jeudi 8 septembre 2016

jeudi 08 septembre - connaissez-vous le trio haliotis et le quinteto picot ?

En cette matinée du 8 septembre et depuis hier après-midi, je suis en train de découvrir deux disques qui m'ont été signalés dans un récent courriel et que j'ai reçus hier peu avant midi par la poste. Ces deux disques sont les suivants :

- "Piazzollamento" du trio Haliotis, soit Philippe Picot, bandonéon, accordéon ; Elisa Berthe, accordéon ; Claire Fuhrman, accordéon, piano, accordina, bandonéon. La composition instrumentale du trio m'intrigue et d'emblée, à la lecture des instruments et à l'observation de la pochette du disque, j'ai envie de l'écouter. Une couverture noire, rouge et or, ça convient bien au tango.

- "Quinteto Picot - Les saisons de Buenos Aires et autres tangos d'Astor Piazzolla". Même remarque que pour l'autre disque : son apparence manifeste un vrai goût du travail bien fait. Je l'avoue, je suis très sensible à cette apparence (graphisme, couleurs, mise en page) qui prépare favorablement l''écoute. En tout cas la mienne ; je suis sensible en effet à la qualité d'objet d'un album, bien loin des flux musicaux téléchargés.

Tout en écoutant donc le trio Haliotis, je me dis qu'Astor Piazzolla est vraiment un génie de la musique, à l'instar de Bach, tant les interprétations et les œuvres qu'il a inspirées sont innombrables. Dans le cas, par exemple, de "Piazzollamento", on a affaire à onze titres : neuf composés par A. Piazzolla et deux, dans l'esprit du tango de celui-ci, composés par Ph. Picot. Dans le cas du Quinteto, tous les titres sont de Piazzolla, soit les quatre saisons de Buenos Aires et des incontournables comme "Oblivion", "Milonga del Angel" ou "Libertango".

Pour le dire en quelques mots, je dirais que ces deux disques dans l'esprit de Piazzolla sont très convaincants. Ils nous proposent en effet une inspiration sombre mais sereine. Un Piazzolla apaisé, bien loin du Piazzolla écorché vif, de ses stridences et violences plus ou moins contenues. Un Piazzolla nostalgique, plutôt fluide, sans ruptures brutales, tout en finesse. J'ai aimé les arrangements. Un Piazzolla mélancolique. Je pense ici aux interprétations de "Chiquilin de Bachin". Celle qui nous est proposée ici est clairement tout en nuances et se distingue à l'évidence des interprétations vociférantes ou hystériques... et ça me plait.

Dans mon imaginaire, il y a maintes façons de lire et de transcrire les œuvres de Piazzolla, mais grosso modo je distinguerais volontiers des œuvres de l'intériorité versus des œuvres de l'extériorité. Deux faces d'un même Janus. Ici, pour moi, il s'agit bien du volet intériorité. En tout cas, une contribution qui me plait à la postérité de ce génie.

Pour l'heure, mais bien évidemment mes impressions vont se modifier au fil des écoutes, je trouve l'interprétation des quatre saisons absolument remarquable, en particulier "Otono porteno" et "Invierno porteno" que je dirais emblématique de ces deux albums.

Pour en savoir un peu plus...

https://www.youtube.com/watch?v=LwazjBFMFiI


ps.- je note, au dos du disque du quinteto que la prise de son du bandonéon est de Jacques Bolognesi. Assurance qualité !

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