mardi 25 août 2015

samedi 22 août - richard galliano à seignosse

Il y a plusieurs semaines - en juin, je crois - Françoise avait repéré l'information suivante : le samedi 22 août, à Seignosse, dans le cadre du festival Août of Jazz, concert du Richard Galliano / Philip Catherine Quartet. La salle du concert est située à moins de cinq kilomètres de notre villa à Hossegor. Forcément, on avait donc tout de suite réservé deux places. Puis deux autres, Nadja et Charlotte s'étant jointes à nous. Et puis, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, peu avant cette date, un courriel amical nous informait que deux invitations seraient à notre disposition. Je n'en dirai pas plus - discrétion oblige - mais quel cadeau !


On voit ici la position des membres du quartet : Philip Catherine à l'extrême gauche. Philippe Aerts juste derrière Richard Galliano, au point qu'ils semblent se confondre dans une même image, Hans Van Oesterhout, un peu en retrait à droite. Et Richard Galliano lui-même, assis ou debout, un peu en avant, plein centre.


Cette photo illustre assez bien la proximité entre l'accordéon et la contrebasse. Proximité renforcée par la forme même, si dissemblable, de ces deux instruments.


Quant au concert, quoi dire que je n'ai déjà maintes fois écrit. Pour parler de ce concert, dont Richard Galliano était comme l'axe, le pivot et l'âme même, je n'ai plus de mots dans mon vocabulaire d'admiration. Je l'ai déjà épuisé pour essayer de rendre compte de mes impressions et de mes sentiments.

Disons qu'une fois encore, pour moi, Richard Galliano, c'est de l'énergie inépuisable, de la maîtrise absolue, de la créativité toujours renouvelée. Pour dire cela, qui est une impression complexe, un mot me vient à l'esprit : présence. Une présence unique, comme une évidence. Je reste en effet muet d'admiration devant l'évidence des improvisations de Richard Galliano. Et aussi devant la manière qu'il a de conduire un concert, de distribuer les rôles, de s'exposer au premier plan, de se retirer discrètement à l'écart pour mettre en lumière ses collègues. Bref ! Perfection !

Ajoutons à cela un concert où j'ai eu plaisir à entendre des mélodies que j'avais moins entendues ces derniers temps, comme "Giselle" ou "Laurita" ; à en entendre que je connais par cœur comme "Tango pour Claude" ou "Fou rire" ou "La Javanaise". Mais encore, une contrebasse et une batterie d'une extrême finesse.  Sans oublier le jeu de Philip Catherine, que je ne découvrais pas, mais que je n'avais pas apprécié comme j'ai pu le faire en ce concert. Un poète inspiré en quelque sorte, qu'il s'agisse de son jeu ou de ses compositions, complexes et mélodiques.

Richard Galliano, comme on le voit jouait de l'accordéon assis ou de l'accordéon debout. Double posture que j'avais rarement observée.




On peut noter sur cette photo comment il sait se mettre en retrait pour mettre ses collègues en pleine lumière. Un rôle d'animateur au sens fort du terme : celui qui insuffle une âme !


J'aime bien ces deux dernières images, d'une part parce que, dans la première,  je vois le symbole de  l'homogénéité et de la densité du quartet, un ensemble d'un professionnalisme au long cours, et d'autre part, parce que, dans la seconde, on peut observer cette attitude si particulière par laquelle Richard Galliano met un point final, véritable feu d'artifice, aux morceaux qu'il interprète. Une manière de faire qui, à chaque fois, fait exploser la salle.



Enfin, après le concert, Richard Galliano et Philip Catherine sont venus faire une séance de dédicaces. C'est ainsi qu'on a pu faire signer par Philip Catherine l'album où il joue comme invité avec Soledad, mais aussi "New Musette", et par Richard Galliano ce même disque dans son édition de 1991. C'est ainsi également que j'ai pu lui demander de bien vouloir me signer cette photographie où j'ai rassemblé tous les cds de lui que nous possédons. Tous ou presque puisque je me suis aperçu que j'avais oublié d'y faire figurer aussi le cd 1 de l'anthologie de Raul Barboza publiée par les Editions Frémeaux et Associés / La Lichère où il intervient sur deux titres, le 4, une improvisation, et le 10 : "Valse à Margaux". A rectifier dans une prochaine photo. Peut-être par ordre chronologique.

A cette occasion, j'ai pu noter une fois encore la disponibilité et la courtoisie de Richard Galliano, disons son extrême  amabilité, alors même qu'il sortait d'une heure et demie d'un concert intense.

On s'est quitté en se donnant rendez-vous à Tulle... Cette perspective m'enchante !

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