jeudi 4 mars 2010

vendredi 5 mars - les pommes de ma douche

Pour la énième fois, je suis passé au Parvis pour voir si, enfin, "Melosolex" était arrivé. Eh non ! Mais ça ne devrait pas tarder. Demain, sans doute. Je pense à l'histoire du coiffeur qui avait affiché dans sa vitrine :"Demain on rase gratis", et qui ne l'avait jamais enlevée. Mon grand-père, lui-même coiffeur, me la racontait à chacune de nos rencontres. Il avait la satisfaction d'avoir été le premier à me la faire connaitre et, du moins le croyait-il, le premier à m'en avoir fait comprendre l'astuce. C'est pour cela que je feignais, à chaque nouveau récit, d'en découvrir le ressort caché.

Mais comme "Melosolex" tarde à venir, forcément, pour ne pas revenir bredouille à la maison, je jette un oeil en diagonale sur les cds nouvellement arrivés. Cette fois, c'est le dernier opus du quintet "Les pommes de ma douche" qui essaie de se faire une place de choix dans les bacs.

Depuis 2002, c'est le cinquième album de cette formation dont on imaginera facilement le style, sinon le répertoire, si l'on sait que leur nom est une sorte de déformation de l'expression "pompe manouche". Ils sont donc cinq, toujours les mêmes : David Rivière, accordéon, Pierre Delaveau, guitare rythmique, Laurent Delaveau, contrebasse, Dominique Rouquier, guitare solo, Laurent Zeller, violon.

- 2002, "...Y va tomber des cordes !"
- 2004, "J'ai connu de vous... Monsieur Trenet"
- 2006, "On n'est pas là pour se faire engueuler"
- 2007, "Swing from Paris"
- 2009, "Five Men Swinging"

On peut à bon droit parler d'une oeuvre. On sent une ligne directrice, un projet de longue haleine obstinément visé. Je suis pour ma part très sensible au professionnalisme du quintet et je l'écoute agréablement. Mais je dois bien avouer que l'écoute de ces cinq albums ne provoque en moi aucune émotion. Il en est de même pour toute la musique manouche. La dimension "virtuosité" occulte pour moi tout ce qui pourrait susciter une quelconque réaction affective. C'est curieux, mais c'est ainsi, la musique manouche, je la perçois comme une musique très abstraite, presqu'exclusivement formelle.

Curieusement, le disque qui me touche le plus n'est pas dans cette liste : il s'agit d'un album "Le Chant du Monde" de 2004, édité sous le nom de David Rivière :"From Valse to Swing" avec un cd bonus intitulé "Les valses des pionniers - versions originales".

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