mercredi 22 juin 2016

mardi 21 juin - la fête de la musique, les pommes de ma douche et "l'âme des poètes disparus"...

Ce mardi 21 juin, c'est enfin l'été. Après des jours et des jours de pluie, de temps gris et froid, d'orages : un vrai tunnel qui traverse le printemps, enfin un ciel bleu et un temps à mettre le couvert sur la terrasse. Du coup, je fais deux photos pour garder trace de cet instant. Les informations météo annoncent 35 degrés dans l'après-midi et plus de 30 en soirée pour la fête de la musique. La vie reprend ses droits.

Pendant que Françoise prépare le déjeuner, je mets le couvert. Deux photographies fort semblables et cependant différentes. Comme on peut le voir, la deuxième montre bien qu'il s'agit d'un repas bien français avec sa baguette et sa bouteille de rouge. Du bordeaux, forcément !

En arrière-plan, éclatante sous le soleil revenu, une tache plus que lumineuse : le linge de maison, nappes, serviettes et draps qui sèchent en se chargeant de bonnes odeurs de foin.

Au milieu de la table, ouverte, la pochette d'un disque que le facteur vient de déposer il y a quelques minutes : "L'âme des poètes disparus", le dernier opus du quintet "Les pommes de ma douche". Déjeuner sur la terrasse, à l'ombre du prunier aux six troncs, rythmé par les treize morceaux de l'album... Que peut-on demander de plus ?


 
 
Eh bien, je vous le dis : "Cet album est un bel objet esthétique" (ouverture et musique). Un vrai plaisir d'entrer dans l'été avec un tel accompagnement. Et un tel déjeuner ! La liste des titres suffirait à donner une idée juste de la musique du quintet. Une musique qui trace sa route avec obstination et qui se renouvelle sans cesse d'album en album. Quelques titres ? "Le piano de la plage" de Ch. Trenet, "Dis quand reviendras-tu ?" de Barbara, "La maison près de la fontaine" de N. Ferrer, etc... Parmi les compositeurs : Gainsbourg, Galliano, Goraguer, Nougaro, etc... Bref ! Un album plein de nostalgie et en même temps plein de vitalité. Avec quelques moments plein de finesse et un style, disons d'inspiration manouche, qui nous enchante toujours.
 
Et puis, en soirée, on est allé faire un tour à la fête de la musique. Plusieurs podiums. Une foule attentive et chaleureuse. Des gens qui écoutent, des gens qui mangent, des gens qui écoutent en mangeant. Il fait très chaud. Le fond de l'air est sec - enfin ! - et quasi caniculaire - enfin ! -, un temps de saison. Le boulevard des Pyrénées est lumineux. Les terrasses des bistrots, restaurants et autres cafés sont pleines de monde. Des gens souriants et détendus. Mais, comment dire ? Tout ce monde ainsi attablé, insouciant, suscite en moi une impression bizarre. Est-ce cela que d'aucuns désignent comme étant un monde en crise ?
 
 

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