jeudi 15 avril 2010

dimanche 18 avril - amazon est arrivé-é-é... bis repetita...

Jeudi, 13h30. Claquement du volet de la boite à lettres. Le colis attendu (j'avais suivi son parcours par le service "coliposte") est là, parmi des publicités, des réclames, des journaux d'annonces et une lettre.
Enfin, je découvre "Melosolex" ! On pourrait presque croire à un gag, du type comique de répétition. J'avais commandé cet album la première fois au Parvis, l'espace culturel Leclerc, le 15 janvier. Depuis... je l'ai attendu, je l'ai commandé à d'autres distributeurs, j'ai contacté Vincent Peirani sur myspace, j'ai multiplié les recherches, mais en vain. Enfin, par Amazone, et après un dernier contretemps, je le reçois alors que je finissais par douter de pouvoir l'écouter un jour. Trois mois de délai !

D'emblée, "l'objet" suscite ma sympathie. D'abord le titre "Melosolex" que je reçois comme la rencontre, l'association ou le croisement de "Melo", racine que l'on trouve dans "mélodie" ou "mélopée", qui signifie "chant", et de "Solex", abréviation de "Vélosolex", vélomoteur rustique et même rudimentaire emblématique, comme la 2 CV, du génie français.

Mais, ce n'est pas tout. Il y a leurs portraits qui me confortent dans mon hypothèse : ils ont bien la tête de gens qui se déplacent en vélosolex tout en chantant ou en jouant de quelque instrument au mépris des lois de l'équilibre et du code de la route. Mais lisons un peu :
- Denis Charolles, batterie, objets hétéroclites, minéraux électros et tétaniques, clairon, l'apeau (sic) de Lacaille, 4 strings non tuned guitar. Si je puis me permettre cette remarque, je pense qu'il s'agit bien, non de la peau de Lacaille (recyclée en tambourin, par exemple) mais d'un appeau, objet dont il use assez régulièrement pour évoquer la forêt tropicale.
- Frédéric Gastard, saxophone basse, ténor et soprano, MS 10 Korg.
- Vincent Peirani, accordéon, voix.
Plus bas, ces précisions : Frédéric Gastard joue sur des saxophones Selmer et des anches Vandoren ; Vincent Peirani sur des accordéons Victoria et roule en scooter et Denis Charolles au GPL.
Pour m'en tenir à une première écoute, je dirais que cet album m'a rempli de joie. La version de "La foule" que donne le trio est assez déjantée pour que même avec un engin aussi robuste qu'un vélosolex on risque à tout instant la sortie de route ou de piste. Le titre 4, "Allegretto, Quatuor n°8 en ut mineur opus 110", est une vaste fresque qui ne se refuse rien, pas même quelques airs de valse in fine. Le 6, " Le Grand Vulcain", m'a fait penser à la musique de Pulcinella. D'autant plus que le quartet ne renierait pas un tel titre. Idem en ce qui concerne le 11, "Manivielle - Part 2". J'ai beaucoup aimé le morceau n° 9, "En attendant 10 heures". Je l'ai trouvé très mélodique. Disons le plus "mélo" des onze titres.
Ces premières impressions demandent évidemment d'être approfondies. Pour cela, il faudra plusieurs écoutes. Mais déjà plusieurs morceaux de cet album m'ont fait penser à des morceaux que j'ai entendu jouer par Pulcinella en sound painting. Et j'ai trouvé une parenté étroite entre la musique et l'inspiration du quartet Pulcinella avec le trio de "Melosolex".
Quant à Vincent Peirani, que j'ai écouté particulièrement, je ne regrette pas d'avoir dû attendre trois mois pour l'entendre. Pour être tout à fait honnête, je dois dire qu'entre temps j'avais patienté avec son magnifique "Gunung Sebatu". Du coup, cette nouvelle écoute est plutôt de l'ordre de la confirmation.


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