mercredi 17 juillet 2013

mardi 16 juillet - y a pas que l'accordéon, y a aussi le miam à sète.

Le Miam, c'est le musée international des arts modestes, 23 quai Maréchal de Lattre de Tassigny, 34200, Sète.

http://www.miam.org/publications.htm

http://www.sete.fr/index.php/Miam?idpage=32&afficheMenuContextuel=true

"Le Musée International des Arts Modestes fondé par les artistes Hervé Di Rosa et Bernard Belluc a ouvert ses portes à Sète en novembre 2000.
...
Le MIAM abrite les collections de ses deux fondateurs. Ce fonds est constitué de milliers d’objets emblématiques de l’art modeste, objets aimés et collectionnés, manufacturés ou artisanaux. Ce sont pour l’essentiel des jouets, des figurines, des gadgets et toutes sortes de " bibelots " qui participent de "l'archéologie de l'enfance " et nous touchent par leur force visuelle.
Souvent clinquants et bariolés, ils proviennent des périphéries de l'art brut, de l'art naïf ou de l'art populaire".


Je ne me rappelle plus comment nous avons eu connaissance du Miam, mais je sais que depuis des années nous avions un fort désir d'aller à Sète voir ce qu'il en était. Le projet nous paraissait plein d'intérêt et de surprises. A plusieurs reprises, à l'occasion de nos allers-retours vers le sud-est, nous avons donc eu l'intention de faire un détour en quittant l'autoroute vers Béziers pour rejoindre cette Venise et son cimetière marin. Et son Miam. A chaque fois, nous avons dû renoncer pour telle ou telle raison.

Mais, cette fois, comme nous consultions sur Michelin Itinéraires le parcours entre Toulouse et Quarante, Françoise me dit : "Tu as vu... Il n'y a que 150 kilomètres entre Toulouse et Quarante... Par l'autoroute, il y a 223 kilomètres de Toulouse à Sète... On pourrait facilement descendre jusqu'à Sète, aller voir le Miam, déjeuner, aller visiter le musée Paul Valéry, où il y a une exposition temporaire de peinture impressionniste absolument remarquable... et puis, la tête pleine de belles images et de belles sensations, on remonterait jusqu'à Quarante, en fait Capestang, où nous avons réservé une chambre d'hôte... On peut facilement y être pour 18 heures et faire une petite promenade le long du canal du Midi".

J'ai trouvé que c'était un bon plan. Maintenant, on sait ce que c'est que le Miam et on est encore sous le coup de la richesse des expositions permanente et temporaire du musée Paul Valéry. Et on a pris un pot au bar du musée face au cimetière marin. C'était vraiment un bon plan !

Au retour, simplement, on avait oublié qu'en circulant dans cette région un vendredi 12 juillet, après-midi, on risquait de rencontrer un peu de circulation et quelques bouchons. On a donc roulé au pas sur l'autoroute : trop de véhicules et un accident. On l'a donc quittée à hauteur de Béziers pour contourner la ville par la rocade nord. Plus qu'encombrée, avec deux accidents et les bouchons correspondants. En arrivant, on était contents et surpris... Le trajet nous avait paru interminable, alors qu'en fait nous n'avions mis que 3 heures pour parcourir 80 kilomètres...

Mais revenons au Miam... Au bord d'un canal, en plein centre ville, un espace énorme, aux murs très hauts et peints en noir. Une exposition temporaire de peintures venues des Philippines : attention les fantasmes ! Deux étages d'inconscient mis à nu. Le ça dans tous ses états.

Et puis, plus haut, au deuxième niveau, les vitrines de l'exposition permanente. Un espace sombre avec des vitrines violemment éclairées. Un espace quelque peu hypnotique. Des objets du quotidien mis en scène comme des rêves. Pour s'en faire une idée, quelques photographies ci-dessous.

Ici, des figurines représentant les moments et les acteurs de la corrida. Dans une lumière vive et brutale comme un flash.



La mob, objet mythique s'il en est : fantasme d'adolescent en quête de liberté, moyen de transport utilitaire pour l'ouvrier. Il n'est pas encore question de parcmètres.


Le cinéma, sa star : B.B. Ses mariages.


Comme une nuée de poissons, la masse colorée des coureurs du peloton.


L'épicerie et ses merveilles : Banania, Pschitt, Yop, Végétaline, etc... etc... Et La Vache qui rit...  Mais chacun peut retrouver ses objets-culte. A chacun son parcours et ses souvenirs d'enfance.


Ici, dans une lumière de soleil couchant, le totem Kub.


L'été. Le ciel bleu, le parasol, le marchand de glaces : un vrai chromo.


Autre image de rêve : il était une fois... le chat botté et un escarpin de vair. Une citrouille attend !


Et puis, enfin, trois images pieuses tirées de l'exposition temporaire. On y retrouve des vierges et des christs, expression de la religiosité des Philippines... On se dit que Miam justifie bien le "i" de son nom et l'on se prend à imaginer une exposition reprenant au plan mondial la création de vitrines mettant à jour un inconscient populaire universel...




Si vous passez par là, faites le détour, ne manquez pas le Miam et ses objets à rêver...  

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