dimanche 26 décembre 2010

dimanche 26 décembre - à propos d'entre onze heures et minuit...

Dans mon post en date du vendredi 24, j'ai fait la liste des albums que j'avais sélectionnés pour répondre à la demande pressante de la tribu de lui fournir, entre onze heures et minuit, de l'accordéon-pour-danser. Mais, dans la précipitation, je n'avais pas donné de pistes pour juger de visu ou plus exactement de auditu la pertinence de mes choix. C'est chose faite ci-dessous :

http://www.myspace.com/broyetsabandeofficiel

http://www.myspace.com/freebidou

http://www.myspace.com/helenodos8baixos

http://www.lastfm.fr/music/Clifton+Chenier

http://www.myspace.com/pontyboneandthesqueezetones

http://www.myspace.com/tangatarea

De même, j'ai parlé de quelques breuvages que j'avais sélectionnés pour la soirée du réveillon, mais je n'avais pas montré les bouteilles qui les contenaient. Il me faut réparer ce manque. D'abord, ces deux merveilles dans leur environnement :

- "Domaine Faure-Tonin", 1971, Appellation Bordeaux Contrôlée. Francis Menguin & Fils, viticulteurs à Escoussan. Mise en bouteilles au domaine.
- "Château la Nère", 1983, Appellation Loupiac Contrôlée, Y. Dulac & J. Séraphon, proprétaires récoltants à Verdelais.

 Bien sûr, d'ici la fin janvier, les "cadavres" partiront Dieu-sait-où dans la benne à ordures. Mais en attendant, il m'est difficile de ne pas m'attarder devant ces merveilles. Créations culturelles s'il en est...

 Je les ai disposées devant la fenêtre, à contrejour, pour profiter encore de leurs couleurs. Sombre, du rouge ; dorée, du blanc. Dorée étant, de toute façon, un terme bien trop général pour traduire ce complexe de jaunes, d'orangés et de bien d'autres nuances, comme une sorte d'arc-en-ciel. Et devant cette vision me reviennent les sensations gustatives. Presqu'impossibles à décrire, sinon pour un poète. Ou pour un philosophe comme Michel Serres qui a écrit, dans "Les Cinq Sens" un texte superbe sur un sublime Sauternes, je crois.
 Mais évidemment ces vins n'ont qu'un temps, même si leur souvenir persiste, et il faut songer, sinon à les remplacer, du moins à en assurer le relais. A cette fin, j'ai sorti de la cave, au demeurant fort modeste, deux bouteilles auxquels nous allons faire un sort vite fait :

- un "Banyuls, Cuvée du Grand Maître", Appellation Banyuls Contrôlée. Banyuls hors d'âge élevé dans les caves des Templiers à Banyuls-sur-mer. Vin tiré à cinq mille exemplaires : magnum n° 00810. Mis en bouteilles à la propriété. Je suis attaché à cette bouteille, car elle faisait partie de la cave de mon père avant qu'il ne se retire à Nay, à la maison de retraite Saint-Joseph. C'était un cadeau de la Cave des Templiers pour le remercier de sa fidélité.

Il faudra évidemment choisir et cuisiner le plat en consonance avec ce vin et ce ne sera pas une mince affaire. Une réunion de famille sera nécessaire pour régler ce problème délicat.


- "Château Dillon", 2003, Appellation Haut-Médoc Contrôlée. Cru Bourgeois, mis en bouteille au château, lycée viticole de Bordeaux-Blanquefort. C'est un vin que nous avions commandé en 2006. Il nous parait qu'il est temps de vérifier comment il a vieilli. J'ai bien envie de le goûter avec du rôti froid. J'imagine un accord assez corsé et rustique.
  

Bon, c'est pas tout ça, le repas mijote à feu doux, Charlotte et Camille ont une petite faim, il est temps d'interrompre cet exercice d'écriture pour leur préparer une petite gourmandise apéritive, qui faisait mes délices quand ma grand-mère me la préparait dans l'attente de passer à table. On peut donc parler de tradition familiale ; je suis fier de la perpétuer et je suis toujours plein d'émotion quand je vois les filles me dire qu'elles se régalent. La recette ? Plus que simple : une tranche de pain d'un kilo taillée à environ un demi-centimètre d'épaisseur, bien grillée, puis frottée longuement avec une gousse d'ail fendue dans le sens de la longueur ; un filet d'huile d'olive et quelques grains de fleur de sel.

"C'est un délice, dit Charlotte" ; "C'est un délice, dit Camille, en écho". Du coup, je leur prépare une nouvelle tranche et c'est un vrai bonheur, car cette préparation représente à peu près tout ce que je suis capable de faire en cuisine. Ce n'est pas que je ne m'emploie pas à pallier cette incompétence avec constance, mais le fait est là : il me manque sans doute un apprentissage de longue date, celui que l'on réalise dans l'enfance, dans la proximité des fourneaux. Il me manque les tours de main et quand je prends quelque recul par rapport à mon comportement je me dis qu'il doit être assez touchant mais plutôt encombrant, tant il est vrai que souvent il serait plus facile aux autres de faire à ma place que de réparer mes erreurs. Mais en même temps je n'arrive pas à trouver ridicule ma bonne volonté maladroite. Disons que c'est un style.      

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