mercredi 17 avril 2019

mercredi 17 avril -le "galliano" nouveau est arrivé-é-é...


Rituel des courses à l'hyper. Rituel du détour par le Parvis avant le retour à la maison. Le responsable des cds, avec un large sourire :"J'ai pensé à vous ; j'ai mis de côté un disque qui, je pense, devrait vous intéresser : le dernier Galliano". Illico, il va dans les réserves ; il en revient. On lui fera part dès que possible de nos impressions. En tout cas, tous nos remerciements.

Le titre du disque : "Richard Galliano / The Tokyo Concert", Editions Jade, 2019.

Un disque solo et live. Richard Galliano écrit :"J'ai choisi cet enregistrement car il s'est passé ce jour là quelque chose d'inédit. Une intensité d'écoute, un partage, une communion avec le public comme j'en avais rarement ressenti. J'ai eu le sentiment de vraiment tout donner".

On ressent en  effet quelque chose de ce qu'a éprouvé Richard Galliano au fil de l'écoute des treize titres successifs et au fur et à mesure du mouvement crescendo des applaudissements de plus en plus admiratifs et chaleureux. Une sorte de fusion. De communion. En tout cas, le sentiment qu'il s'agit d'un moment exceptionnel. Un concert-référence si l'on peut dire. Pour ne pas dire un concert-testament.

En écoutant ce concert, j'ai eu, de plus en plus, cette impression dominante que Richard Galliano puisait en toute liberté sur le moment - disons sur le vif - dans une sorte de fonds personnel d'improvisations. D'où cette impression de maitrise et de virtuosité qui se manifestent en particulier dans l'enchainement des pièces du puzzle en quoi consiste ce concert.

Au départ, "Parisian Divertimento", un medley majuscule. D'entrée de jeu, on se situe à des altitudes inouïes. Parmi arrangements, on trouve des œuvres de Debussy, Granados, Chopin ; et d'autre part des compositeurs comme Chaplin, M. Legrand, E. Nazareth, Granados, F. Chopin.  Quant aux compositions, "Valse à Margaux", "Tango pour Clause", "Sertao", ce sont chaque fois des versions nouvelles que Richard Galliano nous révèle. Avec, je le répète, une force d'imagination et d'improvisation qui sert de fil rouge à l'ensemble du concert. Une créativité extraordinaire dans  l'articulation entre les improvisations proprement dites. Une improvisation d'improvisations. Je comprends comment le public a pu comprendre qu'il vivait un moment d'exception et manifester un tel enthousiasme.

Quant à nous, il nous reste le disque. C'est un privilège !

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