dimanche 28 octobre 2018

dimanche 28 octobre - à propos de styles des accordéonistes...

Tout d'un coup, l'hiver est arrivé sans crier gare. Malgré les circonstances météorologiques, Françoise et "les petits" ont décidé de se retrouver une dernière fois cette année à Hossegor pour encourager Camille et admirer ses efforts pour apprivoiser et les vagues et sa toute neuve planche de surf.

Pendant ce temps, je suis resté à Pau pour régler quelques affaires domestiques. J'espère d'ici peu pouvoir les rejoindre à mon tour, mais cela dépend de l'agenda du peintre qui rénove fenêtres et volets, de l'avancée de son travail et de la pluie...

C'est ainsi qu'hier soir, en feuilletant quelques livres à reclasser, je suis tombé sur un bouquin de tauromachie intitulé "Toreros dans l'arène". Un ouvrage d'un célèbre critique taurin, A. Lafront (Paco Tolosa), où il propose de classer les toreros en quatre principales catégories :

- Les scientifiques
- Les artistes
- Les belluaires
- Les pathétiques

Tout de suite, l'idée m'a amusé de voir si cette classification pouvait s'appliquer mutatis mutandis aux accordéonistes.

Parmi les scientifiques, les accordéonistes qui fondent leur œuvre sur l'analyse et sur la connaissance approfondie de l'instrument, sa tradition et son histoire. Disons que leur travail de création se fonde en priorité sur une approche intellectuelle voire conceptuelle de leur projet.

Parmi les artistes, je classerais volontiers les accordéonistes qui donnent par leur jeu un sentiment de perfection et d'intensité de l'émotion. Chez ceux-ci, la relation avec le public est immédiate, instantanée. Le savoir, fondement du travail des scientifiques, fait place à une imagination surprenante et à des arrangements inattendus. 

- Parmi les toreros dits belluaires, ceux qui s'expriment d'abord par leur énergie et parfois avec une certaine violence, comme pour tester les limites de l'instrument. Qui emportent l'adhésion et suscitent l'enthousiasme par leur expressivité excessive, parfois à la limite de la simple animation. Je pense à maints accordéonistes du monde du musette. Aux athlètes du triolet.

- Parmi les pathétiques enfin, on trouve tous ceux qui jouent sur le registre de la sensation intense, poignante, bouleversante, tous ceux qui s'expriment dans le registre de la virtuosité. Ceux qui suscitent l'admiration et l'enthousiasme pour leur jeu de funambule. L'émotion résulte alors de la prise de risque. De l'exploration des limites.

Voilà ! reste à donner des noms pour chacune de ces quatre catégories. J'ai bien quelques idées, mais je me donne le temps d'y réfléchir plus avant. On en reparlera !  

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