lundi 24 janvier 2011

mercredi 26 janvier - mistico mediterraneo

Lundi, fin d'après-midi. On vient de "faire les soldes", Françoise et moi. Plus pour respecter un rituel que pour chercher la bonne affaire. D'ailleurs, les étalages sont fatigués, les vêtements se tortillent dans tous les sens. On ne peut pas dire que ça donne envie. Françoise finit à force d'obstination par trouver une tunique noire, qui nous plait immédiatement. Forcément, au-dessus on peut lire :"nouvelle collection". Décidément, il n'y a pas de miracles. Ensuite, on va boire un chocolat "fait maison" avec chantilly - maison aussi -, tuile et meringue - toujours maison -. Vachement bon ! Et puis, sur le chemin du retour, on ne résiste pas au désir d'aller voir au Parvis - on passe devant en rentrant à la maison - si, par hasard... Eh bien, s'il n'y a pas de miracles, il y a bien du hasard.

Un cd attire immédiatement notre attention :

- "Mistico Mediterraneo / Paolo Fresu (trompette, flugelhorn), A Filetta Corsican voices, Daniele di Bonaventura (bandonéon)". 2011 ECM Records.

On peut voir et écouter trois documents vidéos sur YouTube : 

http://www.youtube.com/watch?v=1cVfek5GMFc

http://www.youtube.com/watch?v=TSfr9JTv-rk

http://www.youtube.com/watch?v=2DhYZz_EoIo

La première écoute suffit à nous convaincre : c'est un beau disque. Fresu me fait penser de plus en plus à Miles Davis au fil de ses cds ; Di Bonaventura évoque pour moi d'emblée le son de Dino Saluzzi. Je note que celui-ci est sous label ECM. Et qu'il s'agisse de Fresu ou de Di Bonaventura, comme en ce qui concerne Miles Davis ou Saluzzi, quelle économie de moyens ! Les voix - ils sont sept -, forcément, nous touchent. Plusieurs titres sont à connotation religieuse : "Dies Irae", "Gloria", "Sanctus", par exemple. On est dans le registre du recueillement. Mais nous touchent aussi plusieurs introductions trompette et bandonéons d'une simplicité et d'une profondeur jansénistes. On est fidèle au label : du noir et du blanc, entre les deux toutes les gradations et nuances de gris, mais pas de couleurs. Ce serait trop réaliste sans doute, trop concret, trop dépourvu d'intériorité.

J'imagine cette musique dans l'un de ces lieux mystiques par définition : un cloître.

Quant à la dimension mystique du disque nettement affichée dans le titre "Mistico Mediterraneo", j'imagine qu'elle est le lien qui unit ces trois pôles de la Méditerranée : la Sardaigne de P. Fresu, la Corse d'A Filetta et l'Italie de D. di Bonaventura. C'est un disque ECM. il ne faut donc pas attendre d'éclats ni de brillances. Tout au contraire, une invitation et -pourquoi pas ? - une initiation à la méditation. La mer sera philosophique ou ne sera pas !

Je note d'ailleurs, et ce n'est certes pas le fait du hasard, que P. Fresu a fait en 2007, sous label ACT, avec R. Galliano et J. Lundgren,  un album intitulé  "Mare nostrum". Comme le disait le poète :"Homme libre, toujours tu chériras la mer".

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