lundi 18 avril 2011

dimanche 17 avril - annick cisaruk léo ferré et david venitucci : notes d'écoute

C'était le 16 mars, salle Francis Planté à Orthez, après le concert du Renaud Garcia-Fons Quartet. On avait attendu un long moment que David Venitucci vienne récupérer son Fisart. Les techniciens avaient presque vidé le plateau. Il est arrivé, souriant. Il nous a reconnus, ce qui nous a étonnés. Il s'est assis sur le bord de la scène. On a échangé quelques mots ; on a parlé de ses disques ; je lui ai demandé de m'en signer un. On a parlé de choses et d'autres, de ses projets, en particulier d'un nouveau "Hradcany" sur le point de sortir. On a manifesté notre intérêt. On a aussi parlé du disque d'Annick Cisaruk dédié à Barbara où il assure l'accompagnement. Je lui ai dit à quel point nous l'apprécions. Il nous a alors rappelé qu'ils avaient fait un autre disque :"Annick Cisaruk / Léo Ferré, l'âge d'or", 2010, Le Chant du Monde, où il a assuré les arrangements et l'accompagnement.

Je lui ai alors demandé si je pouvais lui commander directement. Il nous a proposé de nous l'envoyer dans les meilleurs délais et d'ajouter en cadeau à cet envoi le cd de "Hradcany". C'est le genre de geste amical qui me touche beaucoup.

Bref ! Il y a peu le disque d'Annick Cisaruk est arrivé avec le "Hradcany", sur lequel je reviendrai spécialement dans un prochain post.



J'avais aimé le disque dédié à Barbara. J'aime celui-ci. J'ai trouvé particulièrement réussi le choix des chansons qui composent l'album : treize, paroles et musique de Léo Ferré ; sept, musique de Léo Ferré, paroles de poètes et pas des moindres. Baudelaire, Caussimon, Verlaine, Aragon, Apollinaire. Donc, des textes magnifiques : une langue riche, complexe, harmonieuse et chargée d'évocations multiples. Il fallait que l'interprète soit à la hauteur. C'est le cas. Après Barbara, si j'ose dire, "ça vole haut". Ce qui m'a frappé d'abord, c'est la qualité de la diction et du phrasé d'Annick Cisaruk. Au service de la pureté de la langue poétique des textes, au service des compositions musicales complexes de Léo Ferré. Et comme la technique est maitrisée, l'interprétation est pleine de subtilité et de finesse.

Et puis, il y a l'accordéon de David Venitucci. Il a assuré les arrangements et c'est d'une créativité exceptionnelle. Tellement exceptionnelle, que la notion d'accompagnement, qui caractérise l'autre rôle de David Venitucci me parait trop faible pour le définir. C'est le mot "commentaires" qui me vient à l'esprit. L'accordéon certes joue son rôle d'accompagnement, et il l'assure au mieux, mais en outre, notamment dans plusieurs intoductions, il pose comme un commentaire qui oriente l'écoute. En d'autres termes, c'est comme si il donnait un éclairage particulier, une couleur et une tonalité particulières aux chansons interprétées par Annick Cisaruk. Et puis, il faut le redire, quelle finesse et quel sens mélodique !

Au moment de mettre un point final à ce post et alors que le disque se termine juste à l'instant, je me dis... après Barbara... après Ferré... qui ? Brel ? Nougaro ? Aznavour ? On découvrirait sans doute, comme pour Barbara et Ferré, d'autres facettes, d'autres dimensions à leurs oeuvres, que l'on croit connaitre.

Deux adresses pour retrouver Annick Cisaruk...

http://www.annickcisaruk.com/

http://www.myspace.com/annickcisaruk

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