samedi 8 février 2020

samedi 8 février - où il est question d'un certain repère inattendu...

C'était une journée ordinaire. Je venais de prendre ma douche. Je venais de me sécher. J'étais en train de me laver les dents quand j'ai levé ma tête, machinalement, au dessus du lavabo. C'est alors que mon image m'est apparue dans la glace couverte de buée comme celle d'un fantôme. Mais cette image d'abord floue s'est peu à peu éclaircie jusqu'à m'apparaitre identifiable. Face à moi, cette image qui se dévoilait lentement, régulièrement, inexorablement, c'était à n'en pas douter le portrait de mon père.
Mais… C'était  moi aussi fasciné par cette double apparition. Double jeu ; l'image et ses doubles. Mon image et mon avenir, comme un destin.





Mon père, ce repère que je n'attendais pas d'une telle évidence au fur et à mesure de son dévoilement dans un miroir de salle de bain. Si incertain et si irréfutable. Comme un Orphée foudroyé par sa propre image pour avoir découvert incrédule son apparence comme un destin.

Comme un court circuit : mon futur inscrit déjà dans mon passé. Inexorable. Impitoyable !

 

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