mardi 21 juillet 2015

mardi 21 juillet - isabelle olivier : don't worry, be harpy

... reçu, il y a peu, , le récent album d'Isabelle Olivier :"don't worry, be haRpy", 2014, Metamorphose, 2014, Isabelle Olivier, Enja. Pour avoir écouté plusieurs de ses albums et surtout pour l'avoir écoutée en direct live avec David Venitucci dans le cadre de Jazz sur son 31, j'ai abordé le dit album avec plein d'a priori positifs et favorables. Lesquels ont été plus que confirmés et renforcés au fil des écoutes. Presque jusqu'à saturation.

Mais d'abord, pour qui voudrait mieux connaitre Isabelle Olivier, ses œuvres, ses projets, ses intentions, son style, quelques liens utiles :

- Jazz à Grignan : https://www.youtube.com/watch?v=cAqsNze63eQ 

- France Inter : http://www.franceinter.fr/personne-isabelle-olivier

- Café de la danse : http://www.cafedeladanse.com/isabelle-olivier/

- Deezer : http://www.deezer.com/artist/150820

Quatre documents suffisants en tant que tels, qu'il me parait donc inutile de paraphraser. Mieux vaut, me semble-t-il, essayer de proposer ici quelques impressions, subjectives certes, mais personnelles.

Après plusieurs écoutes - vraiment beaucoup, plus d'une douzaine - j'observe qu'à chaque fois c'est comme si je découvrais des caractéristiques nouvelles, qui m'avaient échappé auparavant. Telle esquisse de mélodie, tel dialogue entre deux instruments, tels sons nouveaux... Si mes impressions se sont stabilisées, c'est sous la forme d'une espèce de fresque inclassable. Inclassable parce que le propos est surprenant  souvent, étonnant la plupart du temps. Or, provoquer l'étonnement, c'est bien l'une des fonctions majeures d'une création artistique. Quant à la fresque, elle correspond à ce sentiment que les titres s'enchainent les uns aux autres comme une succession d'images où chaque pièce est en résonance avec toutes les autres. Cet ensemble racontant une histoire aux facettes multiples. Une histoire... Disons un récit onirique.

Le son de la harpe d'Isabelle Olivier est plus que spécifique : c'est sa signature même, la marque même de son identité de compositeur et d'interprète. Un son identifiable dès les toutes premières mesures. Un son cristallin, pur, transparent, clair comme une évidence, net comme un trait de dessin sans faiblesse. Parfois, ce son évoque le piano, parfois, la guitare. Et son accord avec contrebasse, percussions, batterie ou violoncelle est on ne peut plus juste. Un son complexe et nouveau. Avec ici où là l'électronique qui intervient avec ses effets propres.

Bref, un album tout en fluidité, un album placé sous le double signe de l'eau et de l'air. Souple comme un serpent, léger comme des nuages; un album propice à la rêverie.

"don't worry be haRpy" : une pièce dans une œuvre originale en train de se construire avec patience et audace.





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