lundi 21 février 2011

lundi 21 février - sauvons le patrimoine musical : bide et musique

Il y a quelques jours, dans un post dédié à Yvette Horner et intitulé "Hors d'âge", j'avais donné un lien vers un site, dont j'ignorais jusque là l'existence : http://www.bide-et-musique.com/

Sa découverte fut pour moi et reste encore une révélation. Un site d'utilité publique ! Son nom "Bide et Musique" dit assez sa philosophie. Pour aller directement à l'essentiel, il me suffira de citer le premier paragraphe de la notice que lui consacre Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bide_et_Musique

Bide et Musique est une Webradio associative française créée en 2000, ce qui en fait l'une des pionnières du paysage webradiophonique français. Son objet est la diffusion de bides, selon une définition floue qui lui est propre : « Le bide est un morceau de variété (souvent chanté, parfois instrumental, parfois on se demande) pour lequel on a une tendresse particulière, auquel on souhaite donner une importance qu'il n'a pas nécessairement eue dans l'histoire de la musique et, bien entendu, que l'on a plaisir à entendre... et réentendre... et... »

Parcourir et explorer "Bide et Musique" est un vrai bonheur. On y retrouve la quintessence de la production musicale des années 70 et 80. Une webradio diffuse en continu des chefs-d'oeuvre improbables. Un Top 50 est établi scientiquement  avec régularité et rigueur. C'est une mémoire vivante, actuelle, post-moderne, sans aucune nostalgie. C'est évidemment une entreprise d'utilité publique. Son projet est admirable, car lorsqu'il s'agit de patrimoine pas question de trier, de faire des choix, de garder ci et de rejeter ça dans les oubliettes de l'Histoire. De même que la gastronomie ou plus exactement le repas à la française a été inscrit au patrimoine de l'humanité, de même les bides devraient honoris causa y être repertoriés fissa.

Bien sûr on peut vivre sans connaitre "Bide et Musique", mais l'on est plus heureux, c'est certain, en l'écoutant.

Une réserve, qui cependant n'a rien de rédhibitoire : la place de l'accordéon ne correspond pas à l'importance de sa contribution à la production - que dis-je ? -...  à la création de bides. Il y a en effet peu d'univers artistiques aussi riches en bides que l'accordéon et c'est un crêve-coeur de penser que le plus grand nombre pourrait à terme disparaître à jamais avec la disparition inéluctable des générations actuelles de seniors et d'hyper-seniors.

On peut rêver. On peut imaginer un département de "Bide et Musique", une section, un centre de recherche, un conservatoire ou tout autre structure à concevoir, sous le nom "Bide et accordéons"... Peut-être suffirait-il de le proposer aux concepteurs, créateurs et animateurs de ce site...  

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