mardi 14 juillet 2009

mardi 14 juillet - jazz à montauban le 7 juillet


Arrivée pour le second concert à 19h30. Nous avions prévu en effet de retrouver Jean-Marc Licavoli et de nous donner du temps pour discuter sans précipitation. Il arrive peu après avec sa fille et un ami, accordéoniste et faiseur de crèpes succulentes. L'ensemble de l'organisation est toujours impeccable. Respect scrupuleux des horaires annoncé. Respect donc du public et des artistes. A noter tant cette ponctualité est exceptionnelle.

Les tapas se préparent sur les planchas et le blanc est au frais. A 21h15, un groupe de swing manouche, "Selmer 607", du nom d'une guitare mythique que les musiciens se passent de mains en mains, comme pour lui rendre hommage en s'effaçant derrière elle et en se mettant à son service. Intéressant. Mais j'ai déjà dit mes limites quant à ce style.


A 22h45, début du concert du trio Rosenberg. Comme on dit, ils assurent. Imperturbables pendant les morceaux. Une pointe d'humour entre. Les titres s'enchaînent : la fabrique de swing manouche tourne comme une mécanique de précision.








A 23h30, je prends conscience que mon attention est focalisée, voire polarisée par la chaise vide de Galliano. Je prends conscience que la nuit est fraiche. Je me dis qu'il doit pleuvoir alentour. Je crains que quelques gouttes ne s'invitent avant que l'invité ne se manifeste.







A 23h45, il prend place sur sa chaise. J'ai déjà dit comment, dès cet instant, j'ai entendu une autre musique. Mon admiration pour Galliano s'en trouve, si possible, encore renforcée. Il donne au swing manouche la profondeur et l'intériorité que je n'y perçois pas d'habitude.








Et toujours son regard, tendu et bienveillant. Attention de chaque instant pour les autres ; passion du dialogue.














Une dernière photographie à 23h55.







Le concert s'achève à 00h14. Galliano est resté sur scène trente minutes.
Sur le chemin de la sortie, Jean-Marc me prête plusieurs disques de sa collection. En particulier, un hommage à Edith Piaf de Marcel Azzola avec - excusez du peu - Grappelli, Vander, Michelot, Fosset, Belmondo, Everett et Viret. Et un disque qui m'était inconnu jusqu'à ce soir, disque de Galliano avec Jimmy Gourley, "Flyin'the Coop", enregistré en 1991. Mais aussi un album de Jo Basile... Délicieux. Jean-Marc m'ouvre des territoires inconnus et je l'en remercie vivement.

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