jeudi 11 octobre 2018

jeudi 11 octobre - alerte agenda : "le bal des mondes", dernier opus de marc berthoumieux

Je suis en train d'écouter le "le bal des mondes", dernier opus de Marc Berthoumieux. Toujours  sous le label "Sous la ville". Premières écoutes, en phase de découverte. Et, tout de suite, c'est une évidence, c'est un vrai plaisir. Suivant l'expression consacrée, je le recommande sans restriction aucune. Pour quelles raisons ? Avant même toute écoute analytique, avant même de prétendre argumenter et justifier ce jugement spontané et immédiat, j'en retiens quelques unes  qui, pour ainsi dire, s'imposent à moi avant même toute explicitation. Toutes raisons qui, chemin faisant, vont s'éclairer peu à peu.


 
 
D'abord, il y a la continuité d'inspiration de Marc Berthoumieux d'album en album et sa fidélité aux compagnons qui l'accompagnent de disque en disque. On le retrouve en effet ici tel qu'en lui-même depuis "Les couleurs d'ici" avec quelques collègues choisis. Par exemple, Mirabassi, Winsberg, Huchard, etc... Autant dire des disques de coopération encore plus que de collaboration. Rien de fortuit dans le choix du personnel spécifique à chaque album. 
 
Ensuite, j'aime le ton, l'état d'esprit qui traverse cet album comme un fil rouge, comme une colonne vertébrale. Nostalgie, mélancolie apaisée ; épicurisme tranquille. Une manière de jouir de chaque instant ; une vitalité mesurée et détendue. Un sens de la demi-mesure. "Rien de trop" suivant l'expression des philosophes de l'Antiquité. Un état d'esprit quasi brésilien. Suave.
 
Mais encore. Une remarquable continuité entre les morceaux des différents albums outre la cohérence extraordinaire entre les morceaux mêmes du bal. Par exemple, il est question du "Bleu de Majorelle" qui s'inscrit dans la continuité de "Nuit bleue" et des "Eaux bleues", respectivement de 2004 et de 1998. Quant à moi, outre cette couleur dominante, je perçois aussi la musique de ce disque comme relevant de l'élément "Eau", parce qu'elle coule de source et qu'on s'y plonge avec délice.  L'écoute comme immersion.
 
Mais encore, fidélité amicale et hommage aux musiciens et compositeurs que  Marc Berthoumieux admire. Ainsi "Lina et Marcel", "Gizavo", Claude Nougaro et "Fleur bleue". On notera la présence du bleu, couleur emblématique du jazz. "La Blue note, la note bleue" chante Nougaro. Et aussi, Jo Privat ou, entre autres, Maurane.   
 
Sans oublier de préciser que l'album est fondé sur un quintet plus ou moins à géométrie variable et sur des invités, au nombre de neuf, dont un orchestre à cordes de dix-sept membres (arrangements et direction de Pierre Bertrand). Il faut citer ce quintet :
 
- Marc Berthoumieux, accordéon... entre autres...
- G. Mirabassi, piano
- L. Winsberg, guitare
- L. Vernerey, basse
- S. Huchard, batterie
 
... tous déjà contributeurs à la création des disques précédents.  
 
Voilà ce que j'avais à dire pour ces premières écoutes.  
 
   
 

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