mercredi 14 août 2013

mercredi 14 août - à propos de joë rossi et du quatuor de paris

Je disais hier combien Françoise avait eu la bonne idée de vouloir emporter avec nous le disque de Joë Rossi et du quatuor de Paris édité en volume 5 de la collection "Les monstres sacrés de l'accordéon". Des titres enregistrés dans les années 80 et édités en 2004 par RDC Records.

Ce disque est constitué de deux parties : des pièces jouées solo par Joë Rossi et recueillies, au cours d'un concert, sur cassette par un fan, et d'autre part des enregistrements inédits réalisés chez Richard Galliano. Le livret comporte quelques mots amicaux et pleins d'admiration de Richard Galliano, de Valérie Guérouet et de Frédéric Guérouet. De Richard Galliano je retiens les termes d'amitié et de musique partagée. Mais aussi l'idée que Joë Rossi, en solo, sait magnifier les classiques du musette. De Valérie Guérouet, l'admiration pour l'enseignant et pour l'improvisateur. De Frédéric Guérouet, l'exigence d'équilibre qu'il s'agisse de la forme, du tempo, de l'articulation, de l'intensité, du phrasé... et cela dans tous les styles : baroque, jazz, romantique, musette... On sent qu'il s'agit de paroles authentiques et non de propos de circonstances.

Plusieurs titres m'ont particulièrement frappé, mais tout particulièrement, en solo, "Indifférence" et "Scherzo", en duo avec F. Guérouet "Averse" de Ferrero, que je ne connaissais pas et puis, en quatuor, "Valse à Margaux", "A Paris dans chaque faubourg", "L'art de la fugue" de J.-S. Bach et enfin "Pavane pour une infante défunte" de Ravel, arrangement par R. Galliano.

On trouve quelques vidéos de J. Rossi sur le web. Elles sont faciles à retrouver, mais pour ma part je retiens "Indifférence" pour deux raisons, d'abord parce qu'elle est caractéristique selon moi de son  style, ensuite parce qu'on y voit comment il avait surmonté le handicap de la perte d'un doigt de la main droite. C'est surprenant et fascinant.

http://www.youtube.com/watch?v=1hBx5H8CWD0

Ce matin débutent les fêtes de Dax par une course, la Feriascapade. Sébastien, qui y participe depuis des années, s'est levé de bonne heure, vers 6 heures. On s'est levé aussi pour l'encourager. Le reste de la troupe, un peu difficile à réveiller, a déjeuné, a fait un brin de toilette et puis s'est habillé en tenue de feria : rouge et blanc. Sans oublier l'indispensable foulard que l'on noue au moment de l'ouverture des festivités jusqu'au feu d'artifice final. Nadja, Camille, Charlotte et Françoise s'ont donc parties de bonne heure avec des affiches d'encouragements pour Sébastien. Je suis resté à la villa ; je les rejoindrai dans l'après-midi. Pour l'heure, pas un bruit dans le quartier ; le chien Miro me tient compagnie, j'ai sorti le lapin et il a tout de suite rejoint sa "cage de dehors". Il faut que je surveille s'il ne creuse pas quelque galerie pour prendre quelques libertés...

J'écoute l'album. Plusieurs fois déjà certains morceaux comme "Indifférence", "Valse pour Margaux" ou "Pavane pour..." Cette situation me convient : ce silence ambiant, qui commence juste à se disloquer - il est 10 heures -, cette solitude propice à une écoute attentive, le bonheur quoi !

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