mercredi 7 novembre 2018

mercredi 7 novembre : tout en écoutant "TrANGressiOns"...

Tout en écoutant avec plaisir pour la énième fois "TrANsGressiOns", je laisse mes pensées aller leur train, tout en parcourant avec intérêt le fascicule joint. Avec des informations lumineuses d'intelligence sur le projet du quartet, sur les compositeurs, sur chaque titre, etc... etc... En tout cas des informations très éclairantes.

Et voilà que mes pensées vagabondes me font remarquer le fait suivant : le premier disque du quatuor est entièrement placé sous l'égide de Piazzolla. Tous les morceaux. Alors que le dernier, qui nous occupe, n'en comporte que deux, les deux derniers. Un parcours de Piazzolla à Piazzolla : un parcours d'émancipation. Après le travail considérable effectué sur le style et l'esprit du génie argentin, le quatuor se sent capable de donner sa propre lecture de ses œuvres.

Cette idée d'émancipation de longue date, en tout cas de cd en cd, me semble corroborée par les remarques suivantes : d'abord, le fascicule note que Piazzolla fut toute sa vie un transgresseur. C'est donc lui faire hommage fidèle que de transgresser ses propres créations. C'est ainsi que "Romance del Diablo" est présentée ici - en exclusivité - en version quartet. De même, le pivot central de l'album est bien défini comme étant "Opale concerto" de Richard Galliano. Avec ce commentaire :"l'Opale concerto" pour accordéon et orchestre, composé par Richard Galliano, [est] arrangé par le SpiriTango Quartet pour une performance orchestrale de chambre - une grande première". Comment mieux dire ce travail d'émancipation du quartet ? Exclusivité, grande première... Comment être plus clair ?

Si on y ajoute cette transgression qui consiste à remplacer le bandonéon emblématique du tango par l'accordéon, et si l'on y ajoute la volonté délibérée de faire appel à des compositrices pour créer des compositions originales et contemporaines dans ce monde de machos, on a saisi quelques lignes de force de l'album. Quelques unes, mais pas toutes. C'est pourquoi je dirais volontiers de ce disque qu'il est à tiroirs... On est loin d'en avoir fait le tour !

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