mardi 11 juin 2013

mardi 11 juin - une interview de richard galliano

Françoise vient de me signaler une interview de Richard Galliano à l'occasion de la sortie de son "Vivaldi". Interview recueillie par Philippe Banel pour Tutti Magazine le 28 mars 2013. C'est un document remarquable à tous égards, qu'il s'agisse de la pertinence des questions, des explications techniques, des informations quant au sens même de son projet musical ou même, si je puis dire, de sa conception du monde, jusqu'à des considérations sur le choix de la photo de couverture de l'album.

Pour lire cette interview, un clic suffit...

http://www.tutti-magazine.fr/news/page/Richard-Galliano-Accordeon-Vivaldi-Quatre-Saisons-fr/


A mon sens, les propos de Richard Galliano méritent d'être lus de manière approfondie ; ils sont très éclairants pour l'écoute de ce disque. Mais, quant à moi, je me contenterai de relever deux passages au début et à la fin de l'interview :

- Au début :

"Trois ans après votre disque consacré à Bach, vous enregistrez un programme Vivaldi. Doit-on imaginer un pont entre ces deux disques ?

Richard Galliano : Tout à fait, mais entre ces deux disques il y a eu en 2011 un album hommage à Nino Rota à la croisée de la musique classique, de la musique de film et du jazz. Bien sûr, entre Bach et, aujourd'hui, Vivaldi, on peut voir un axe que je commence à construire".
 
- A la fin :

"Peut-on déjà imaginer un autre disque classique à l'accordéon ?

Ce n'est pas impossible, mais pas dans l'immédiat. Pourquoi pas, d'ailleurs, les Valses de Chopin que je travaille pour moi et que j'ai énormément de plaisir à jouer. De toute façon il faudra que Chopin soit d'accord ! J'enregistrerai d'abord un disque de jazz aux États-Unis. De toute façon, je ne tiens pas à m'orienter dans un axe musical trop particulier. Cela tient à la nature de mon instrument qui appartient à de nombreux univers musicaux différents…"
 
De ces deux passages, je retiens d'une part l'intérêt de Richard Galliano pour les valses de Chopin. Même si, pour ma part, j'espère toujours un Erik Satie... Et, d'autre part, je note la notion d'axe, au début, où il est question de commencer à construire un axe Bach / Vivaldi / etc... mais aussi, à la fin, où il est question pour Richard Galliano de ne pas s'orienter dans un axe musical trop particulier. On pourrait presque voir une contradiction entre ces deux propositions ; quant à moi, je préfère y voir l'expression d'une liberté et je pense à ces mots du poète Machado disant, en substance, que le chemin n'existe pas tout tracé, mais qu'il se trace en marchant.  



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