mercredi 30 novembre 2016

mercredi 30 novembre - deborah de blasi : "des tas de tours"

... reçu, ce lundi 28 dans la matinée, l'album de Deborah de Blasi : "Des tas de tours". J'ai immédiatement pris plaisir à découvrir de disque et à en écouter les treize titres, disons les treize chansons. Le premier contact visuel avec "l'objet", la première écoute au fil des morceaux qui s'enchainent... c'est une évidence, je trouve cet ensemble très plaisant. Pas facile, mais simple. Ce qui, on le sait, n'est pas le plus simple à réaliser.



Reste maintenant à dépasser cette évidence et à essayer de comprendre pourquoi ce sentiment.  Non pas expliquer, considérations techniques ou objectives à l'appui, non, simplement essayer de "me" comprendre et ce faisant de repérer quelques caractéristiques de cet album qui me touchent. D'abord, je note la couverture et l'emboitage : très simples, très épurés. Un portrait de profil, un microphone, un titre plutôt énigmatique et, du coup, poétique. En tout cas, propice aux évocations. Un ensemble en noir et blanc. Juste une tache de couleur : une rose. Et puis, à l'intérieur, un texte suggestif plus qu'explicatif, en tout cas qui ouvre des horizons de sens. Un livret, lui aussi de facture poétique. Enigmatique à son tour. Le sens n'est pas donné d'emblée ; il est à construire au fil des écoutes et des lectures des commentaires du livret. Mais encore, au plan graphique et photographique, une clarté qui me plait.

Quant au texte chanté, j'ai beaucoup apprécié et les paroles et la diction de Deborah ; son phrasé évidemment aussi. Tous éléments qui la situent comme une authentique chanteuse de jazz.  Je ne saurais argumenter plus avant mon jugement, mais je sens bien qu'elle s'inscrit dans une tradition de chanteuses de jazz. Avec  cette fausse impression qu'elle donne - image et voix - qu'on a affaire à une femme-enfant... Erreur fatale ! Fausse enfant, vraie femme, capable de faire des confidences et de garder cependant son mystère, de se dévoiler et de rester masquée... Une voix que, selon les écoutes, je perçois comme un langage porteur de sens ou comme un instrument parmi ceux qu'elle a rassemblés autour d'elle pour l'accompagner.

A propos... Une formation de haut vol : F. Viale, accordéon ; A. Ceccarelli, batterie ; D. Imbert, contrebasse ; plus F. Arnaud, violon, sur le titre 12 et G. Hartmann aux chœurs en 13. Excusez du peu ! Qu'ils soient au premier plan ou au second, quelle présence ! Quelle créativité et quelle écoute réciproque. On sent que cet opus résulte d'une coopération profondément amicale. On imagine entre les membres de cette équipe des discussions et des tâtonnements pleins d'exigences. Au delà de la simple maitrise technique et du métier.

Bref ! Je n'ai pas fini de découvrir cet album et la voix sucrée-salée de Deborah.

ps1 : je n'ai pas noté dans ma description de "l'objet" la citation d'un texte de quelques lignes de Boris Vian. Extraites de '"En avant la zizique".  C'est un manque à rectifier tant par les paroles et parfois par le phrasé Deborah fait penser à celui-ci. Une filiation qui dit assez l'esprit et la qualité de cet album.

ps2 : étant donné mon goût particulier pour l'accordéon, mention particulière pour la prestation de Frédéric Viale qui sait se qu'accompagner veut dire...

ps3 : pour en savoir plus sur Deborah de Blasi...

http://www.deborahdeblasi.com/

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