dimanche 20 décembre 2009

lundi 21 décembre - spécial commentaire

Le vendredi 4 décembre, j'avais fait un post sur Stéphane Delicq, où je disais mon admiration et celle de Françoise pour cet accordéoniste, également compositeur et arrangeur. Je disais cette admiration avec mes mots, mais comme je manque absolument du vocabulaire et même de l'approche technique qui me permettrait de mieux l'argumenter, j'en étais resté à une expression simplement subjective. Or, je découvre à l'instant un commentaire à mon texte, commentaire signé Mario Bruneau, qui complète parfaitement ce que j'ai voulu dire. C'est pourquoi, sans plus attendre, j'ai plaisir à le reproduire ici. Avec tous mes remerciements.

Bonjour Michel,
Bravo pour ce blogue.
On parle souvent de la "faiblesse" de l'accordéon diatonique par comparaison aux accordéons chromatiques. Mon point de vue à ce sujet est que la "faiblesse" qu'on colle à l'image de l'accordéon diatonique est aussi sa "force" Explication :
1. L'accordéon diatonique est limité dans ses harmonies et doit utiliser les harmonies inhérentes
à tel ou tel modèle. Certains diatoniques ont plus de tonalités et donc, d'harmonies que d'autres mais on ne peut jamais jouer dans toutes les 12 tonalités majeures et les 12 tonalités mineures sur aucuns accordéon diatonique.
2. L'enfoncement plus prononcé de ses boutons et la dureté de la mécanique sont des obstacles à la virtuosité (vitesse des notes jouées)
3. Le mouvement du tiré-poussé est aussi un obstacle à la vélocité des notes et donc à la capacité de jouer plein de notes à la seconde comme on a l'habitude d'entendre avec les accordéons chromatiques. Cette façon de jouer qu'on associe volontier à l'expression "les flonflons"
Mais l'avantage de l'accordéon diatonique sur le chromatique réside dans le fait que sa sonorité est plus riche. Toute proportions gardées, le soufflet du diato est plus volumineux que celui du
chromatique ce qui facilite les notes longues et soutenues. Très peu d'accordéonistes diatoniques utilisent cette capacité à faire des notes longues et des mélodies lyriques. À part Stéphane Delicq, je ne connais que Marc Peronne qui fait "chanter" son diato plutôt que de le faire "danser" comme dans les musiques qu'on est habitué d'entendre sur les diatoniques.
Stéphane Delicq est la démonstration éloquente du lyrisme dont le diato est capable. Impossible d'épater la galerie avec 12 notes à la seconde? Qu'à cela ne tienne, on jouera de belles grandes mélodies.
Le CD "Aquarelle" de Stéphane Delicq me suit depuis longtemps. En fait, depuis ma rencontre avec Stéphane au Carrefour Mondial de l'Accordéon de Montmagny, Québec
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Merci Stéphane.

20 décembre 2009 09:54

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