dimanche 14 octobre 2018

vendredi 12 octobre - où il est question d'une rencontre fortuite entre trois albums et un concert...

... Il s'agit bien en effet d'une rencontre plus ou moins inattendue et fortuite entre trois albums récents et un concert. Fortuite, mais significative d'une évolution de la conception de la musique de plus en plus ouverte sur les musiques du monde et sur de nouvelles lectures des œuvres anciennes ou classiques.


 
Vendredi 12 octobre, Marmande. 20h30, concert de Daniel Mille en quintet. Soit un accordéon, trois violoncelles et une contrebasse. Un accordéon et quatre cordes. Le programme est grosso modo celui de son album dédié à Astor Piazzolla :"Cierra tus Ojos". On avait hésité à faire la route pour assister pour la troisième fois au dit concert. Finalement, Françoise a eu raison d'insister. Ce fut encore une fois un concert d'exception. Avec, comme bonus, un moment d'échanges avec Daniel lui même, toujours aussi chaleureux et attentionné. Je me donne le temps de digérer ce moment de pur bonheur avant d'y revenir d'ici peu avec l'appui de quelques photographies.
 
Samedi 13 octobre. Dès notre retour à Pau, on va récupérer au Parvis un cd que nous avions commandé. Une création de Vincent Lhermet, accordéon, et Marianne Muller, viole de gambe. "Les inAttendus, Poetical Humors", Harmonia Mundi. Soit un duo : accordéon / cordes.
Mais, par la même occasion, le responsable des disques nous fait part de sa trouvaille. Un disque : "Itinéraire / Quatuor Voce" où le dit quatuor invite quelques musiciens contemporains, dont Vincent Peirani pour une création de 14;00. Evidemment, sa présence suffit à nous donner l'envie de l'acquérir. Disons qu'on ne le regrette pas... J'y reviendrai ! Quant au quatuor, ce sont deux violons, un alto, un violoncelle... Et donc, en l'occurrence, accordéon et cordes.
 
Entre parenthèses, le projet ci-dessus intitulé "Les inAttendus" me fait penser à une création que j'avais beaucoup appréciée en son temps : "Quatre chemins de mélancolie" de Daniel Brel. Six instruments : bandonéon, pour Daniel Brel, dessus de viole, basse de viole (3), théorbe. Un bandonéon, cinq cordes. Un enregistrement de 2004. Alpha 509.   
 
Dimanche 14 octobre. Au coin de mon bureau, le dernier disque que j'ai écouté avant notre aller-retour à Marmande : "Marc Berthoumieux / le bal des mondes". J'en ai dit quelques mots il y a peu. Je note à l'instant la composition du personnel : plusieurs invités et une section de cordes tout à fait imposante : dix violons, quatre altos, trois violoncelles... Un accordéon dialogue avec dix-sept cordes... C'est forcément un choix délibéré. Et qui s'inscrit donc dans un courant contemporain qui méritera toute notre attention.
 
Notons simplement que Marianne Muller signale par exemple l'analogie entre les mouvements du "tirer/pousser" de l'archet et du soufflet. Et qu'elle ajoute aussi ceci :"Nous avons découvert que l'accordéon et la viole [...] avaient des timbres qui se mariaient tellement bien que, parfois, on ne pouvait pas savoir qui jouait quoi"... Deux pistes d'approfondissement des possibilités de rencontres entre ces deux instruments !

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