mardi 2 février 2016

lundi 1er février - lionel suarez en concert à saint pierre des cuisines à toulouse

Jeud 28 janvier, auditorium St Pierre des Cuisines, 20h30, à Toulouse : Lionel Suarez et JeHan présentent, dans le cadre de Détours de chant,  leur album "Leprest - Pacifiste Inconnu".  Si près de notre retour de Bordeaux, Françoise et moi, nous avions hésité à repartir pour Toulouse et faire l'aller-retour depuis Pau entre jeudi après-midi et vendredi matin. Mais, plusieurs circonstances favorables, dont une invitation amicale, se sont liguées pour balayer nos hésitations et emporter notre décision. Comment résister au plaisir d'écouter Lionel ? Comment résister au plaisir de découvrir les textes d'Allain Leprest ? Comment résister au désir d'entendre cette sorte de slam qui caractérise le chant et la diction si personnelle de JeHan ? Bref ! Jeudi, à 20h30, nous étions, et Charlotte avec nous, installés au premier rang pour un moment de bonheur. En tout cas un moment à la hauteur de nos attentes pourtant fort hautes.

Un moment couronné par quelques mots échangés avec Lionel lors des signatures de l'album. Quelques instants d'amitié dont on garde précieusement le souvenir.

Pour rendre compte au mieux de ce concert, je m'appuierai sur quelques photographies sélectionnées parmi la cinquantaine que j'ai faites. Je voudrais qu'elles traduisent autant que faire se peut et la situation et les postures des deux artistes. Deux artistes, c'est-à-dire un duo bien plus qu'un chanteur accompagné par un accordéoniste.

1/9. L'auditorium de Saint Pierre des Cuisines est vaste. On pense à une architecture de cathédrale. Des la voute tombe une lumière blanche, crue, presque violente. Au sol, une incandescence circulaire comme le cœur d'un réacteur, comme la source d'une énergie inépuisable. Les yeux doivent s'habituer à ce contraste entre l'ombre et la lumière. On est déjà ailleurs...


2/9. Le duo. Une formidable économie de moyens. Une mise en scène minimale. Le texte, rien que le texte ; la musique de l'accordéon, bien plus qu'un simple accompagnement.


3/9. On voit bien ici l'absence de décor et cette sorte d'immobilité de Lionel et de JeHan qui se mettent au service du texte de Leprest.


4/9. Mais voilà qu'à travers le téléobjectif m'apparait ce que j'appellerais volontiers le paradoxe de Lionel. De loin, sa posture manifeste une formidable stabilité. Une présence inébranlable. Une confiance sans failles. Mais, avec le téléobjectif, je le perçois dans une grande tension. Non point fragile, mais sur le fil du rasoir. Comme si une exigence extrême l'animait. Et cette perception me touche. Je comprends mieux à quel point, au delà de cette solidité apparente, il s'agit de se mettre en jeu, de prendre des risques. On est loin d'un simple accompagnement.


5/9... 9/9. Les cinq photos ci-dessous, je les ai sélectionnées pour essayer de montrer ce que j'entends par ce comportement paradoxal de Lionel : solidité / prise de risques. Je sens bien que ce paradoxe mériterait une analyse plus approfondie, mais, pour l'instant, je m'en tiens là, bien conscient que ce sentiment est pour beaucoup dans la qualité que j'ai éprouvée à ce concert.





 
Forcément, je n'ai pas fini de mettre le dernier mot à cet article que déjà il me tarde de retrouver l'occasion d'un concert pour vérifier mon sentiment.

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