jeudi 8 octobre 2009

vendredi 9 octobre - environnement des concerts de prades et elne : six photonotes

Un concert en général est toujours pour nous un moment privilégié de musique et particulièrement d'accordéon, mais ce moment est inséparable de son environnement. Qu'il s'agisse de son environnement immédiat comme, par exemple, les conditions de confort de l'écoute, le comportement de nos voisins, la présence ou non d'un photographe plus ou moins bruyant ; qu'il s'agisse de son environnement plus large comme les conditions d'hébergement ou les conditions de circulation que nous avons rencontrées. Mais, cet environnement est aussi culturel. C'est pourquoi, dès que nous arrivons sur le lieu d'un concert, nous nous efforçons de tirer profit des ressources locales. De ce point de vue, les alentours de Prades ou Elne sont une mine inépuisable d'art roman. L'art qui, je l'avoue, est celui qui me touche le plus et de plus en plus. L'émotion que nous avons éprouvée en visitant plusieurs cloîtres et en admirant leurs sculptures n'est certes pas étrangère à l'émotion que nous ont procurée les deux concerts du trio Massot - Florizoone -Horbaczewski. L'émotion esthétique prépare à l'émotion esthétique comme par un mouvement de boule de neige. Et je dois dire que certains moments de temps suspendu, d'attente, au cours des concerts faisaient échos à des moments de temps suspendu, entre ombre et lumière, dans tel ou tel cloître.

En tout cas, je suis fasciné par l'art roman. J'y trouve une simplicité, une abstraction et une intériorité, qui me feraient presque comprendre ce qu'est la foi. En un mot, je me sens en empathie avec ces gens, si lointains et si proches, qui ont créé cet art ou qui s'en sont nourris. Un art de sérénité, d'acceptation des maux de ce monde. Acceptation fondée certes sur les promesses d'un au-delà rédempteur, croyance qui m'est totalement étrangère. Mais peu importe, il reste l'humanité.
Ce gisant m'a bouleversé et son image continue à me troubler. La mort sans fard.

De même, cette mise au tombeau me touche. Rien de religieux pour moi. Simplement des gens qui malgré leur affliction font ce qu'ils ont à faire. Il y a du stoïcisme dans cette scène.


Et puis, il y les cloîtres. Une des perfections de l'architecture selon moi. Je suis en effet fasciné par l'économie des moyens : carré, symétrie, répétition et par la variété infinie qui découle de la rencontre de cette simplicité avec le mouvement du soleil. A proprement parler, un cloître est une oeuvre photographique. J'ai retenu trois images. Une émotion intellectuelle.
















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