mercredi 2 mars 2011

jeudi 3 mars - le balluche de la saugrenue

Je l'ai maintes fois avoué : je n'ai pas une inclination naturelle pour la chanson. Ou alors, ce qui est rarissime, il faut que les paroles aient une charge poétique exceptionnelle, telle que la musique joue pleinement son rôle d'accompagnement, de support mélodique. Sinon, l'attention que je porte au texte fait obstacle au plaisir de l'écoute musicale. Inversement, si je suis trop attentif à la musique, les paroles sont des parasites, quasiment des bruits. Curieusement, et en disant cela je ne manie pas un paradoxe, il m'arrive de préférer que les chanteurs n'aient pas une diction parfaite, car alors il reste la musique de la voix que je perçois comme un instrument supplémentaire.

C'est pourquoi donc, étant donné cette réticence, je n'ai pas rendu compte des articles présentant des formations composées autour d'un chanteur ou d'une chanteuse dans mon survol du dernier "Accordéon & accordéonistes". Mais je ne refuse pas d'apprendre ni de faire évoluer mes préférences spontanées. C'est pourquoi j'ai lu attentivement l'article, pages 20 à 23 consacré par Caroline Linant au Balluche de la Saugrenue. Une formation qui se situe dans la ligne du musette, sans passéisme, mais en le nourrissant d'influences diverses et actuelles. Pas de retour en arrière donc, mais plutôt le souci de continuer à faire vivre une tradition. Derniers mots de l'interview : " Pour être moderne, il faut bien connaître la tradition mais aussi s'en détourner". Je dirais, bien la connaître pour savoir s'en détourner. Parmi leurs références ou plus exactement parmi leurs inspirateurs, André Minvielle, Les Primitifs du futur, Le Denécheau Jâse Musette, La Compagnie Lubat. Quant aux accordéonistes qui les ont marqués, Gus Viseur, Marc Perrone, Bernard Lubat, Richard Galliano, Fixi du groupe Java, Lionel Suarez et d'autres encore.  Florent Sepchat, l'accordéoniste, ajoute pour sa part Hermeto Pascoal, Kimmo Pohjonen, Daniel Mille et Régis Gizavo. De l'éclectisme, mais toujours dans le haut de gamme.

J'aime bien aussi le paragraphe suivant. A la question de savoir ce que le groupe préfère, soit jouer devant un auditoire assis, soit devant des danseurs, ils répondent :"Nous préférons quand les spectateurs dansent ; ça nous stimule beaucoup plus. On a moins l'impression d'être sous les regards et on joue souvent mieux. Mais les concerts assis sont plus valorisants pour apprécier tout le travail sur les textes, les arrangements, la mise en scène".

Bref, du coup, j'ai eu envie d'en savoir un pleu plus...

- d'abord, une vidéo sur YouTube : "C'est un petit bal musette"...

http://www.youtube.com/watch?v=tpXJWWsZszg

A partir de là, vous trouverez plein d'autres documents plutôt jouissifs. En tout cas, sympathiques et conformes au projet annoncé.

- ensuite, suivant la réponse du chargé de diffusion à un courriel où je lui demandais comment commander leur dernier album, "vous pouvez commander le CD du Balluche de la Saugrenue via notre site internet,"Boutique", http://www.lasaugrenue.com/ ". J'y suis allé voir : 15 euros + 3 de port !

- enfin,sur myspace, on peut écouter neuf morceaux qui donnent une bonne idée du style du Balluche de la Saugrenue et, en prime, bien d'autres informations.
 http://www.myspace.com/leballuchedelasaugrenue

Bon, je ne suis pas devenu un inconditionnel de la chanson, mais, comme on dit parfois :" Je n'aime pas la chanson, mais ça j'aime bien !"

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