jeudi 10 mars 2016

samedi 12 mars - colm gannon : the rights of man

C'est en parcourant la dernière livraison de la revue "Accordéon et accordéonistes" que mon intérêt a été sollicité par un article, un portrait, pages 22-23, signé Anne Girard et consacré à un accordéoniste irlandais : Colm Gannon. J'ai eu tout de suite envie d'en savoir plus. Je ne le regrette pas. Pour une raison au moins, à savoir que ce n'est guère le style de musique que je connais et donc, de ce fait, l'écoutant j'apprends beaucoup.

Autant, quand j'écoute les accordéonistes que j'ai l'habitude de fréquenter, je renforce mes jugements et mes impressions quant à leur style, autant avec le disque de Colm Gannon : "The Rights of Man" je suis en terrain sinon inconnu du moins mal connu. En termes plus abstraits, disons que dans le premier cas mes apprentissages se font par un travail continu d'assimilation, autant dans le cas de cet album de musique typiquement irlandaise j'apprends par accommodation, au sens de "s'accommoder" de perceptions nouvelles. En termes plus simples et plus à la mode, disons que dans ce dernier cas pour apprécier cet accordéon il me faut quelque peu modifier mon logiciel d'écoute. Le mettre à jour !

Donc, cet album m'intéresse. Studium, "oui" dirait Roland Barhes. Mais il ne me touche pas. Punctum, "non" dirait le même.  En fait, je manque de la finesse nécessaire pour saisir la véritable identité de chaque morceau. Pour moi, c'est de l'accordéon qu'on écoute avec ses pieds. Ce qui, dans mon esprit, n'a aucune connotation péjorative, mais signifie seulement que j'attends d'abord et peut- être exclusivement de la musique pour danser. Du coup, j'écoute cet album par groupes de 4 titres et ainsi j'évite cet effet de brouillage ou de halo que j'éprouve quand j'en écoute plus à la suite.

Le disque comprend quatorze titres. Sur ce nombre, treize sont pour moi de la musique de danse - reels, hornpipes, jigs, flings - et un, le 7, "Amhran na Tra Baine" s'en démarque nettement. C'est une sorte de rêverie où l'on se laisse facilement emporter. Un moment de pure songerie qui est, forcément, mon morceau préféré.

Un dernier mot enfin pour dire que malgré mon inculture j'ai quand même bien reconnu la virtuosité de Colm Gannon, qui est manifeste. En revanche je n'ai pas toujours, et même rarement, su identifier les instruments qu'il utilise. Deux ou trois me semble-t-il.

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