dimanche 31 mars 2013

lundi 1er avril - bourg saint andéol : première journée

Le festival de Bourg Saint Andéol : "Bouteille en bretelles" a donc eu lieu les 22, 23 et 24 mars. Nous sommes arrivés de Pau vers 15 heures. Le temps de s'installer à l'hôtel. L'ouverture suivie d'un buffet convivial avait lieu à 18 heures et le premier concert, donné par le Lionel Suarez Trio, à 19 heures au foyer municipal. Inutile de tourner autour du pot : ce festival, c'est trois jours de réussite parfaite. Pas une seule fausse note. Une organisation sans failles. Il n'y a aucune raison que la troisième édition, en 2014, ne soit pas une belle réussite, comme celle-ci l'a été et comme l'avait été la première édition en 2012. Un grand merci aux organisateurs et à tous les bénévoles.

- Ouverture du festival. 18h23.

Le moment de l'ouverture du festival, c'est l'occasion d'écouter quelques discours convenus, mais surtout, pour le triumvirat,  de rappeler son parrain permanent : Marcel Azzola - ce n'est pas anodin ! - et encore plus d'affirmer explicitement son objectif majeur : la promotion de l'accordéon, du vin et du patrimoine. Vous avez dit "culture" ? Après l'ouverture, le buffet. Moment très agréable : on y retrouve des gens rencontrés l'an dernier, on y reconnait des bénévoles, on s'enchante du dynamisme du triumvirat... On fait connaissance avec des visages nouveaux. On parle de choses et d'autres. On est impatient...



- 21 heures, concert du Lionel Suarez Trio.

 On commence à bien connaitre Lionel Suarez. On apprécie son jeu, sa puissance, sa finesse, son aptitude à collaborer avec d'autres musiciens, sa créativité et, disons-le, de surcroît sa personnalité. On commence à bien le connaitre que ce soit dans le cadre de son Cuarteto Gardel ou de ses duos avec André Minvielle. Et voilà qu'il nous sort de derrière les fagots un programme tout à fait nouveau, construit à partir de son dernier opus :"Cocanha !" Tellement nouveau que le disque ne doit sortir que dans quelques jours... Mais il en a apporté quelques exemplaires en avant-sortie et c'est ainsi que j'ai eu le plaisir de l'entendre me dire, après nous avoir dédicacé un exemplaire : " Je suis content, c'est le premier que je signe". Et moi donc, si je suis content !

"Cocanha !", c'est donc un album de dix titres, dont cinq originaux de Lionel Suarez, et cinq autres de compositeurs dont je ne connais que quelques uns : Kevin Seddiki, Egberto Gismonti, Murena. Par contre je ne connais ni Jaguar, ni Severo, ni Kenny Kirkland.

Le trio est composé de Lionel Suarez, accordéon, bandonéon, Pierre-François Dufour, violoncelle, batterie, Kevin Seddiki, guitare, zarb.

21h39. La salle municipale, qui accueille ce premier concert, est un vaste espace, un gros cube, sans caractère propre, destiné à recevoir un grand nombre d'auditeurs. Mais, peu nous chaut l'impersonnalité du lieu : la scène est vaste et haute, le trio bien visible, les éclairages sont de bonne qualité, le son idem. Lionel Suarez est tel que nous le connaissons : solide et créatif, rigoureux et plein de fantaisie. En tout cas, en communication intense avec ses deux collègues. On découvrait Kevin Seddiki : on a apprécié ses impros et la finesse aérienne de sa guitare aux accents souvent hispaniques. On a retrouvé Pierre-François Dufour : au violoncelle comme à la batterie, on reste sous le charme. Il faut entendre les graves de son violoncelle ou ses impros à la batterie. En plus il cultive pour notre plaisir son allure de poète romantique : une chevelure à l'exact opposé de son leader.

Bref ! Lionel Suarez, solide comme un roc.


21h42. Cette image, je l'ai gardée, tout simplement parce qu'elle me plait du point de vue visuel, qui est un de mes points de vue quand j'assiste à un concert. Autant que l'attention au son. Le portrait de l'accordéoniste, sa posture propre, d'une part, et d'autre part sa signature musicale, tels sont mes deux points de vue qui déterminent mon attention pendant un concert.


21h50. J'ai choisi cette image pour sa valeur descriptive. Plus qu'un long texte, elle dit bien la position du trio. Ici, la lumière est sur P.-F. Dufour. C'est une façon de mettre le projecteur de notre mémoire sur un moment fort du concert.

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