lundi 26 avril 2010

mardi 27 avril - du bonheur

Lundi, 13h. Le ciel est lumineux après la dissipation des brumes matinales, comme dit la météo. Françoise a étendu sur l'herbe tendre enfin sèche après dissipation de la rosée matinale, comme dit notre voisin, les serviettes de toilette encore humides qu'elle vient de sortir de la machine à laver. Les branches du prunier s'agitent mollement et cette agitation crée une très légère brise (à moins que ce ne soit l'inverse) qui fait vibrer les fleurs du lilas et de la glycine, et qui fait frissonner les feuilles de l'olivier qui semble revivre au printemps après un hiver pénible. Sur la petite terrasse avant, que Françoise a balayée et lessivée ce matin, à l'ombre verte du prunier, le thermomètre annonce 20°. Je mets le couvert dehors.
L'espace n'est pas bien grand, mais il est largement suffisant. Le linge prend son bain de soleil. il se gorge de bonnes odeurs de foin. J'imagine déjà le délice, en sortant de la douche, de le déplier et de les laisser se répandre dans la moiteur ambiante. J'ai mis une nappe bleue et des assiettes en terre brune. Une bouteille d'eau d'Ogeu et une bouteille de "bordeaux". Françoise a préparé des pieds de cochon. Notre charcutier les réussit à merveille. Et Françoise les cuit de même. Avec ça, des coquillettes al dente et quelques tranches fines de pain passion. Que demander de plus ? Un café de Colombie pour bien terminer ce déjeuner frugal ? C'est prévu.


Pourtant, si, il manque quelque chose... Le temps de lancer la lecture du dernier album de Gotan, "Tango 3.0". Maintenant, il ne manque plus rien.

A la fin de notre repas, entre le moment de lever les assiettes et le moment de servitr le café : deux, trois, quatre (petites) tasses, je me dis que ça ressemble au bonheur. Non pas à une idée du bonheur ou à une image du bonheur. Non ! Je dirais que ça ressemble à une expérience du bonheur, expérience qui consiste en cela que je sens bien que je n'ai besoin de rien d'autre, ni de rien de plus. Je ne désire rien, rien d'autre, rien de plus. Evidemment, cette expérience ne peut pas durer longtemps. Les impedimenta de la vie sont sur le qui vive !
Mais, alors que le dernier morceau du disque s'achève, je dois bien convenir qu'une sorte d'insatisfaction trouble mon contentement. Que se passe-t-il ? Sans y réfléchir vraiment, je suis mon intuition : j'enlève "Tango 3.0" du lecteur et je le remplace par "La revancha del Tango". Dès le premier titre, je comprends que j'ai eu raison de faire ce changement. Cette fois, c'est sûr, c'est le bonheur.
En fait , comme on dit dans mon sud-ouest, je trouve que ce dernier opus de Gotan, "Tango 3.0", manque de "gnac". Qualité surabondante dans le premier album du groupe.


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