lundi 10 janvier 2011

mardi 11 janvier - camille privat accordéon classique

Je connais mal l'accordéon classique, d'une part parce que les occasions de concert sont rares dans le sud-ouest, hormis Philippe de Ezcurra et Bruno Maurice, ce qui n'est certes pas peu de chose, d'autre part parce que je manque d'un réseau de distribution où commander des disques, comme je le fais par l'intermédiaire d'Amazon, de Paris Jazz Corner ou de Virgin, ou encore en prenant directement contact avec des accordéonistes de jazz ou de musique du monde par Myspace ou par leur site personnel. Manque d'habitude, manque de chemins balisés, manque de contacts... En un mot, manque de culture quant à ce  domaine.

C'est pourquoi, lorsque Sylvie Jamet m'a fait part de la sortie d'un disque d'accordéon classique sous la signature de Camille Privat, j'ai aussitôt sauté sur l'occasion : un échange téléphonique avec la présidente de l'association qui parraine Camille Privat ; échange d'adresses ; envoi d'un chèque / envoi du cd... Et voilà ! Lundi, peu après midi, une enveloppe venue d'Ille et Vilaine...




Toutes affaires cessantes - le repas mijotera à feu doux -, forcément, Françoise et moi, nous l'avons écouté. En silence. Et - premières impressions, " à chaud" -, nous sommes d'emblée tombés d'accord sur les deux points suivants :

- alors que souvent l'on trouve au toucher classique quelque chose d'impersonnel, de froid, de chirurgical, quelque chose qui est de l'ordre de l'épreuve à surmonter (je pense ici aux concours et à leurs jurys, situation qui laisse des traces indélébiles), rien de cela ici, mais tout au contraire un toucher plein de vibrations, précis et en même temps chaleureux.
- de même, l'accordéon classique sonne souvent pour moi - je dis bien pour moi, en toute subjectivité - avec trop d'inertie, avec une sorte de componction et de solennité pour mon goût excessives (on n'est pas impunément le rejeton de l'orgue ; cette filiation laisse aussi des traces indélébiles). Ici, rien de tel, mais tout au contraire vivacité et allégresse. Comme un sang nouveau animant les pièces de Mozart ou de Semionov, en particulier le 3ème mouvement de la "Rhapsodie".  A côté du choix classique d'oeuvres de Mozart, Scarlatti ou Semionov, peut-être un passage obligé pour un premier opus, j'ai bien apprécié le choix de l'"Hommage à Paco" d'Angelis en ouverture et, en clôture la "Toccata" d'Oleksiv, le très mystérieux.

En tout cas, outre le plaisir essentiel de l'écoute, je sens que je n'ai pas fini d'apprendre sur l'accordéon classique grâce à Camille Privat. Qu'elle en soit remerciée, sans oublier Sylvie.

Un dernier mot enfin pour signaler le myspace de Camille Privat, où l'on trouvera trois oeuvres qui ne figurent pas sur le cd :

- Mozart, "Adagio"
- Jo Privat, "Papillons noirs"
- Richard Galliano, "Opale concerto".

De quoi espérer déjà un prochain album.

http://www.myspace.com/camilleprivat

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