina du titre 2 illustre de manière évidente.

Le titre 3, éponyme de l'album, est comme un travail de tissage à trois fils, une sorte de mélopée sur fond d'immensité africaine. Quelque chose d'hypnotique.

En 4, "Le temps s'arrête". Entre mélodie et ruptures : une durée comme suspendue, à l'instar de l'espace dans le titre 3. Et puis, la caravane se met en marche... A son rythme. 6:17, le temps d'installer un monde. Une composition de J. Duthu. Par différence, le titre 5, "Passeggiata", évoque quelque échos de musette.

Le titre 6, je l'ai perçu comme une composition minimaliste avec un sens du suspense très spécifique de l'album. J'ai aimé cette interprétation, cette lecture originale du reggae. Cette manière pour le trio de se l'approprier.

En 7, "Beija Flor". Comme une course à perdre haleine.

En 8, l'accordina, émouvant par définition si j'ose dire. Sa fragilité obstinée me touche. Idem, la caravane sait aussi susciter l'émotion. C'est minimaliste, comme une épure, comme un dessin ou une estampe à l'eau forte. J'aime beaucoup.

En 9, une balade qui s'étire au point de faire penser au titre 4 :"Le temps s'arrête". Et, enfin, le titre 10, "Historia de un amor", bien dans le ton de l'album : discrétion, finesse, sens des nuances. Tout le contraire des effets faciles et autres éclats.

Voilà ! Un disque que j'ai eu plaisir à découvrir. Et que j'aurai plaisir à écouter encore...


Ps.- A titre d'information, je vous recommande trois documents YouTube. Le premier : un video-clip pour le moins surprenant et plein d'humour, le second :"Tango de l'autruche" qui dit on ne peut mieux le style du trio. Le troisième est le teaser même du groupe. Fort intéressant quant au projet du trio.

- video clip : https://www.youtube.com/watch?v=8HiDOv99hY8

- "Tango de l'autruche" :
https://www.youtube.com/watch?v=GpT1BzTFQY4

- Le teaser :
https://www.youtube.com/watch?v=u1fvgQI8Jtk










0 commentaires:

Publier un commentaire

Abonnement Publier les commentaires [Atom]

<< Accueil