vendredi 7 août 2015

samedi 8 août - à propos de "belle époque"...

Marciac se profile à l'horizon, c'est-à-dire à environ 160 kilomètres d'Hossegor. Carte blanche à Emile Parisien, en première partie de soirée dimanche ; Archie Shepp en seconde partie, à partir de 23 heures. D'autre part, Françoise a retenu "Belle Epoque" dans la sélection qu'elle a préparée pour les moments de farniente - finalement assez rares - à la villa. Le rapprochement, je devrais dire le court-circuit s'imposait de lui-même... J'ai profité de l'un de ces moments privilégiés où toute la tribu était à la plage ou aux soldes pour écouter en toute quiétude cet album de Vincent Peirani et Emile Parisien :"Belle Epoque", 2014, ACT Music, collection Duo Art. Un disque reconnu par tous les amateurs d'accordéon, de saxophone et de musique de qualité en général. Un "Choc" Jazz Man.

Cet album, je l'ai écouté je ne sais combien de fois. Chaque fois c'est une nouvelle découverte. Non que j'en approfondisse ou que j'en développe l'analyse, mais tout simplement parce que j'en perçois de nouvelles facettes insoupçonnées jusqu'ici. Chaque morceau m'apparait alors non comme une découverte radicale, mais plutôt comme un objet à double ou triple fond : un morceau, tel qu'il est perçu maintenant, peut en cacher un autre, qui se manifestera à la prochaine écoute.

Donc ! Comme j'avais entrepris d'écouter "Belle Epoque" avec toute l'attention possible, presque machinalement, en tout cas de manière non délibérée, je me suis mis à recopier la liste des neuf titres, comme pour mieux me les approprier.

01. Egyptian Fantasy. Sidney Bechet
02. Temptation Rag. Henry Lodge
03. Song of Medina [Casbah]. Sidney Bechet
04. Hysm. Emile Parisien
05. Le cirque des mirages. Vincent Peirani
06. Place 75. E. Parisien
07. Schubertauster. V. Peirani
08. St. James Infirmary. Mills Irving
09. Dancers in Love. Duke Ellington 

Un travail d'apparence mécanique ; en fait une manière de m'incorporer chacune de ces créations sur un mode non réfléchi et quasi intuitif. Expérience intéressante ! Construire, écoute après écoute, une perception intuitive !

... Et puis, après un certain temps, je prends conscience d'une certaine identité entre tous ces morceaux en ce qui concerne leur structure. Je les perçois maintenant en effet comme un espace théâtral où l'accordéon installe un décor, un climat, un état d'âme, une couleur... et où, sur cet environnement, dans ce cadre, le saxophone développe sa chorégraphie. Une perception visuelle ! Expérience intéressante !

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