dimanche 1 mai 2011

dimanche 1er mai - richard galliano à pau avec l'oppb : quatrième et dernier concert

Nous avions donc réussi, il y a déjà quelques huit ou neuf mois, à nous procurer deux places. Il ne restait plus que ces deux dernières places côte à côte? au rang V, c'est-à-dire à l'avant-dernier. Tout en haut du balcon. Je l'ai déjà dit, la quasi totalité des fauteuils revient aux abonnés ou aux sponsors (plus de quatre-vingts tout de même. Concert'O, leur association, verse 100.000 euros par an à l'OPPB. Quant à la municipalité, elle verse 1 million15, hors cachets du chef, et je suppose qu'en contrepartie elle a ses invitations). Vous imaginez à quel point nous mesurons notre chance d'avoir mis la main sur le précieux sésame.

Le concert de samedi était donc le quatrième et dernier donné par l'OPPB et Richard Galliano. Le même programme, aux bis et rappels près, mais pas le même concert. A Mourenx, une salle de sports aménagée avec une scène, des portiques pour la lumière et des chaises. Placement libre : il faut arriver très tôt pour être bien placé. On est au premier rang. Le prix du billet : 10 euros. A Pau, salle de concert du Palais Beaumont. Des fauteuils. Chaque billet correspond à une place. On peut arriver tard après un détour par le bar du casino, avec vue depuis les terrasses, sur les Pyrénées. Le prix du billet : 28 euros.

A Mourenx, nous étions entourés par de jeunes élèves des écoles de musique. Admiration ! A Pau, nous étions au milieu d'élèves d'une terminale du lycée de Nay. Enthousiasme et admiration. "C'est génial !". Leur attitude est un vrai bonheur. On veut croire que le public des abonnés, que l'ordre naturel des choses diminue forcément chaque année, en sera renouvelé et - pourquoi pas ! - augmenté.

D'autre part, pour cette dernière soirée, Fayçal Karoui a imaginé le projet suivant : à partir de 17 heures, rencontre du chef de l'orchestre avec le public en vue de présenter le programme et la participation de l'orchestre à la folle journée de Nantes (film vidéo d'environ dix minutes) ; le concert est avancé à 18 heures. Il s'achève vers 20h15. Pause, éventuellement dînatoire. A 23 heures, "Beethoven Sound System" : La 5ème symphonie de Beethoven avec un préambule sous la forme d'un dialogue entre les musiciens de l'orchestre et un DJ. Etonnant ! A l'issue de la symphonie, les billets (10 euros) donnent droit à une entrée et une boisson dans la grande salle de réception transformée en paradis de DJ et VJ. Ils seront trois à officier. "La boite de nuit" est ouverte de minuit à 5 heures du matin. On n'est pas resté jusqu'à la fin. En tout cas, dès la première heure, c'était plus que plein de monde. Avec quantité de jeunes qui venaient d'écouter Beethoven.

Notons pour l'anecdote, sur la photographie, les billets et le bracelet, que l'on se colle au poignet ; ça nous rajeunit de... Attendez ! J'y crois pas ! Mais si, c'est ça : ça nous rajeunit de plus de quarante-cinq ans ! Pas de beaucoup, mais tout de même !


En ce qui concerne le concert, que dire ? Je n'ai plus d'adjectifs pour dire notre plaisir. L'orchestre, vivant, chaleureux, la joie de jouer, avec une technique impressionnante. On comprend qu'il soit de plus en plus invité à des festivals prestigieux. Richard Galliano, impression de force et de présence. Impressionnant de créativité. 

Il est 18h21. Il joue la symphonie pour bandonéon et orchestre de Piazzolla. J'aime bien cette image où il est comme inséré parmi les cordes. Je m'interroge : cette présence des cordes est-elle rassurante ou écrasante. En tout cas, dès qu'il apparait, il impose sa personnalité. Piazzolla, c'est très écrit ; oui, mais tout est dans le jeu que la partition laisse aux interprètes. C'est dans ce jeu, cet espace de liberté, qu'il impose sa marque personnelle.  


18h31. On voit qu'il joue solo. Les musiciens m'ont semblé pleins d'admiration. En tout cas, leurs applaudissements disaient assez celle-ci. Et l'on a bien perçu leur bonheur d'interpréter "Oblivion" en rappel avec Richard Galliano.

19h18. Seconde partie. "Poème symphonique sur le nom de Claude Nougaro". Richard Galliano a pris son accordéon. Un oeuvre très contemporaine quant à l'écriture. En tout cas, complexe, avec des tiroirs à double fond. En rappel, "Habanerando", en solo,  "Beritzwalz" et "La Javanaise", chantée par la salle. Comme à Toulouse, à la halle aux grains, ou à Talence... Et peut-être une autre valse, qui m'échappe.


19h26. Solo. L'orchestre est aux premières loges. "La Javanaise". Ensuite, Richard Galliano s'éclipse. Le concert s'achève. Il reviendra, discrètement, s'asseoir en bout de rangée pour écouter, en auditeur attentif, la cinquième symphonie de Beethoven

23h19. Avant Beethoven, "Beethoven Sound System" : l'orchestre et le DJ dialoguent par l'intermédiaire de Fayçal Karoui.



Après minuit... place aux DJ ! A deux heures, on sentit comme un soupçon de fatigue. On vieillit ou quoi ?

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