samedi 6 août 2016

samedi 6 août - ceci n'est pas un accordéon...

Ceci n'est pas un accordéon... Tout au plus, un pliage accordéon. En fait, il s'agit des vingt billets correspondant à quatre abonnements pour les cinq corridas de la feria de Dax. Françoise, Nadja, Sébastien et moi. Les vendredi 12 (18h00), samedi 13 (18h00), dimanche 14 (11h30), dimanche 14 (18h00) et lundi 15 (18h30) août.

On se prépare. Françoise a sorti des armoires les tenues de fête. Blanches et rouges. Comme neuves. Traditions et rituels. Il y a l'avant mois d'août et l'après mois d'août, l'avant quinze août et l'après quinze août. Le point culminant de l'été.    

4 commentaires:

Anonymous Annie a dit...

Bonsoir Michel ! Au hasard du web , je découvre ton blog dédié à l'accordéon , dont , je l'avoue , les plis et les replis hérissent mes sens épris de voluptueuses consonances...Et , quel étonnement ! toi , le philosophe , tu sacralises en rituel cet abominable exutoire collectif baigné du sang d'un taureau.. Certes , " dès qu'un homme est né , il est assez vieux pour mourir"...ce n'est pas une raison d'exorciser ses peurs en assassinant un vivre d'animal...Le taureau lui aussi est né pour être tué.. bien sûr, il ne le sait pas.. mais cela ne l'empêche pas de souffrir.. oui, la barbarie a vraiment " un visage humain "..

6 août 2016 à 15:33  
Blogger michel a dit...

Bonjour Annie ! J'ai bien reçu et lu attentivement ton commentaire. Merci pour ce message plein de perplexité et d'indignation devant mon article.
En ce qui concerne l'accordéon, il me semble qu'aujourd'hui il mérite toute notre attention tant de vrais talents s'expriment par cet instrument. Je pense à Richard Galliano, forcément, mais aussi à Vincent Peirani, à Daniel Mille, à L.Suarez, à M. Biondini ou à Bruno Maurice. Entre autres... Je pense aussi à d'autres musiciens qui jouent du bandonéon, comme D. Saluzzi ou A. Piazzolla ; ou de l'accordéon diatonique comme M. Perrone. Deux instruments de la même famille que l'accordéon...
Quant à mon goût pour la corrida, je l'avoue, sans détours, à l'occasion des fêtes de Dax en particulier. C'est ainsi que depuis plus de dix ans, je l'évoque chaque année. C'est une forme de rituel. Et depuis tout ce temps, j'ai toujours dit que ce goût, cette passion, me paraissait injustifiable. Nul raisonnement, nul argument ne peut en rendre raison. Il n'empêche : cet événement injustifiable me fascine. C'est pourquoi, chaque année, je confirme nos abonnements. Ne serait-ce que pour voir si cette fascination opère toujours ou non. Pour l'instant, j'en prends acte. Sans essayer de la comprendre.

Amités

ps.- En termes pascaliens, disons qu'en acceptant cette part sauvage en moi, je n'essaie pas d'être plus ange que je ne saurais l'être.
ps.- Pour tout dire, je trouve même mon comportement complètement contradictoire. c'est ainsi qu'il y plusieurs années, nous avons renoncé à une corrida pour rester auprès d'un chat malade et le soigner.

7 août 2016 à 08:47  
Anonymous Annie a dit...

Bonsoir Michel !..Certes , mon approche un peu abrupte de l'accordéon peut s'expliquer par une totale méconnaissance des virtuoses qui le transfigurent..( mais , sa sonorité me hérisse quand même!)..Quant au spectacle de la corrida, s'il est de l'ordre du fascinatoire, il prend sans raison , alors!.. ce ne peut être pourtant un jeu immotivé..! Que l'emprise du fascinatoire soit inexplicable , je le conçois...mais chacun a ses raisons d'être fasciné.. et, la victoire de l'homme sur l'animalité est bien un des signes majeur de la supériorité de la Raison ( dixit René, le premier cartésien , l'irremplaçable , le père fondateur de cet indénouable paradoxal d'un logos se nourrissant de ses incohérences, pour le malheur de la conscience..)

7 août 2016 à 16:10  
Anonymous Annie a dit...

PS :...Que le fascinatoire soit ritualisé en spectacle me semble être révélateur d'une occultation , à l'euphorie compensatoire ( ou dérivative), des multiples refoulements imposés par le rationnel aux subversifs élans de l'énergie vitale...Alors...éclaire moi...Est-ce la corrida qui te fascine ou bien le spectaculaire d'un attrait injustifiable ????..Oui, le logos est séduit de pouvoir goûter à ses propres , rassuré de n'en pouvoir jamais dépasser ses limites...Que le spectacle continue !

8 août 2016 à 09:59  

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