vendredi 17 juillet 2015

vendredi 17 juillet - juste une réflexion après goualade

J'ai essayé, dans l'article daté d'hier jeudi, de rendre compte du concert donné au lieu dit "Bergerie ronde" par Philippe de Ezcurra puis par le Trio Miyazaki, les deux précédés par une prestation de Jan Myslikovjan. Quelques mots, quelques photos, une manière de garder traces de ce moment heureux, de bonheur esthétique, une manière d'essayer de l'évoquer ou du moins s'en suggérer la spécificité : une clairière dans les pins, une bergerie à l'architecture exceptionnelle, le talent et l'authenticité des musiciens, la simplicité et l'efficacité de l'organisation. Pour cela, pour compléter mon texte, j'ai choisi une dizaine de photographies, que j'appelle des photonotes, et que je voudrais compléter maintenant par cinq autres.

Je m'explique. Pour moi, les photographies d'un événement comme ce concert ou, si l'on veut, ces trois concerts, c'est une façon de porter témoignage de notre présence, une façon de donner la preuve que ce dont on parle a bien eu lieu. C'est aussi une façon de remplacer des mots par des images. C'est par référence à ces deux fonctions que je qualifie mes photos de photonotes. Notes photographiques, notes écrites avec de la lumière. Notes descriptives avec la double ambition d'évoquer un climat et de traduire autant que possible une réalité fugace. 

Mais, la prise de photos, en des circonstances comme un concert, c'est aussi une façon de chercher à saisir la posture significative, en l'occurrence, ici, d'un accordéoniste, puisque c'est le type d'instrumentiste que je privilégie. Chaque accordéoniste en effet peut être caractérisé par une posture qui lui est propre et qui le définit. C'est une certaine forme de sa posture déterminée par les trois sommets du triangle : main droite, main gauche, direction du regard, et donc orientation du visage par rapport à son instrument et par rapport à son environnement. C'est ainsi qu'après avoir publié hier des photonotes de Jan, de Philippe et de Bruno, je voudrais maintenant compléter ce choix avec cinq photographies : une de Jan, deux de Philippe et deux de Bruno. Cinq photoformes, si j'ose ce néologisme.


- 17h49, un environnement compliqué, un instrument hypercomplexe, une concentration sans failles vers une partition que Jan lit dans sa tête et avec ses doigts.


- 18h03, 18h17... Deux images prises à un quart d'heure d'intervalle. Comment ne pas être frappé par la similitude des postures : un regard déterminé qui puise son inspiration au-delà de l'horizon immédiat. Il y a de l'éthique dans ses choix esthétiques.



- 19h01, 19h02... J'admire bien sûr la maîtrise de Bruno, mais plus encore son intériorité et cette façon, perceptible dans ces deux images, cette façon de ne jamais forcer son instrument. Tout en douceur et nuances subtiles.



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