vendredi 4 décembre 2015

vendredi 4 décembre - daniel mille et dorsaf hamdani à tarbes : barbara-fairouz

Je me rappelle. C'était cet été à Hossegor. En parcourant le programme du Parvis, l'espace culturel de l'hypermarché Leclerc à Tarbes, notre attention avait été alertée par cette information : "jeudi 3 décembre, 20h30, chanson - Barbara/Fairouz - Dorsaf Hamdani". C'était cet été à Hossegor. Tout de suite, on avait réservé deux places. Confirmation de notre commande : 2015-07-15 16:22:23. Deux places : F36 et F38. Bien sûr, on était un peu loin de la scène, mais il faut dire que les abonnés aux spectacles de Parvis sont nombreux et qu'ils ont priorité.

Depuis, il ne se passait jamais plusieurs jours sans que nous évoquions par anticipation ce concert. Et pour attendre sereinement ce moment, nous avions d'une part la mosaïque de nos cds de Daniel Mille pour reconstituer son parcours jusqu'à maintenant et d'autre part, pour préparer le concert de ce jeudi, l'écoute de l'album "Dorsaf Hamdani / Barbara-Fairouz", direction musicale Daniel Mille, label Accords croisés, collection Vox Populi, 2014.

 
Avant d'essayer de rendre compte de cette soirée, de ces instants de pur bonheur entre 20h30 et 22h30, quelques précisions sur le quintet en scène : D. Hamdani, chant, D. Mille, direction musicale, accordéon, L. Zerrad, arrangements, guitare, oud, Z. Zouari, violon, alto, Y. Zayed, percussions, oud.  On note la présence en scène de Z. Zouari et Y. Zayed à la place respectivement de M. Lassoued et L. Soua sur le disque. Je note aussi que le concert est à plusieurs égards différent du disque, mais le style demeure et l'homogénéité de la formation, dans l'un et l'autre cas, est impeccable avec des musiciens qui tour à tour savent se mettre au service du "collectif" et jouer leur propre partition si j'ose dire. C'est ainsi que j'ai noté un programme plus "souple" que celui du disque et une couleur de plus en plus jazzy au fil des morceaux. Les dernières minutes ont pour moi, de ce point de vue, été un summum.
 
Un mot encore concernant l'attitude de Daniel Mille vers lequel j'avais un regard particulier : j'ai retrouvé son style sobre, précis, attentif à ses collègues et plus que tout cette émotion qu'il sait susciter dès qu'il intervient. Pour ma part, le son de son accordéon est l'un des plus émouvants que je connaisse. Comme un miroitement fragile et obstiné.
 
Ci-dessous quelques photographies un peu lointaines et imprécises mais qui donnent une image juste de la position relative des membres du quintet.
 
20h52 
20h53
22h13
22h13
22h13
 
Et maintenant quelques mots pour garder traces...
 
Quand j'évoque librement mes impressions, trois expressions me viennent à l'esprit. Elles traduisent bien mes pensées : "dialogue entre Barbara et Fairouz", "sensibilités croisées", "jeu de miroirs"...  Peut-être même qu'un philosophe y verrait une sorte de dialectique entre une certaine sensibilité française, voire parisienne, et une certaine culture orientale... Dialectique, c'est-à-dire un certain dépassement de chacune de ces deux sources d'inspiration vers une expression totalement originale.
 
J'ai été très sensible à la voix puissante et chaude, la voix aux multiples inflexions de Dorsaf Hamdani  ; moins métallique que celle de Barbara, voisine mais non identique. Riche de cette différence. En revanche, l'esprit de Barbara est on ne peut plus présent.
 
J'ai aimé la complexité des arrangements avec des interprètes, musiciens et chanteuse, qui ont tous les moyens techniques de leurs ambitions, en toute simplicité, sans vaine ostentation. J'aime aussi la rencontre improbable entre l'accordéon et les autres instruments orientaux. Sa profondeur et leur acidité.
 
Du début à la fin du concert, je n'ai pas senti le temps passer ; j'ai même, à vrai dire, perdu le sens du temps qui passe. Comme un espace d'éternité entre deux soucis quotidiens.  tout de même, entre le début et la fin, j'ai perçu un crescendo croissant jusqu'aux accents jazzy des derniers morceaux.
 
Mais ce n'est pas tout... Alors que la salle s'était vidée depuis plusieurs minutes, Françoise s'est glissée vers la scène... où Daniel récupérait son accordéon. je la rejoins peu après et c'est ainsi que nous entamons tous les trois une conversation amicale à bâtons rompus et que, Françoise ayant souhaité obtenir une signature sur l'album, Daniel nous propose de nous conduire à la loge de Dorsaf. Quelques mots échangés en toute simplicité. Et puis... on prend congé, bien décidés à écouter Daniel, Dordaf et les autres... dès que possible. En tout cas, des artistes de grand talent et de belles personnes. Impressionnants de simplicité et de naturel. C'est pour ça aussi que cette soirée est à marquer d'une pierre blanche.
 
Peut-être, mais je n'en dis pas plus, aurons-nous l'occasion d'écouter bientôt Daniel dans une autre configuration et pas trop loin de Pau... Mais chut !   
 
ps.- le teaser fort bien fait... et bien significatif du jeu et du projet des cinq artistes.
 
 

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