dimanche 14 février 2010

samedi 13 février - stéphane delicq la discrète

Quand nous avons appris la mort de Stéphane Delicq, nous avons immédiatement voulu écouter l'album qui jusqu'ici nous manquait : "La discrète". Si nos informations sont exactes, il a en effet réalisé quatre albums, et celui-ci, quand nous avions voulu nous le procurer, ne semblait disponible qu'en téléchargement ou en occasion. Finalement, nous l'avons commandé sur un site de commerce en ligne, CD Mail, et nous ne le regrettons pas car l'envoi a été des plus rapides et le suivi toujours impeccable.

C'est donc samedi matin, à notre retour de Toulouse, que nous avons trouvé dans la boite à lettres l'objet attendu. Rituel : on observe la boite à trésor et l'on rêve un peu.
"La discrète" est bien là. Couleurs sombres. L'ensemble des quatorze titres nous a paru, en première écoute, sombre aussi. Des mélodies comme retenues, sans éclats, pleines de pudeur. Stéphane Delicq aux accordéons diatoniques, François Michaud, violon et alto, Catherine Delaunay, clarinettes, Daniel Barda, trombone, Pierre Badaroux, contrebasse, Jacques Tanis, violon traditionnel. On sent bien qu'il s'agit d'une bande d'amis.

Est-ce la connaissance du destin de Stéphane Delicq, le sentiment qu'une oeuvre est finie et que quelque chose d'irrémédiable a eu lieu, mais je trouve que la tonalité générale est empreinte de gravité et de tristesse. Une certaine mélancolie. Il me semble que le fait de savoir que l'oeuvre de Stéphane Delicq est close et qu'il n'y a pas de nouveauté à attendre a déjà changé ma manière de l'écouter. Comme si mon attention se focalisait maintenant sur les correspondances internes entre les quatre disques.
-"Aquarelles", 1990
- "La compagnie des Anges", 1997
- "La discrète", 2001
- "Douce", 2009.


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