vendredi 15 mars 2013

vendredi 15 mars - thierry capdeville à saint salvy

Il y a maintenant plusieurs mois, Thierry Capdeville nous avait alertés : les 11, 12 et 13 mars, la scène nationale d'Albi propose un parcours en trois étapes en hommage à l'accordéon. Première étape : une "clé d'écoute" pour explorer les rapports musicaux entre l'orgue et l'accordéon. Orgue sédentaire / orgue nomade. Un moment animé par Philippe Krümm, qui à cette occasion présente son livre "L'accordéon, quelle histoire !". Et illustré de morceaux, live, interprétés par Thierry lui-même et Pierre-Jean Schoen, organiste titulaire de la cathédrale Ste Cécile et de la collégiale Saint Salvy, à Albi. C'est précisément en cette collégiale qu'aura lieu la première étape. Je l'ai dit : étape en direct live. On verra que ça n'est pas anodin.

Deuxième étape, le mardi 12, 20h30, à Carmaux. Richard Galliano en quintet : "Hommage à Nino Rota". J'y reviendrai. J'essaierai de dire pourquoi j'ose qualifier ce concert de génial. Seul regret peut-être : Thierry nous avait aimablement invités à venir assister vers 17 heurs / 18 heures aux balances... On a hésité. Je n'ai pas osé, de crainte de déranger... Du coup, quand Thierry nous a introduis dans la salle, Richard Galliano quittait la scène. On a de ces timidités parfois. Pour me justifier, je dirais que j'ai une telle conscience de ce que doit être le stress qui précède un concert, que je me sens mal à l'aise à l'idée  de risquer perturber la concentration dont tout artiste a besoin. Alors, quand il s'agit de Richard Galliano... Enfin, troisième étape, une exposition "une histoire de l'accordéon" au centre culturel de Carmaux, le mercredi. En fait, alors que nous avions prévu, étant restés à l'hôtel, d'aller voir cette exposition, la neige annoncée entre Carmaux et Pau nous a incités à repartir vers nos pénates plus tôt que prévu.

Lundi, collégiale Saint Salvy. Beaucoup de monde. Philippe Krümm brosse à grands traits une histoire de l'accordéon. Chaque moment est illustré par des morceaux interprétés à l'accordéon, puis à l'orgue, puis par les deux ensemble. D'abord, toutes les répétitions avaient prévu une intervention des deux instruments en duo, mais c'était sans compter avec les conditions. Ecoutez bien : au moment du concert, il faisait 5° dans la collégiale. J'ai bien dit : 5°. Impossible d'accorder les deux instruments. D'où l'un, puis l'autre, et pour finir, en dépit des circonstances, un duo.

Je vous le dis : admiration pour les deux instrumentistes et pour le conférencier. Comment dire que cette présentation a été pour moi une vraie réussite ? Tout simplement en notant cette observation, à savoir que je n'ai à aucun moment senti ce froid qui m'avait d'abord saisi en entrant et en prenant place. Les photos que j'ai prises traduisent de manière juste, je crois, l'attitude de Thierry. Concentration, respect de l'oeuvre, une rigueur qui correspond bien au souci de prouver que l'accordéon est un vrai instrument de musique. Un souci qui sera sensible aux gens du public. Pour beaucoup, une découverte.


J'ai bien aimé le style de Philippe Krümm : une culture sans failles de l'accordéon, des idées simples, que l'on retient facilement, des anecdotes frappantes. C'était bien !


Les deux photographies ci-dessous sont caractéristiques de la posture de Thierry. Disons : un calme apparent, mais sous l'apparence ça bouillonne...



En toute dernière partie de la conférence-concert, un moment de duo.


On voudrait bien sûr que ça dure encore, mais il est déjà 19h20. Presque une heure. Dans ces conditions, un grand merci à tous les trois.


Avant de repartir vers Toulouse, quelques mots échangés avec Pierre-Jean, Thierry et Philippe. Echanges sympathiques. On en profite pour acheter le livre de Philippe Krümm. J'y reviendrai.

Dans mon prochain post, quelques mots et quelques photographies sur le concert "Nino Rota".

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