jeudi 27 janvier 2011

samedi 29 janvier - une chanson de damia : en maison

Jeudi, comme deux fois par semaine, j'étais en route vers Nay où j'allais rendre visite à mes parents en maison de retraite. Il était entre treize heures et treize heures trente. J'écoutais France Inter d'une oreille distraite, l'autre étant inattentive quand tout à coup une voix me sortit de ma rêverie plutôt morose et mélancolique tant la vie de mes hyper-vieux parents me remplit de tristesse. Mais, bon ! C'est la vie. C'était Damia qui chantait une chanson, une vraie chanson réaliste avec les avatars de la vie et du sentiment. Il y est question de maison close, de fille perdue et d'accordéon... Forcément d'accordéons !

Vous pouvez écouter Damia chanter "En maison" sur Deezer en activant le lien ci-dessous :

http://www.deezer.com/fr/music/damia#music/result/all/damia%20en%20maison

Et puis, comme cette chanson, c'est aussi un texte, lisez-le en même temps, le plaisir de l'écoute en sera multiplié... 

[C'est moi qui ai mis les caractères gras]

A dix-huit ans déjà belle fille
Du côté de la rue de la Bastille
Je suis entrée sous un faux nom
En maison , en maison

Et malgré que le travail fut rude
J'ai vite pris mes petites habitudes
J'adorais les accordéons
Leurs chansons, leurs chansons

Sans voir beaucoup le paysage
Bientôt j'suis partie
en voyages
J'ai fait Bordeaux, Marseille, Toulon
En maison, en maison

Où qu'on aille, c'est partout du même
Les hommes veulent qu'on leur dise "Je t'aime"
Qu'y soient fauchés ou pleins de pognon
Bruns ou blonds, bruns ou blonds

Y en a certains qu'ont de drôles d'idées
L'un d'entre eux, un soir de bordée
Que fais-tu là ? Voyons
Viens, partons! Viens, partons !

Oublie un peu ces lieux infâmes
Tu seras choyée, tu seras ma femme
Je t'offre mon amour profond
Ma maison, sa maison

Comme il avait une voix tendre
Je l'ai suivi sans comprendre
Et bientôt j'ai eu pour de bon
Un salon, un salon

J'ai eu des bijoux, des toilettes
Des tas de gens me faisaient des courbettes
Quand je passais, dressant le front
Ah ! Ah ! Ah ! Quel aplomb ! quel aplomb !

Et puis une étange amertume
En mon cœur a jeté la brume
Je regrettai les accordéons
Leurs chansons, leurs chansons

Je regrettai les heures disparues
Tant et si bien que j'suis revenue
Un soir de la belle saison
En maison, en maison

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